Alors que Rodez va tenter d'obtenir sa montée en Nationale 3 dimanche 7 juin, son joueur, Martin Grand, s'apprête à prendre la direction des États-Unis !
“C'est la plus belle opportunité de ma vie. “ Si l'actualité chaude de Martin Grand se jouera dimanche à Vabre, avec une possible montée en Nationale 3 avec Rodez, il faudra bientôt jeter un Å“il outre-Atlantique pour suivre la progression du joueur de 20 ans. Et pour cause, dès le 10 août, le tennisman du Piton prendra la direction de l'Emporia state university, dans le Kansas, pour suivre une formation en commerce, en plus de son cursus sportif ! Un peu comme avait fait la Ruthénoise Kimberley Gintrand en son temps, par exemple. Une opportunité qui relève d'un sacré concours de circonstances : “En octobre, j'ai fait un tournoi à Toulouse, où j'ai joué contre un jeune qui fait partie d'une agence qui envoie des joueurs aux Etats-Unis, United Sports 31. Il était avec un de ses coaches qui est venu me voir pour me parler des États-Unis. Il m'a donné sa carte et il m'a dit de regarder sur le site de l'agence si ça me plaisait ou non”, se souvient le Ruthénois. Il ajoute : “Je ne pensais pas que je pourrais le faire, parce que ça a un certain coût. En étant honnête, je savais que je n'avais pas les moyens de partir en académie ou en université. Mais il y a des bourses par rapport à mon niveau en France. J'ai donc fait une simulation et je me suis engagé avec l'agence.” S'en est donc suivi un processus de candidature avant une signature auprès de l'établissement basé au centre du pays de l'Oncle Sam. “J'ai fait des vidéos pour les envoyer aux États-Unis et voir les universités qui étaient intéressées. Et une fois que j'ai été en contact avec les coaches, j'ai d'abord passé un test d'anglais, puis ça s'est fait avec l'Emporia state university !”, retrace avec bonheur celui qui part ainsi “déjà une année pour voir comment ça se passe” et probablement quatre, jusqu'à l'obtention de son diplôme. L'occasion de parfaire sa maîtrise de la langue, lui dont l'objectif est de “devenir bilingue”, et de “découvrir ce qu'est le rêve américain” !
Mais c'est avant tout sur le plan tennistique qu'il attend beaucoup de cette aventure à l'autre bout du monde. “Je connais un joueur qui est parti dans cette université l'année dernière (Louis Boilevin), qui est passé de 1/6 à – 4/6 en un an. Je vais partir en Division 2 et je vais sûrement être numéro 2 ou 1 de l'université, ce qui va me permettre de jouer contre les meilleurs de chaque équipe, avance l'Aveyronnais. On a une équipe hyper homogène, on va tous se tirer vers le haut. Et les coaches ont l'air très professionnels.” Autant d'éléments qui ne font qu'accentuer son excitation avant le grand départ : “Pour l'instant, je me préoccupe surtout de la rencontre de ce week-end, parce que ce serait un rêve de faire monter le club pour la première fois en Nationale 3. Mais c'est vrai que j'ai toujours ça dans un coin de ma tête, en me disant que dans deux mois, je pars là -bas ! Après, il y a un peu de stress, parce que je pars dans l'inconnu, je ne connaîtrai personne sur place.”
Une possibilité de le voir avec Rodez en fin de saison prochaine
La rencontre des interclubs de ce dimanche face à Biarritz (lire ci-dessous) sera-t-elle ainsi la dernière de Martin Grand avec Rodez avant un bout de temps ? Logiquement, non. “Je vais rester licencié à Rodez. Les rencontres universitaires se terminent assez tôt, donc je pourrai rentrer pour jouer la fin des matches par équipes l'année prochaine. Même si je ne serai pas là en début de saison, je reste licencié, donc dès que je serai là , je répondrai à l'appel ! “ En Nationale 3 ou 4 ? Réponse dimanche !
Une montée avant son départ ?
“Jouer la montée chez nous, c'est une grosse source de motivation.” Dimanche, à partir de 9 heures, Rodez accueille Biarritz à Vabre dans un match au sommet entre les deux meilleures formations de la poule M de Nationale 4. Avec l'occasion de grimper encore dans la hiérarchie après l'accession au niveau national il y a un an. “En début de saison, quand on a vu les potentiels joueurs qu'il y avait dans les équipes adverses, on s'est dit que ça allait être très, très dur. Mais nous, les joueurs, voulions viser la montée même si c'était compliqué sur le papier”, se remémore Martin Grand. Ils ne sont plus qu'à une marche d'y parvenir.
À noter qu'en parallèle, Capdenac (2e de la poule P) tentera de faire de même en s'imposant face au leader Draguignan sur ses terrains. Avec l'opportunité de réaliser le week-end parfait pour le tennis aveyronnais !




