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Coupe du monde 2026 : vos plus beaux souvenirs de football

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Wembley 66

J’ai 15 ans et c’est la Coupe du monde en Angleterre. De ma Normandie natale, j’y viens en séjour linguistique pour deux mois. Avec mon club, je trouve un billet à 1 livre sterling pour aller voir le match France-Angleterre à Wembley. Le jour J, je suis assis juste derrière les réservistes. Robert Herbin et Jacques Simon, nos meilleurs joueurs, sont terrassés par le terrible Norbert Stiles, un « tueur » ! On a beau avoir perdu 2-0 en terminant le match à 9 contre 11, quel souvenir impérissable dans ce stade de 80 000 places ! Pierre C.

Le film d’une vie

En 2008, j’ai en charge de filmer les coulisses de l’Euro pour un projet de documentaire. Je travaille également avec l’équipe de bénévoles, sans qui rien n’est possible dans ce genre d’événement. Nous sommes les premiers arrivés au stade, puis les derniers à le quitter, avec une montagne de tâches… Nous finissons chaque soirée en discothèque, avant de nous quitter quelques heures pour dormir. Ce fut une merveilleuse expérience humaine, fondée sur un amour partagé pour le sport et ses valeurs. Des amitiés indéfectibles s’y sont construites. J’ai fini par rencontrer Michel Platini, à qui j’ai rendu le film terminé ! Face à lui, c’est toute mon enfance qui m’explosait à la figure… Olivier A.

Un cierge pour Sedan

Supportrice de Sedan (Ardennes) depuis 1964, j’ai visité plusieurs dizaines de stades pour y soutenir mon équipe. Mais il est difficile pour celle d’une petite ville de se maintenir parmi les « gros ». Dernier coup du sort en date : la rétrogradation administrative du club, qui tient malgré tout contre vents et marées, redémarre au plus bas niveau avec une moyenne de 2 000 spectateurs et des retransmissions sur YouTube grâce à quelques fidèles… Comme pour beaucoup d’Ardennais, ce club est mon rayon de soleil. Ma mère, qui n’avait jamais mis les pieds dans un stade, mettait un cierge pour que Sedan gagne et procure de la joie à ceux qui en ont besoin. Marie-Jo P.

Parapluie pour les Verts

Dans les années 1970, à la grande époque de l’AS Saint-Étienne (Loire), mon père nous emmène avec ma mère au stade Geoffroy-Guichard. Assises dans les tribunes, peu motivées et ne connaissant pas les règles, nous suivons le match calmement pendant que mon père s’excite. Peu à peu, je vois que maman aussi commence à prendre fait et cause pour nos Verts et à remuer sur son siège. Jusqu’au moment où, lors d’une action décisive, je la vis se lever et brandir le parapluie qu’elle avait à la main. Mon père et moi ne la reconnaissions pas ! Je conserve un souvenir ému de cette soirée. Jacqueline B.-L. H.

Odeurs d’herbe tondue

Chaque année, le tournoi de foot du 1er Mai organisé près de Rodez (Aveyron) était un rendez-vous incontournable. On revenait souvent cramés par un soleil de printemps généreux, avec dans le cÅ“ur la fièvre du jeu et la joie de retrouver les autres équipes du coin. Ce qui me revient, c’est l’odeur de l’herbe fraîchement tondue. Aujourd’hui encore, ce parfum suffit à me ramener là-bas : les éclats de rire, la chaleur qui monte, les premières douceurs de la saison. Ce mélange de légèreté et d’intensité, propre aux tournois amateurs, est unique. Le football, pour moi, c’est ça : des liens noués sur un bout de terrain aveyronnais sous le soleil de mai. Benoît A.

International brésilien

Habitant au Brésil, je me souviens bien de la Coupe du monde 2014. Nous nous étions pris d’affection pour un touriste dont nous entendions les rugissements de bonheur le jour, et les ronflements la nuit. Mais je ne savais pas quelle équipe il était venu supporter. Un soir, il a disparu. J’étais un peu inquiète. On l’a finalement retrouvé endormi au milieu d’un campement de supporters chiliens sur la plage de Copacabana, dans les bras d’une Italo-Brésilienne qui prenait des cours d’allemand avec un Autrichien d’origine turque au Goethe-Institut nouvellement hébergé par la Maison de France. Ça n’avait pas dû l’aider à choisir son camp. Nathalie A.