Les deux premières éditions avaient eu lieu en Arabie saoudite, pays devenu ces dernières années un acteur central du secteur. « À l'origine, l'édition 2026 devait également se dérouler à Riyad. Mais le conflit régional a fait naître de sérieux doutes quant à notre capacité à garantir que les joueurs puissent se rendre dans la région dans les délais impartis », a expliqué Ralf Reichert, patron de l'Esports Foundation.
Pour sa troisième saison, les organisateurs ont donc préféré trouver un autre lieu pour accueillir l'événement cet été et se sont tournés vers Paris, qui deviendra l'épicentre du monde de l'e-sport pendant sept semaines au cours de l'été (6 juillet-23 août). La capitale française a l'avantage de disposer de nombreuses infrastructures, d'un soutien institutionnel, sans oublier le prestige associé à son nom, a fait valoir Reichert.
Vingt-cinq compétitions différentes
« Paris est une ville à part. Paris, pour de nombreuses raisons, est l'une des capitales incontournables, non seulement du tourisme, mais aussi du sport, de la culture et du divertissement dans le monde. » « Tout cela, combiné aux fans français d'e-sport, qui sont réputés dans le monde entier pour être exceptionnels… C'est l'ensemble de ces éléments qui a motivé notre décision. »
L'EWC se distingue de la plupart des autres compétitions d'e-sport en réunissant des tournois de plusieurs jeux vidéo. « Cela rassemble l'ensemble de l'industrie du jeu vidéo. C'est donc un peu différent des tournois traditionnels en termes d'ampleur et d'échelle », a poursuivi Ralf Reichert.
Vingt-cinq compétitions différentes auront donc lieu au cours de l'événement avec des jeux de référence dans l'e-sport à l'image de League of Legends, Dota2, Valorant, Rocket League ou encore Counter-Strike… « Toutes proportions gardées, c'est un peu comme les Jeux olympiques de l'e-sport, si ce n'est que c'est une compétition par clubs et non par nations », a précisé Nicolas Besombes, sociologue de l'e-sport.



