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ÉcoRéseau Business – Sport et canicule : le business des pauses fraîcheur !

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ÉcoRéseau Business – Sport et canicule : le business des pauses fraîcheur !
Crédits : shutterstock

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La canicule est de retour, en France comme ailleurs. Et dans le sport aussi, ces quelques degrés supplémentaires peuvent vite devenir handicapants… pour certains plus que pour d'autres ! Les pauses fraîcheur deviennent un nouveau business à part entière.

Fin mai déjà, les premières fortes chaleurs avaient largement perturbé le monde du tennis. À Roland-Garros, les conditions s'étaient renforcées, et les critiques se sont faites beaucoup plus vives. Beaucoup de joueurs ont aussi dû jouer avec la canicule.

La chaleur, une plaie pour les sportifs

Au tennis, rares sont les athlètes qui ne se sont pas plaints. Plus qu'une fatigue excessive et des gouttes de sueur, la chaleur a aussi contribué à modifier les conditions de jeu sur terre battue. Balle plus lourde, nécessité d'adapter sa puissance, hauteur des balles modifiée… Un avantage qui peut toutefois aider les sportifs les plus résistants, et les plus habitués à ces conditions-ci : « Du point de vue physique, c'était très difficile de jouer un match pendant trois heures dans cette chaleur, mais c'est également l'une des raisons pour lesquelles je pense que j'ai gagné ce match », a confié Hailey Baptiste, joueuse américaine. D'autres ont dû adapter leur jeu au fil des échanges, plus difficilement : « Je ne me sentais pas bien, j'étais extrêmement fatigué. Je n'ai pas bougé pendant presque 30 minutes. J'ai essayé d'utiliser de la glace et de l'eau froide pour faire baisser ma température », explique Casper Ruud, joueur norvégien.

Un mois plus tard, c'est au tour des footballeurs qui participent à la Coupe du monde 2026 de souffrir de la chaleur. Peu de précautions ont été prises par les organisateurs, mais ce sont parfois les équipes elles-mêmes qui anticipent. C'est le cas de l'Espagne et de l'Allemagne, qui ont reçu des gilets réfrigérés pour les entraînements. Les Allemands ont également installé des ventilateurs au bord du terrain. Ils permettent alors aux joueurs de se rafraîchir pendant certains exercices.

« Des coupures en plein match, ce sont des écrans hyperpuissants »

Pourtant, les fortes chaleurs semblent devenir un business à elles seules. À commencer par la FIFA qui a décidé d'interdire les bouteilles d'eau aux supporters lors des matchs, pendant cette Coupe du monde 2026. Une décision contestée qui force les spectateurs à dépenser 4 à 6 dollars supplémentaires… en plus du prix des billets qui a déjà fait parler de lui. En guise d'explication, la FIFA a précisé interdire les bouteilles pour protéger les athlètes « en raison du risque perçu de blessures en cas de projection ». Mais c'est aussi une question de santé : « Une fois de plus, avec cette Coupe du monde, les supporters passent au second plan. La chaleur et l'humidité constituent une réelle préoccupation pour le bien-être des supporters ; c'est cela qui devrait être la priorité de la FIFA, et non la possibilité de vendre davantage de bouteilles d'eau à des prix exorbitants », a confié un porte-parole de l'Association des supporters de football, dans les colonnes de The Athletic, rapporté par Courrier international.

Et des temps de pause « fraîcheur » ont été ajoutés pendant les matchs de cette Coupe du monde. Ils permettent aux joueurs de profiter de quelques minutes pour s'hydrater. Une aubaine pour les diffuseurs des matchs, qui profitent alors de l'avant-match, après les hymnes, à la mi-temps et au milieu de chaque période… pour facturer des espaces publicitaires aux annonceurs ! Lors du premier match des Bleus, M6 a facturé les vingt secondes de publicité 315 000 euros. Des opportunités pour les annonceurs : « Des coupures en plein match, ce sont des écrans hyperpuissants. Le niveau d'attention est élevé, et on ne va pas s'éloigner beaucoup de la télé », explique Philippe Bailly, président du cabinet NPA Conseil, pour La Dépêche. Le diffuseur Fox Sports a même pris la décision de retarder la reprise d'un match, après une pause fraîcheur, pour terminer l'écran publicitaire.