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Guerre au Moyen-Orient : réouverture du détroit dOrmuz, laccord USA-Iran signé électroniquement… le résumé du 15 juin | TF1 Info

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  • Donald Trump a assuré lundi, peu après son arrivée à Évian (France) pour le sommet du G7, que le détroit d’Ormuz serait “complètement ouvert” vendredi.
  • Le cadre d’accord entre les États-Unis et l’Iran a été signé de manière électronique par le président américain Donald Trump, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf.
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Moyen-Orient : un accord trouvé entre l’Iran et les États-Unis

Minute par minute

TRUMP / MACRON

Emmanuel Macron a accueilli Donald Trump au G7 d’Évian dans une ambiance tiède. Les deux présidents ont plusieurs points de désaccord à discuter. Iran, Ukraine, vins français, sont au menu des pourparlers.

International

Guerre au Moyen-Orient : réouverture du détroit dOrmuz, laccord USA-Iran signé électroniquement… le résumé du 15 juin | TF1 Info

“DESTRUCTION NUCLÉAIRE”

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé lundi que la guerre contre l’Iran avait sauvé son pays de la menace d’une “destruction nucléaire”, après l’annonce d’un accord entre Washington et Téheran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

“Le plus important, c'est que nous avons sauvé l’Etat d’Israël de la menace d'un anéantissement nucléaire”, a déclaré M. Netanyahu lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a défendu son bilan et les opérations militaires israéliennes en Iran, au Liban et à Gaza.

L’accord convenu entre les Etats-Unis et l’Iran a largement été considéré comme un échec pour Israël par la société et une grande partie de la classe politique.

HEZBOLLAH

Le Hezbollah pro-iranien a dit lundi avoir “repoussé” une force israélienne qui tentait “d’avancer” dans le sud du Liban, malgré l’accord annoncé entre Washington et Téhéran devant mettre fin à la guerre régionale, y compris au Liban d’après l’Iran.

Des combattants du groupe pro-iranien ont “fait barrage (…) au moyen de roquettes et de drones” à une force israélienne, “formée d’une pelleteuse et deux chars Merkava”, qui “avançait” dans les environs de Kfartebnit, près de la ville de Nabatiyé, selon un communiqué du Hezbollah.

Plus tôt lundi, un drone israélien a visé une voiture dans la même localité, “tuant son chauffeur”, a rapporté l’Agence nationale d’information libanaise, ce qui constitue la première frappe meurtrière depuis l’annonce de l’accord.

LIBAN

Le président libanais salue l’accord entre Washington et Téhéran après un appel du chef de la diplomatie iranienne.

TRUMP / MACRON

Les premières images de la rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron, avant le début du G7.

G7 à Évian : Les premières images et les premiers mots de Donald Trump reçu par Emmanuel MacronSource : TF1 Info

TURQUIE

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit lundi espèrer que l’accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran “ouvrira entièrement la voie à l’instauration d’une paix et d’une stabilité durables dans notre région”.

“Une étape majeure a été franchie dans la guerre qui a commencé le 28 février à la suite de provocations israéliennes, permettant à cette région sous tension de pousser un soupir de soulagement”, a-t-il ajouté, s’exprimant devant les médias turcs à la sortie d’une réunion de son cabinet à Ankara.

TRUMP N’A PAS “BESOIN DE BEAUCOUP D’AIDE” POUR ROUVRIR ORMUZ

Donald Trump a déclaré lundi au sommet du G7 à Evian, en France, ne pas avoir “besoin de beaucoup d’aide” internationale pour rouvrir le détroit d’Ormuz, après la conclusion d’un accord avec l’Iran.

“Mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée d’avoir un bateau ou deux de quelques pays, votre pays serait très bien pour cela, car on ne sait jamais”, a ajouté le président des Etats-Unis.

A ses côtés, le président français Emmanuel Macron a réitéré son “offre” d’une mission militaire internationale franco-britannique. “Comme l’a dit le président, peut-être que ça ne sera pas souhaité, peut-être que ça ne sera pas nécessaire, mais en tout cas c’est une disposition qui marque notre volonté d’aider”, a-t-il souligné.

