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Coupe du monde 2026 : que vaut vraiment léquipe des États-Unis ?

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“Avec une population de plus de 343 millions d'habitants, des installations sportives de classe mondiale et d'énormes ressources financières, les États-Unis devraient en théorie être une puissance dominante du football mondialâ€, écrit le journaliste Clemente Lisi sur son blog Planet Soccer, hébergé sur la plateforme Substack.

L'équipe nationale, qui pointe tout de même à une honorable 16e place (sur 211) au classement de la Fifa, ne peut pas se targuer de compter parmi les grandes nations du ballon rond. Si les footballeuses américaines ont remporté la Coupe du monde à quatre reprises, leurs homologues masculins, n'ont jamais dépassé les quarts de finale, hormis lors de la première édition, qui s'est tenue en 1930.

Il faut dire que le football, ou plutôt le soccer, comme on dit là-bas, ne fait pas partie des sports majeurs du pays. Il est relégué loin derrière le basket, le football américain ou encore le base-ball dans le cœur des Américains.

Mais avec le retour de la reine des compétitions footballistiques sur leur sol, beaucoup se souviennent avec tendresse de la dernière fois qu'ils ont accueilli le Mondial, en 1994. Cette année-là, on ne donnait pas cher de la peau des hôtes de la compétition. Et pourtant, la sélection américaine, “à peine professionnelleâ€, rappelle The New Yorker, s'était “vaillamment qualifiée pour les huitièmes de finale avant de s'incliner au tour suivant face au Brésil, futur championâ€.

Trois décennies plus tard, la donne a bien changé et la “Team USA†n'est plus cette petite sélection courageuse qui tente d'exister au milieu des poids lourds du football.

Aujourd'hui, les États-Unis disposent peut-être de la meilleure équipe de leur histoire et peuvent compter sur des joueurs de renommée internationale comme leur capitaine, Christian Pulisic.

Optimisme ambiant

“Captain Americaâ€, comme on le surnomme outre-Atlantique, a évolué dans quelques-uns des plus grands clubs du monde comme le Borussia Dortmund ou Chelsea, et a même remporté la prestigieuse Ligue des champions avec le club londonien en 2021.

Coupe du monde 2026 : que vaut vraiment léquipe des États-Unis ?
La une du magazine “Time†du 25 mai 2026.

Time, qui lui a consacré l'une de ses couvertures du mois de mai, avance même que l'attaquant de 27 ans est “déjà le footballeur américain le plus influent des deux cent cinquante ans d'histoire du paysâ€.

“Mais un nuage vient assombrir le tableauâ€, prévient le célèbre magazine américain.

Christian Pulisic sort d'une saison compliquée avec son club du Milan AC et n'a pas marqué un seul but cette année. “Il les garde tous pour la Coupe du mondeâ€, plaisante Weston McKennie, son coéquipier en équipe nationale, qui évolue lui aussi en Serie A, à la Juventus.

Au-delà de la blague, l'optimisme affiché du milieu de terrain témoigne d'un sentiment général qui semblait doucement se répandre dans le pays à mesure que le coup d'envoi de la Coupe du monde se rapproche.

En témoigne le spot publicitaire publié par la chaîne Fox Sports au début de mai, dans lequel la sélection américaine terrasse le redoutable Brésil et remporte le trophée pour la première fois de son histoire. Un scénario qui semble peu probable, puisque les Américains ne font clairement pas partie des favoris.


Mais qui sait ? Les États-Unis ne pourraient-ils pas créer la surprise à domicile ?

La Fédération américaine s'est en tout cas donné les moyens de cette ambition. Au début de mai, l'institution footballistique a inauguré en grande pompe son nouveau centre d'entraînement flambant neuf dans une petite ville de l'État de Géorgie.

Une infrastructure décrite par The Athletic comme “l'équivalent de Clairefontaine en France, de Saint George's Park en Angleterre et de Coverciano en Italieâ€.

“Une touche de Ted Lassoâ€

En 2024, la sélection américaine s'est aussi attaché les services d'un entraîneur de renom : Mauricio Pochettino, “un aimable Argentin doté d'un CV que l'équipe nationale américaine de foot n'aurait jamais pu s'offrir si elle n'avait pas été un pays hôte de la Coupe du mondeâ€, souligne le New Yorker.

Ancien entraîneur de Tottenham, du Paris Saint-Germain ou encore de Chelsea, ce fin tacticien propose également une “approche qui prône l'optimisme et une philosophie du ‘pourquoi pas nous ?', tout en insufflant une touche de ‘Ted Lasso' [personnage principal de la série télévisée britannique éponyme] dans ses messages enjouésâ€.

Lui aussi grand optimiste, il avait assuré au début de 2026 s'être fixé comme objectif une qualification pour les demi-finales du Mondial. Mais les défaites à domicile de son équipe contre la Belgique (2-5) et contre le Portugal (0-2) lors de la dernière trêve internationale, en mars, ont refroidi ses ardeurs. Il avait alors expliqué qu'aucun de ses joueurs ne faisait partie des 100 meilleurs footballeurs de la planète.

Pourtant, les attentes sont élevées et l'équipe nationale est attendue au tournant. Car, avec ce nouveau Mondial de football à domicile, les joueurs se doivent de faire un parcours mémorable pour faire exister le ballon rond dans le paysage sportif de leur pays.

“La Coupe du monde de 1994 a conduit à la création de la MLS [Major League Soccer], la ligue nationale américaine. Aujourd'hui, l'espoir est de voir le sport s'ancrer comme un sport de premier plan aux États-Unis, ce qui serait un exploitâ€, explique le quotidien britannique The Times.