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Sur un éventuel accord entre les États-Unis et lIran, Marco Rubio rassure Israël

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Pas à n'importe quel prix. Alors que Donald Trump tempère les perspectives de conclusion d'un protocole d'accord avec l'Iran visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a de nouveau affiché son optimisme quant à la possibilité d'une entente imminente.

Se montrant toutefois plus prudent que la veille – où il disait qu'une « bonne nouvelle pour le monde » allait tomber dans la journée -, Marco Rubio a aussi rassuré Israël, déclarant que l'État hébreu aurait « toujours » le droit de se défendre quel que soit l'accord entre Washington et Téhéran.

Cette déclaration est une réponse au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui avait affirmé dimanche que Donald Trump lui avait donné « l'autorisation » de se défendre sur tous les fronts, notamment au Liban. « Chaque pays du monde en a le droit », a répété Marco Rubio ce lundi 25 mai.

L'espoir d'une réouverture d'Ormuz fait refluer les cours du pétrole

Donald Trump avait tempéré les espoirs dimanche, malgré des signes de progrès des deux côtés. « J'ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur », avait-il écrit sur sa plateforme Truth Social, en prévenant aussi que le blocus imposé par son pays aux ports iraniens resterait en vigueur « jusqu'à ce qu'un accord soit conclu, certifié et signé ». « Comme le président l'a dit, il n'est pas pressé, il ne va pas conclure un mauvais accord, et le président ne signera pas un mauvais accord », a souligné Marco Rubio.

Selon les médias américains, l'accord en préparation entre Téhéran et Washington permettrait aux navires de franchir à nouveau Ormuz, passage par lequel transitait un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde avant le conflit. Portés par ces espoirs d'accord, les cours du pétrole refluent lundi matin en Asie. Les prix des barils de Brent de la mer du Nord et de WTI américain chutaient de plus de 5 % peu après 6 h du matin à Paris.

Selon CBS News, qui cite des sources proches des discussions, la dernière proposition comprendrait également le dégel de certains actifs iraniens dans des banques à l'étranger. « Malgré des discussions entamées aujourd'hui (dimanche), les États-Unis continuent de bloquer certaines clauses de l'accord, notamment la question du déblocage des avoirs iraniens gelés, et ces points restent à ce moment irrésolus », a cependant indiqué l'agence de presse Tasnim en fin de journée.

L'agence Fars rapporte, quant à elle, que les sanctions visant le pétrole, le gaz et autres produits pétrochimiques seraient également levées le temps de la poursuite des négociations afin de permettre à l'Iran d'exporter ces productions, primordiales pour son économie.

« On ne peut pas régler une question nucléaire en 72 heures »

L'accord discuté ne semble pas régler en revanche la question nucléaire. « 
Les négociations sur le nucléaire sont des questions hautement techniques. On ne peut pas régler une question nucléaire en 72 heures sur un coin de table », a déclaré Marco Rubio au New York Times.

Une fois acquise la réouverture du détroit d'Ormuz, « nous entamerons, selon des modalités convenues, des négociations très sérieuses sur l'enrichissement, sur l'uranium hautement enrichi et sur leur engagement à ne jamais se doter d'armes nucléaires », a-t-il dit, évoquant à cet égard un délai de « 60 jours ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé dimanche avoir convenu avec Donald Trump que tout accord final avec l'Iran devait « éliminer la menace nucléaire », selon un communiqué après un entretien téléphonique samedi soir entre les deux alliés.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans ces négociations, a, lui, alimenté le scénario d'une résolution du conflit en plusieurs temps, en déclarant espérer « accueillir très prochainement la prochaine séance de négociations ». Une première s'était tenue à Islamabad le 11 avril, sans débouché.