LA FRANCE PRÊTE À ENVOYER DES RENFORTS

Depuis Evian, Emmanuel Macron a assuré à TF1 que la France est prête à déployer des moyens pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

ORMUZ

Donald Trump a assuré lundi, peu après son arrivée à Evian (France) pour le sommet du G7, que le détroit d’Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de brut, serait “complètement ouvert” vendredi.

Le président américain, qui se tenait aux côtés de son homologue français Emmanuel Macron, a par ailleurs indiqué que le texte très attendu de l’accord trouvé avec l’Iran pourrait être publié “après vendredi”, jour prévu de la cérémonie de signature à Genève.

AVOIRS IRANIEN

Les Etats-Unis n’ont pour le moment dégelé aucun avoir iranien sous sanction, après la signature d’un cadre d’accord entre Washington et Téhéran, a affirmé lundi un haut responsable américain.

“Zéro”, a répondu ce haut responsable, sous couvert d’anonymat, à une question d’un journaliste qui lui demandait quel montant avait été déjà dégelé, en faisant état d’informations de la presse officielle iranienne selon lesquelles des milliards de dollars étaient concernés.

LA MÉFIANCE DU SECTEUR MARITIME

Les organisations de transport maritime et les syndicats de marins ont averti lundi qu’il était trop tôt pour reprendre en toute sécurité la navigation dans le détroit d’Ormuz, dont la réouverture est prévue par l’accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Malgré les promesses iraniennes et américaines de rouvrir cette voie par laquelle transitaient en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, le manque de précisions n’incite pas les navires à commencer à sortir, estiment les acteurs du secteur.

Les dirigeants “ne fournissent pas suffisamment d’informations sur des aspects clés, tels que le calendrier et les routes sûres”, a indiqué dans un communiqué Jakob Larsen, responsable de la sécurité pour l’association professionnelle d’armateurs Bimco.

LE CADRE DE L’ACCORD SIGNÉ

Le cadre d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran a été signé de manière électronique par le président américain Donald Trump, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé lundi un haut responsable américain.

“Le président voulait le signer personnellement, car il voulait montrer son (…) abnégation à trouver une issue favorable”, a déclaré ce haut responsable à la presse, sous couvert d’anonymat.

LIBAN

Une frappe israélienne a visé lundi une voiture dans le sud du Liban et fait un mort, a annoncé l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), malgré l’accord annoncé entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale, y compris au Liban d’après l’Iran.

Selon Ani, un drone israélien a visé une voiture à Kfartebnit, près de la ville de Nabatiyé, “tuant son chauffeur”, ce qui en fait la première frappe meurtrière depuis l’annonce de l’accord.  

GAZOLE EN FRANCE

Le gazole, carburant le plus consommé par les Français, est repassé vendredi sous la barre des deux euros le litre, selon les chiffres fournis lundi par la direction générale de l’Energie et du Climat (DGEC), rattachée au ministère de la Transition écologique.

Le prix moyen du litre de gazole a reculé de près de 2 centimes, passant à 1,995 euros vendredi 12 juin, contre 2,014 la semaine précédente. C’est la première fois depuis début mars que le gazole passe sous cette barre symbolique.

DONALD TRUMP EN SUISSE

L’avion transportant Donald Trump a atterri lundi à Genève en Suisse, d’où le président américain se rendra du côté français du lac Léman à Evian, pour participer au sommet du G7.

Le rendez-vous des dirigeants des grandes puissances industrialisées sera dominé par les derniers développements concernant l’Iran, après la conclusion d’un accord entre Téhéran et Washington, ainsi que par l’Ukraine, les questions commerciales et le numérique.

CARBURANTS

Le Premier ministre confirme sur X que les aides aux carburants seront versées “comme convenu” après l’accord Etats-Unis – Iran.

