Vingt-quatre heures déjà que les Bleus sont à pied d'œuvre à Boston et qu'ils s'acclimatent à leur nouvel environnement. Ils avaient eu l'occasion de découvrir l'hôtel Four Seasons en mars, lors de leur mini-tournée, mais tout leur est désormais réservé et la direction a mis les petits plats dans les grands pour les accueillir. Les joueurs se disent ravis de leurs suites dans les étages les plus élevés et des facilités, la cuisine est « nickel » et chacun lutte désormais au plus vite contre le premier ennemi invisible : le décalage horaire. « On est les rois de l'adaptation, on est des professionnels, rigole le gardien Brice Samba. On a essayé de manger en arrivant hier soir à l'heure américaine. Cela va prendre entre un et trois jours, chacun dort plus ou moins facilement. Moi ? Je suis un gros dormeur (rires). En deux jours maximum, ce sera réglé. »
Pour la chaleur en revanche, cela risque d'être un peu plus problématique. Celle de la centaine de fans enthousiastes qui ont attendu les joueurs en fin d'après-midi devant l'hôtel n'est pas de celles qui déplaisent, et elle dit des choses sur la popularité des Bleus, plus particulièrement de leur capitaine Kylian Mbappé. « On a été assez surpris et contents de voir tous ces gens qui nous soutiennent », confie le défenseur Maxence Lacroix. Mais l'autre, celle qui règne ces jours-ci sur le Massachusetts, est du genre étouffant, à la fois humide et brûlante quand le soleil efface les nuages. « Il fait chaud, constate à ses dépens le joueur de Crystal Palace en arrivant à l'entraînement. En plus je me suis trompé, j'ai pris des habits d'hiver [un survêtement à manches longues, NDLR] ! »
Entraînement en public ce vendredi
Les premières couches de vêtements sont assez vite tombées ce jeudi en milieu d'après-midi sur la pelouse du campus de l'Université de Bentley, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Boston. Devant une soixantaine de journalistes, la première séance a vu les 23 joueurs de champ s'ébrouer tant bien que mal dans la fournaise, tandis que les gardiens se déployaient sur le terrain annexe, protégé par de larges bâches noires. « Le terrain est impeccable », nous glisse le préparateur physique Cyril Moine, et ce n'est pas un détail : en mars, quand le site avait été choisi, Didier Deschamps avait gentiment mis la pression pour qu'il soit irréprochable, ce qui n'était pas le cas à la sortie de l'hiver.
Ce vendredi à la même heure, celle de leurs prochains matchs, les Bleus s'entraîneront en public devant 700 invités triés sur le volet. « On aurait aimé en accueillir davantage mais la jauge a été fixée par la sécurité », souffle-t-on à la FFF. « On aborde cette Coupe du monde avec envie, conclut Brice Samba. On avait hâte d'arriver ici. Le groupe est prêt, on a envie de réaliser de grandes choses. » Le premier match est fixé à mardi, dans le New Jersey, près de New York, face au Sénégal. La délégation française y atterrira dimanche en fin de journée, après deux nouvelles journées à s'adapter à leur nouvelle vie américaine.
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