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Les États-Unis inquiets du retour d'un parasite "mangeur de chair" très dangereux pour le bétail

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La lucilie bouchère du Nouveau Monde, une mouche dont la larve se nourrit de la chair d’animaux vivants, a été éradiquée il y a 60 ans outre-Atlantique mais est toujours présente en Amérique du Sud.


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Les États-Unis inquiets du retour d'un parasite "mangeur de chair" très dangereux pour le bétail

Un troupeau de vaches au Texas, le 2 juin 2026. (BRANDON BELL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA via AFP)

“Un parasite dévastateur.” Le ministère de l’Agriculture des États-Unis (USDA) confirme, mercredi 3 juin, la présence de la lucilie bouchère du Nouveau Monde dans un élevage du sud du pays. Un cas de “myase cutanée”, causée par le parasite, a été détecté sur un veau âgé de trois semaines dans le comté de Zavala au Texas, dans le sud de l’État près de la frontière mexicaine.

Surnommée “parasite mangeur de chair”, la lucilie bouchère du Nouveau Monde (New World screwworm) est une sorte de mouche dont la larve se nourrit de la chair d’êtres vivants à sang chaud, en particulier de bétail. Les États-Unis l’ont éradiquée en 1966 et sont parvenus à éliminer une résurgence dans le sud de la Floride en 2017, selon le site du ministère. Mais les autorités américaines restent sur le qui-vive, le parasite circulant en Amérique du Sud et progressant vers le nord ces dernières années.

La lucilie bouchère du Nouveau Monde “peut causer des dommages graves, souvent mortels, écrit l’USDA sur son site. Ses larves s’enfouissent dans la chair des animaux vivants, causant des dommages importants au bétail et des pertes économiques considérables”. Il s’agit du premier cas confirmé de myiase cutanée au Texas depuis 1966, et du seul cas confirmé identifié dans le pays à ce jour, a déclaré Brooke Rollins, la Secrétaire à l’Agriculture américaine, mercredi soir.

Un possible retour de la lucilie bouchère dans le pays inquiète fortement les agriculteurs. Dès la découverte du cas dans un élevage situé tout près de la frontière mexicaine, un élu local du Texas a appelé les autorités à agir au plus vite : “Le Texas ne peut pas se permettre d’attendre avant que la lucilie bouchère du Nouveau Monde ne traverse la frontière et commence à frapper notre bétail et la faune sauvage”, a écrit Don McLaughlin dans un communiqué lundi. De son côté, le ministère de l’Agriculture a affirmé mercredi “avoir déjà activé les équipes sur place” et établi une zone de quarantaine de 20 kilomètres autour de l’élevage infesté.

“Il n’y a aucune menace d’infestation massive.”

Brooke Rollins, Secrétaire à l’Agriculture des États-Unis

Les habitants de la région sont exhortés à examiner leur bétail et leurs animaux de compagnie afin de détecter tout signe de myase cutanée, qui, contrairement aux maladies contagieuses pour le bétail, ne se transmet pas directement d’un animal à un autre. “La lucilie bouchère n’infeste ni la viande, ni aucune autre source alimentaire”, ont également rappelé les autorités.

Néanmoins, si une épidémie plus importante se développe, elle pourrait menacer l’industrie bovine et l’approvisionnement alimentaire du pays à un moment où les prix sont déjà élevés, souligne NBC News. Une résurgence de l’épidémie au Texas coûterait 1,8 milliard de dollars à l’État, selon une étude du ministère de l’Agriculture. Celui-ci précise que “les larves peuvent infester le bétail et d’autres animaux à sang chaud, et, dans de rares cas, l’être humain”. Le cas le plus récent de myiase cutanée humaine aux États-Unis a été identifié dans le Maryland en 2025 sur un voyageur de retour d’un séjour au Salvado, qui s’est ensuite rétabli.