DES NAVIRES “COMMENCENT À QUITTER” ORMUZ, ASSURE TRUMP

Le président américain Donald Trump assure sur son réseau Truth Social que “des navires commencent à quitter le détroit d’Ormuz, dont beaucoup sont chargés de pétrole”. “Ils empruntent la ‘voie maritime’ sud, qui est parfaitement sûre, sécurisée et intacte”, ajoute le locataire de la Maison Blanche, qui assure qu’il “existe d’autres voies de circulation également !!!”.

INTERVIEW

Les États-Unis et l’Iran sont parvenus ce lundi 15 juin à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient. Qui sort vainqueur de ces trois mois et demi de guerre et de ces semaines de négociations ? Thierry Coville, chercheur à l’Iris et spécialiste de l’Iran, répond à TF1info.

International

INTERVIEW

DRAPEAUX ÉTATS-UNIS IRAN 2026

UNE RÉOUVERTURE D’ORMUZ “SANS PÉAGE”, SELON WASHINGTON

Les États-Unis s’attendent à ce que le détroit d’Ormuz rouvre “sans péage” de la part de l’Iran, a déclaré lundi le vice-président américain JD Vance, tandis que la diplomatie iranienne a évoqué des “frais” de service maritime.

“Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme, et c’est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques” qui doivent s’ouvrir pour deux mois à partir de vendredi, a déclaré JD Vance sur la chaîne CNBC.

LE HEZBOLLAH DEMANDE UN “RETRAIT COMPLET” DES FORCES ISRAÉLIENNES

Dans son communiqué, le Hezbollah maintient la pression sur Israël et exige un “retrait complet” de ses forces du Liban. “L’ennemi israélien doit comprendre qu'il n’y aura pas de retour à la situation” d’avant le conflit ouvert, et que “la résistance (…) n’acceptera aucune agression portant atteinte à l’autonomie du pays”, a-t-il ajouté. Le groupe pro-iranien reste “attaché au droit légitime et inébranlable du Liban à défendre sa terre, son peuple et son autonomie jusqu’au retrait complet des troupes et à la libération des prisonniers”.

Lançant un appel aux autorités et à “toutes les forces politiques libanaises”, il a aussi exhorté à retrouver “une position nationale unifiée afin d’atteindre les objectifs sur lesquels s’accordent les Libanais, des objectifs qui servent les intérêts du Liban et préservent son autonomie, sa force et sa résilience face aux ambitions israéliennes”. Il a ainsi appelé le gouvernement, engagé dans des pourparlers directs avec Israël, à “un réexamen de tous les calculs et des voies empruntées, (…) en abandonnant les illusions et les paris perdants”. 

LE HEZBOLLAH “PROFONDÉMENT RECONNAISSANT” À TÉHÉRAN

Le Hezbollah pro-iranien a quant à lui remercié Téhéran d’avoir insisté pour inclure le Liban dans l’accord global avec les Etats-Unis. Dans un communiqué, le mouvement libanais se dit “profondément reconnaissant” à son allié pour sa “position constante aux côtés du Liban, de son peuple et de sa résistance, ainsi que pour son insistance à ce que le Liban soit partie prenante de tout accord conduisant à un cessez-le-feu”.

“Nous appelons notre peuple à la patience et à attendre les instructions des autorités compétentes concernant le retour en toute sécurité dans leurs villages et leurs villes, afin (…) d’éviter tout danger lié à d'éventuelles violations de la part de l’ennemi israélien”, a-t-il ajouté. 

TÉHÉRAN VEUT UNE RATIFICATION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU

Le ministère iranien des Affaires étrangères a aussi indiqué qu’il chercherait à obtenir la ratification par le Conseil de sécurité de l’ONU d’un accord final avec les États-Unis, incluant le volet de son programme nucléaire. “Nous nous attendons à ce que l’accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, 60 jours après” sa signature, a affirmé Esmaïl Baghaï, en remarquant que Téhéran “tirerait des enseignements du passé”. 

