Bien installés dans leur routine à Boston, les Bleus arrivent confiants ce dimanche à Philadelphie pour affronter l’Irak
Après une journée dans leur bulle – « off » d’obligation médias et entraînement à huis clos pour mettre en place la disposition tactique du match France-Irak -, les Bleus ont repris leur routine bostonienne : matinée dans leur cocon du « Four Seasons » avec travail foncier en salle pour certains, temps libre pour les autres, déjeuner ensemble, sieste légère. Puis direction Waltham et le campus de Bentley. Sous la direction du préparateur physique Cyril Moine, puis de Didier Deschamps, les 26 joueurs ont effectué une dernière séance de travail sur le gazon manucuré du stade des « Falcons », mis à leur disposition par l’université.
Le soir, entre les parties de PlayStation ou d’Uno et, il faut bien bosser un peu, le visionnage des (très) nombreux matches de cette Coupe du monde, les soirées s’écoulent, tranquilles. Didier Deschamps veille particulièrement à ce qu’une saine routine s’installe. Pas question que ses joueurs aillent trop souvent dîner incognito, comme mercredi soir, quand ils avaient quartier libre, dans un fast-food – le Shake Shack de Boston -, à l’instar de Bradley Barcola, Désiré Doué et Malo Gusto.
L’Irak, un adversaire à ne pas prendre à la légère
L’équipe décolle ce dimanche en début d’après-midi pour Philadelphie, où la France affrontera l’Irak lundi en début de soirée (18h) en Pennsylvanie. Pas très satisfaits de l’hébergement imposé par la FIFA, les Bleus ont décidé de limiter à une nuit leur séjour à Philly, dont ils repartiront juste après le match.
Cette rencontre, face à l’adversaire le plus faible du groupe et sur une pelouse en meilleur état que le NYNJ Stadium, est prise très au sérieux par le staff des Bleus. Comme on peut le voir sur une vidéo de la FFF, où Didier Deschamps insiste sur la rigueur et la rugosité de l’adversaire et de son 4-4-2.
Des changements ?
Le sélectionneur des Bleus veut absolument finir premier, pour des considérations sportives mais aussi logistiques. Les rencontres jusqu’à la demi-finale seraient alors encore sur la côte Est. Cette place pourrait se jouer à peu, voire au goal-average, en fonction des résultats de la Norvège que la France affronte le 26 juin à Boston.
Côté physique, si quelques joueurs ont été « gérés », comme William Saliba – qui assurait hier ne pas être à 100 % -, le staff estime que les six jours entre ces deux premiers rendez-vous sont suffisants pour récupérer. À priori, seuls trois changements sont attendus pour affronter les Lions de Mésopotamie après ceux de la Teranga. Lucas Digne devrait suppléer Theo Hernandez au poste d’arrière gauche. Manu Koné devrait permettre à Aurélien Tchouaméni de souffler. Et Bradley Barcola devrait remplacer Désiré Doué. « On a vu jouer l’Irak en amical contre l’Espagne (0-0), puis lors du premier match de la compétition face à la Norvège, assure William Saliba. Ils sont coriaces. Ce sera une grande bataille. À nous de rendre le match facile. »





