Le ministère américain de la Justice a approuvé vendredi le rachat du studio hollywoodien Warner Bros Discovery par le conglomérat Paramount Skydance, ouvrant la voie à cette mégafusion pour environ 111 milliards de dollars, qui doit donner naissance à un nouveau géant des médias.
Au terme d’une enquête de huit mois, la division antitrust du ministère a conclu que l’opération n’était « pas susceptible de nuire à la concurrence ni aux consommateurs américains », que ce soit dans le streaming, la télévision ou la production et la distribution de films en salles, selon un communiqué.
Elle a donc renoncé à la contester, sans exiger de cessions d’actifs ni d’engagements, estimant au contraire que l’opération devrait favoriser la concurrence et être bénéfique « pour les consommateurs et les travailleurs américains ».
Des recours d’une dizaine d’États
Il souligne que Paramount et Warner sont des entrants « historiquement tardifs » dans le streaming par abonnement. Leurs plateformes Paramount+, HBO Max et discovery+ comptent moins d’abonnés que les trois leaders du secteur, Netflix, Amazon Prime et Disney+. Le nouvel ensemble offrirait donc une alternative plus robuste à ces géants, selon le ministère.
Une large partie d’Hollywood s’oppose pourtant à ce rachat, craignant des suppressions d’emplois massives dans une industrie qui a déjà connu plusieurs vagues de fusions et de licenciements. Des inquiétudes balayées par le ministère, pour qui ces « préoccupations exprimées en matière d’emploi ne soulèvent pas de problèmes relevant du droit de la concurrence ».
Ce feu vert lève le principal obstacle réglementaire fédéral à la fusion des rivaux historiques, qui comptent tous les deux parmi les cinq plus grands studios d’Hollywood. L’examen judiciaire n’est pas terminé pour autant: un groupe d’une dizaine d’Etats, emmené par la Californie, prépare une plainte antitrust qui pourrait être déposée ce mois-ci, selon Bloomberg.