DES “FRAIS” DE SERVICE FACTURÉS À ORMUZ

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a aussi assuré que l’Iran facturerait des frais de service maritime aux navires transitant par le stratégique détroit d’Ormuz, plutôt que d’imposer des péages, dans le cadre de cet accord. “Nous avons toujours soutenu que nous ne cherchions pas à percevoir de péages de transit, mais que des frais pour les services de navigation, la protection de l’environnement, l’assurance des navires et d’autres services nécessaires seraient facturés”, a-t-il précisé. 

WASHINGTON PRÊT À DES COMPENSATIONS ET UN DÉBLOCAGE DE FONDS ?

Le ministère iranien des Affaires étrangères a aussi affirmé que les États-Unis s’étaient engagés à débloquer des fonds iraniens gelés à l’étranger et à verser des réparations pour les dégâts provoqués par la guerre, aux termes d’un accord de fin du conflit.

“Le déblocage des biens iraniens ainsi que des réparations pour les dégâts constituent deux points essentiels” de l’accord censé être signé vendredi, a déclaré le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï lors de son point-presse hebdomadaire : “la partie américaine s’est engagée à prendre des mesures dans ces deux domaines”, a-t-il certifié.

TÉHÉRAN EXIGE LA FIN DU CONFLIT AU LIBAN

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que Washington devait garantir qu’Israël s’engage à mettre fin à la guerre au Liban dans le cadre de l’accord visant à mettre un terme au conflit au Moyen-Orient. “Les États-Unis doivent honorer leurs engagements. Ils doivent s’assurer que le régime sioniste respecte également les siens concernant le Liban”, a déclaré le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, ajoutant que Téhéran “ne fait confiance ni à Israël ni aux États-Unis”.

LES RÉSERVES DE LA DIPLOMATIE IRANIENNE

Le ministère iranien des Affaires étrangères affirme, lors de son point presse hebdomadaire, que l’Iran éprouve toujours une “profonde méfiance” envers les États-Unis, malgré la signature prévue de l’accord sur la fin de la guerre au Moyen-Orient.

“Malheureusement, il faut reconnaître que la profonde méfiance vis-à-vis des États-Unis est la conséquence d’une longue histoire de méfaits des dirigeants américains”, déclare le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Bagha.

“Les États-Unis ont encore beaucoup à faire avant de gagner la confiance des Iraniens”, ajoute-t-il, estimant que l’accord censé être signé vendredi ne constitue “qu’une étape pour réduire les tensions et mettre fin à la guerre”.

LE CHARLES-DE-GAULLE DÉPLOYABLE DANS “DEUX-TROIS JOURS”

“À l’horizon de deux-trois jours, le porte-avions Charles-de-Gaulle peut être sur zone”, a indiqué par ailleurs Emmanuel Macron. Mais “il faut le faire en bon ordre”. “Dès demain, nous pouvons avoir des chasseurs, des avions pour une première mission de surveillance. On peut avoir une frégate dès demain”, a-t-il ajouté, évoquant aussi des “capacités de déminage” déployables sous “deux-trois jours” également. “Mais tout cela n’a de sens que s’il y a un accord international, c’est ce à quoi nous allons travailler”, a-t-il poursuivi. 

“UN ACCORD SOLIDE ET SÉRIEUX” SUR LE NUCLÉAIRE

Les 60 jours de discussions qui vont s’ouvrir après la signature de ce protocole d’accord, un volet sera dédié au “nucléaire” et aux “capacités balistiques iraniennes”, a rappelé Emmanuel Macron. “C’est important pour la paix dans la région, important pour nous. Notre priorité est qu’un accord solide et sérieux soit finalisé”, a ajouté le chef de l’État, rappelant que la France avait pris part à un précédent accord conclu en 2015 sous l’égide de Washington.  

Les stocks d’uranium enrichi iraniens doivent être “neutralisés”, a-t-il déclaré. “Il faut soit sortir l’uranium enrichi et le placer dans un pays tiers, (…) soit il faut le diluer sur place, sous le contrôle de l’AIEA (l’agence onusienne de surveillance du nucléaire)”, a-t-il aussi avancé, demandant par ailleurs “un contrôle de cette agence”, un “contrôle sur les sites”, “pour que les Iraniens ne puissent pas, dans les mois et les années qui viennent”, enrichir à nouveau de l’uranium et “construire des armes avec”. 

