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REPORTAGE. Coupe du monde de football : Tijuana, au Mexique, se prépare à accueillir léquipe iranienne

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Avec le conflit entre les États-Unis, l’Iran et Israël, l’équipe iranienne de football ne peut plus résider sur le territoire américain pour la Coupe du monde. C’est la ville de Tijuana au Mexique qui a dû s’organiser en urgence pour l’accueillir.


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REPORTAGE. Coupe du monde de football : Tijuana, au Mexique, se prépare à accueillir léquipe iranienne

Un véhicule de la guarde nationale mexicaine devant le stade Caliente de Tijuana le 29 mai 2026 (GUILLERMO ARIAS / AFP)

Le conflit au Moyen-Orient s’invite dans la Coupe du monde de football. Le camp de base de la sélection iranienne devait initialement se trouver à Tucson en Arizona, mais il était compliqué de rester aux États-Unis dans le contexte actuel. La “Team Melli”, le surnom de l’équipe d’Iran, résidera finalement à Tijuana, juste de l’autre côté de la frontière avec les États-Unis. La décision a été prise il y a deux semaines. La ville mexicaine s’est donc préparée à l’arrivée de l’équipe, notamment sur le plan de la sécurité.

Les Iraniens s’entraîneront au stade Caliente de Tijuana. C’est celui de l’équipe locale des Xolos, du nom d’une race de chiens mexicains, symbole de cette équipe. Un xolo géant est d’ailleurs représenté à l’entrée du stade où le rouge domine. En temps normal les fans peuvent s’en approcher pour faire une photo mais ce samedi 6 juin, c’est impossible, même avec une accréditation FIFA. La sécurité du stade a été intraitable.

À côté des vigiles se trouvent plusieurs pick-ups de la garde nationale, remplis d’hommes en uniforme, visages masqués et équipés d’armes lourdes. On a l’habitude des policiers armés circulant dans les rues au Mexique mais cette fois, ces hommes sont en position pour sécuriser le lieu. Les autorités affirment avoir mobilisé 300 agents fédéraux et militaires pour la sécurité de l’équipe iranienne, notamment devant l’hôtel où va rester une partie de la délégation (70 personnes environ). L’hôtel se situe à deux minutes du stade en voiture. Là aussi, la sécurité a prié la presse de ne pas s’attarder.

La ville de Tijuana et le Mexique ont dû s’organiser très rapidement, mais le pays co-organise cette Coupe du monde et avait déjà planché sur une organisation pour la sécurité de tous les participants, le Plan Kukulcán. Le Mexique a donc étendu ce plan à Tijuana. La ville de deux millions d’habitants, juste à la frontière avec la Californie, va pouvoir finalement participer à la fête grâce aux Iraniens, même s’il n’est pas prévu de véritables interactions avec les habitants de Tijuana. Il n’y aura, par exemple, pas d’entraînement ouvert au public.

L’ambassadeur iranien au Mexique s’est rendu cette semaine sur place pour superviser les préparations. Visiblement satisfait par le travail d’un pays qu’il a appelé “un ami des jours difficiles”. “Pour la sécurité, nous nous en remettons complètement au gouvernement mexicain, a affirmé l’ambassadeur. Et nous sommes certains que le gouvernement du Mexique prendra soin de ses invités.”

Tijuana présente plusieurs avantages pour l’équipe iranienne par rapport à Tucson : l’aéroport n’est qu’à 20 minutes de son hôtel et il faut moins d’une heure d’avion pour rejoindre Los Angeles, où les Iraniens disputeront leurs deux premiers matchs de groupe. Ils y affronteront la Nouvelle-Zélande le 15 juin et la Belgique le 21 juin, avant l’Egypte à Seattle le 26 juin. Cet aspect est particulièrement important car le gouvernement américain ne laissera pas les Iraniens passer la nuit aux États-Unis. Ils devront donc faire l’aller-retour le même jour.