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Newcleo se développe aux États-Unis : quid du projet de mini-réacteur à Chinon ?

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C'est un soutien de poids venu de l'autre côté de l'Atlantique qui fait les affaires de Newcleo, start-up spécialisée dans le nucléaire ambitionnant de s'installer en Indre-et-Loire. Mardi 26 mai 2026, l'entreprise Oklo, partenaire américain de Newcleo, a annoncé avoir été retenue par l'administration Trump pour engager des « négociations avancées » sur l'utilisation de plutonium usagé, aux côtés de quatre autres entreprises.

Dans un communiqué de presse commun, Oklo et Newcleo expliquent qu'elles vont travailler main dans la main après la décision de l'administration Trump de réemployer du plutonium provenant d'anciennes ogives nucléaires. « Oklo piloterait l'utilisation du plutonium excédentaire, tandis que Newcleo apporterait son expertise en matière de combustible et d'éventuels capitaux pour le projet, sous réserve d'accords définitifs », expliquent les deux entreprises.

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« On diversifie géographiquement nos projets »

Selon Newcleo, ce soutien américain « ne remet pas en question » les projets menés en France, notamment à Chinon (Indre-et-Loire), où l'entreprise prévoit de construire un mini-réacteur nucléaire. « C'est complémentaire, répond Ghislaine Verrhiest-Leblanc, directrice du débat public chez Newcleo. Comme toute entreprise privée, on diversifie géographiquement nos projets. Le projet naissant aux États-Unis est confirmé. Il viendra soutenir le développement des projets en France et en Europe. »

Reste à savoir si l'État français maintiendra son soutien à la start-up Newcleo. Selon le journal La Tribune, l'entreprise ne serait pas retenue dans la deuxième phase du plan France 2030 du gouvernement, qui lui permettrait d'avoir un nouveau soutien financier, à cause des « faiblesses de son modèle ». « On n'a pas du tout les mêmes échos, réagit Ghislaine Verrhiest-Leblanc. On est très confiants. Cette ouverture aux États-Unis vient renforcer la soutenabilité du projet. »