“On contribuera avec nos experts”, a annoncé Emmanuel Macron, avant de préciser que si l’accord n’est “pas suffisant”, les “sanctions ne seront pas levées”. 

UNE “PAIX QUI PERMETTE DE PROTÉGER LE LIBAN”

Emmanuel Macron a aussi appelé à ce que cette “paix permette de protéger le Liban”. “Il faut lutter contre des groupes terroristes mauvais pour le Liban et la région, mais il faut s’assurer que le Liban retrouve l paix, qu’il n’y ait plus de bombardements”, a-t-il ajouté, appelant à ce que les autorités puissent retrouver “le monopole des armes”, et in fine réussisent à “désarmer le Hezbollah”. 

“ON VA AVOIR DES PRIX QUI VONT BAISSER”

“Si les prochains jours nous montrent que c’est bon, (…) on va donc se déployer”, les militaires français “vont pouvoir dans les prochaines heures participer à cette stabilisation”, mais ce sont “dans les semaines qui viennent qu’on aura un impact sur les cours”, a poursuivi Emmanuel Macron dans le 13H. 

Évoquant “beaucoup de spéculation”, il a aussi souligné que “pour que les chaînes logistiques repartent, cela va prendre quelques semaines”. “Néanmoins, on va avoir des prix qui vont baisser, et le gouvernement va continuer de s’assurer que dans les délais normaux, ce soit bien répercuté à la pompe”, a-t-il ajouté, prévenant que “nous allons vérifier” que les distributeurs jouent le jeu.

L’ACCORD “A ÉTÉ SIGNÉ ÉLECTRONIQUEMENT”

L’accord “a été signé électroniquement” et des annexes seront signées vendredi, a précisé par ailleurs Emmanuel Macron, sans plus de détails. 

“TOUT FAIRE POUR QU’IL N’Y AIT PAS DE PÉAGE”

Emmanuel Macron s’est montré par ailleurs défavorable à un péage au détroit d’Ormuz, comme l’évoque une agence iranienne. “C’est évidemment pas du tout ce que l’on souhaite, parce que cela créerait un précédent. (…) Quelle est la conséquence ? Vous faites monter les prix pour la Terre entière”, a-t-il averti, rappelant que “ce n’est pas conforme au droit international”. “Nous allons tout faire pour qu’il n’y ait pas de péage”, a aussi exhorté le chef de l’État, martelant la priorité de rouvrir le détroit. 

“En parallèle, dans les travaux menés pendant ce G7, nous allons tout faire pour réduire notre dépendance à ce détroit, c’est-à-dire trouver d’autres chemins”, a-t-il ajouté. 

“TOUT FAIRE POUR QU’IL N’Y AIT PAS DE PÉAGE”

Emmanuel Macron s’est montré par ailleurs défavorable à un péage au détroit d’Ormuz, comme l’évoque une agence iranienne. “C’est évidemment pas du tout ce que l’on souhaite, parce que cela créerait un précédent. (…) Quelle est la conséquence ? Vous faites monter es prix pour la terre entière”, a-t-il averti, rappelant que “ce n’est pas conforme au droit international”. “Nous allons tout faire pour qu’il n’y ait pas de péage”, a aussi exhorté le chef de l’État, martelant la priorité de réouvrir le détroit. 

“ON EST PRÊT À AGIR TRÈS VITE”

Aux côtés du Royaume-Uni, la France a préparé une mission de sécurisation de la zone, avec de nombreux autres partenaires, a rappelé Emmanuel Macron. “On est prêt à agir très vite, (pour) envoyer des avions, une frégate, des démineurs. Nous avons aussi notre porte-avions, le Charles de Gaulle, (…) qui reste dans la zone et qui peut être déployé dans les deux, trois jours qui suivront la confirmation” de l’accord, a-t-il ajouté dans le 13H. L’objectif est de “s’assurer de ce déploiement, pour que cette réouverture d’Ormuz puisse se faire de manière pacifique, et qu’elle dure”.

“NOUS ALLONS TOUT FAIRE POUR QUE CET ACCORD SOIT UNE RÉALITÉ”

Sur TF1, le président français estime qu’il “faut y croire”, après l’annonce d’un accord, et “tout faire pour le mettre en oeuvre”. Dans le cadre des discussions à Evian, les membres du G7 mais aussi “des partenaires”, une session sera consacrée à l’Iran mardi, “avec en particulier l’Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar”, a-t-il détaillé. 

“Nous allons tout faire pour que cet accord soit une réalité, pour que Ormuz puisse se réouvrir de manière pacifique et que le trafic puisse reprendre”, a poursuivi Emmanuel Macron. 

EMMANUEL MACRON INVITÉ DU 13H DE TF1

Depuis Évian, où le G7 s’ouvre ce lundi, le président Emmanuel Macron répond aux questions de Marie-Sophie Lacarrau dans le 13H de TF1. Retrouvez ici ses principales déclarations, en direct. 

Politique

DIRECT EN COURS

MACRON LACARRAU

L’ARMÉE LIBANAISE APPELLE LES RÉFUGIÉS À RETARDER LEUR RETOUR

L’armée libanaise a demandé aux populations déplacées de ne pas revenir tout de suite dans les villages situés à la frontière avec Israël pour “leur sécurité”, en dépit de l’accord entre Washington et Téhéran. Dans un communiqué, l’armée “souligne la nécessité pour les habitants de retarder leur retour dans les villages et localités frontaliers du sud et de se conformer aux instructions des unités déployées de l’armée, afin de garantir leur sécurité face au risque de violations et d’attaques israéliennes”. 

Des correspondants de l’AFP ont observé lundi matin un retour prudent des habitants dans plusieurs régions du sud du Liban où les forces israéliennes ne sont pas présentes. 

“TOURNANT DANGEREUX POUR LA SÉCURITÉ D’ISRAËL”

Des ministres d’extrême droite israéliens s’en sont vivement pris à l’accord annoncé. Dans l’opposition, les critiques ont également fusé. L’ancien Premier ministre Naftali Bennett, principal rival de Benyamin Netanyahou pour le prochain scrutin, a estimé que l’accord constituait un “tournant dangereux pour la sécurité d’Israël”, promettant que “seule une nouvelle direction pourra y remédier”. 

Yaïr Golan, le chef du parti de gauche Les Démocrates, a lui affirmé que c’était “une mauvaise matinée pour Israël”. “Ce matin, les citoyens israéliens se réveillent en découvrant un accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran, négocié au-dessus de la tête d’Israël, sans son consentement ni sa participation”, a-t-il déclaré, selon un communiqué de son bureau.

SANCTIONS : LE CANADA REJOINT L’APPEL DE 4 PAYS EUROPÉENS

Royaume-Uni, France, Allemagne et Italie ont salué dimanche l’accord de fin des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, se disant prêts dans un communiqué conjoint à lever certaines sanctions contre l’Iran. Une déclaration rejointe par le Canada. 

“L’Iran ne doit jamais acquérir l’arme nucléaire. Nous sommes prêts à travailler avec les États‑Unis, l’Iran et l’AIEA à cette fin”, ont déclaré les dirigeants des cinq pays, cités dans le communiqué. Ils ajoutent être “disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l’Iran concernant son programme nucléaire”.

L’IRAK SE RÉJOUIT DE L’OUVERTURE ANNONCÉE D’ORMUZ

L’Irak, pays riche en pétrole, a salué la réouverture prévue du détroit d’Ormuz dans le cadre de l’accord annoncé. Le ministère irakien des Affaires étrangères a exprimé sa “satisfaction face à l’annonce de la réouverture imminente du détroit d’Ormuz à une navigation normale, compte tenu de son importance cruciale pour assurer l’acheminement du pétrole et du gaz vers les marchés mondiaux”. Le pays dépend de cette voie maritime stratégique pour exporter l’essentiel de son pétrole brut, qui représente près de 90% de ses revenus.

L’INCERTITUDE PLANE TOUJOURS SUR LE LIBAN

Le Liban reste encore plongé dans le flou après l’annonce d’un protocole d’accord censé le concerner, mais rejeté par plusieurs ministres israéliens, explique Arthur Sarradin, correspondant de LCI à Beyrouth. Les autorités libanaises n’ont pas été mises au courant officiellement de ce compromis trouvé. Des drones israéliens continuent de survoler la capitale, et quelques échanges de tirs et dynamitages de bâtiments sont signalés dans le sud. 

Accord USA-Iran : le Liban toujours plongé dans le flouSource : TF1 Info

DONALD TRUMP ATTENDU AU G7

Le président américain Donald Trump est en vol pour rejoindre Evian, en France, pour le sommet du G7 qui s’ouvre ce lundi. Il s’entretiendra en tête-à-tête avec Emmanuel Macron. Son arrivée promet d’être triomphante, après l’annonce d’un protocole d’accord avec l’Iran, que le locataire de la Maison Blanche promettait inlassablement depuis des semaines. La sortie du conflit sera bien au menu des discussions. Les précisions de l’envoyé spécial de LCI sur place, Léonard Attal. 

Au sommet du G7, tous les regards tournés vers Donald TrumpSource : TF1 Info

AVEC UN ACCORD, QUELLES CONSÉQUENCES SUR L’ÉCONOMIE MONDIALE ?

Dans le sillage de l’annonce d’un protocole d’accord, le cours du baril de pétrole chute. “On aura apaiser ce choc énergétique”, et les prix de l’énergie pourraient “assez vite” retrouver des “niveaux relativements normaux”, explique l’éditorialiste économique de TF1-LCI Nicolas Doze. Mais encore faut-il que l’accord sooit bien mis en place, le détroit d’Ormuz réouvert et le trafic relancé. Les stocks de gaz et pétrole devraient également prendre “plusieurs semaines voire quelques mois”. 

L’ACCORD DOIT “METTRE UN TERME DÉFINITIF” À LA GUERRE AVEC ISRAËL

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré espérer que l’accord entre l’Iran et les États-Unis “mettra un terme définitif” à la guerre avec Israël et ouvrira une ère de stabilité dans son pays. Dans un communiqué de ses services, le chef de l’État a indiqué que les Libanais aspirent à ce que “ces ententes se traduisent par des mesures concrètes mettant un terme définitif au cycle de violences et ouvrant la voie à une phase de stabilité, de sécurité, de redressement et de reconstruction”.

Le dirigeant a aussi salué “la reconnaissance du fait que la stabilité et la sécurité du Liban font partie intégrante de tout effort sérieux visant à consolider la stabilité dans la région, après les sacrifices et les lourdes épreuves endurés par les Libanais au cours de la période écoulée”. Après cette annonce d’accord, dont le Liban n’a pas été officiellement notifié, Beyrouth attend “le début d’un processus plus large qui renforcera la stabilité dans la région, (…) et permettra aux Libanais de se consacrer à la reconstruction de ce qui a été détruit et de retrouver une vie normale au sein d'un État sûr et stable”.

PRIX À LA POMPE

Les États-Unis et l’Iran ont annoncé être parvenus à un protocole d’accord, mettant fin aux hostilités sur tous les fronts. Il doit en théorie permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, selon Washington, une annonce qui a déjà fait baisser le cours du pétrole brut. Si ce point de passage est bien rouvert, les diminutions des prix à la pompe devront être “aussi rapides que les hausses l’ont été” au début de la guerre, insiste le gouvernement.

Économie

La porte-parole du gouvernement Lecornu II Maud Bregeon à la sortie du Conseil des ministres le 22 octobre 2025.

LES COURS DU PÉTROLE DÉVISSENT

Les cours du pétrole reculent après l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran, qui ouvre la voie à une reprise des flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Après avoir reculé dans la nuit, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 4,82% vers 08h55 GMT (10h55 à Paris), à 83,12 dollars, peu après avoir perdu plus de 5%. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, tombait de 5,21% à 80,46 dollars, peu après être tombé sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis mi-mars.

DES FRAIS MARITIMES À ORMUZ AJOUTÉS AU DERNIER MOMENT

L’Iran a ajouté au dernier moment des négociations une clause prévoyant l’imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit stratégique d’Ormuz, a rapporté l’agence iranienne Fars. “Dans les derniers instants des négociations, le texte du mémorandum d’entente a été modifié, soulignant clairement et explicitement la question de la souveraineté irano-omanaise sur le détroit d’Ormuz”, a-t-elle indiqué, citant une source anonyme. “L’utilisation du terme ‘services maritimes’ (dans la version finale) signifie que les États-Unis ont accepté que des frais soient versés à l’Iran”, a précisé l’agence.

“UN HOMME TRÈS DIFFICILE”

Au cours de cet entretien, Donald Trump s’en est également pris au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, avec qui ses relations se tendent depuis plusieurs semaines (nouvelle fenêtre). Le dirigeant avait lancé dimanche des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, déclenchant la colère de Téhéran et risquant ainsi de faire capoter l’accord. “C’est un homme très difficile, et pour être honnête, il devrait nous être très reconnaissant de ce que nous avons fait”, a lâché le président américain, qui a assuré avoir protégé l’État hébreu d’une éventuelle attaque nucléaire iranienne. “Car si l’Iran possédait l’arme nucléaire, Israël ne serait plus là depuis deux heures”, a-t-il argué.

WASHINGTON “GARDIEN DU MOYEN-ORIENT” ?

Dans un entretien au New York Times (nouvelle fenêtre) dimanche, le président américain Donald Trump a assuré que le protocole d’accord conclu avec Téhéran garantirait à terme que le passage par le détroit d’Ormuz soit “gratuit”, et ce “indéfiniment”. Il a aussi menacé de reprendre les frappes sur l’Iran si ce dernier ne parvenait pas à un accord définitif sur le nucléaire. 

Le locataire de la Maison Blanche a également fait une proposition surprenante, si l’Iran restait une menace pour les intérêts américains : faire des États-Unis “le gardien du Moyen-Orient”, contre 20 % des revenus de la région. Il transformerait ainsi la protection américaine dans la zone en “force mercenaire, présente en échange de profits”, écrit le quotidien américain. Ce qui “renierait fondamentalement la tradition américaine de l’après-Seconde Guerre mondiale, selon laquelle les États-Unis utilisaient leur puissance pour garantir la paix et la prospérité mondiales”.

QUI RESSORT GAGNANT ?

Les États-Unis et l’Iran ont annoncé avoir trouvé un accord pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Les deux pays estiment, chacun de leur côté, avoir fait plier l’autre. Guillaume Auda, journaliste international LCI, revient sur les différentes réactions. 

International

VU SUR LCI

DONALD TRUMP MAISON BLANCHE

“L’ACCORD AVEC L’IRAN EST MAUVAIS POUR ISRAËL”

Peu après les critiques émises par le ministre israélien chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, un autre ministre d’extrême droite a pris la parole : celui chargé des Finances, Bezalel Smotrich, a également affirmé que “l’accord avec l’Iran est mauvais pour Israël”.

“La campagne conjointe (israélo-américaine) a remporté de nombreux succès dans l’affaiblissement de l’Iran, et ces acquis n’ont pas été vains”, a-t-il déclaré sur sa chaîne Telegram. “Nous devrons poursuivre nous-mêmes la campagne visant à faire tomber le régime, en utilisant des moyens créatifs, et veiller à ce que l’Iran n’acquière jamais l’arme nucléaire”, a-t-il ajouté, appelant à renforcer l’opération militaire au Liban.

“C’est au Liban que nous serons jugés. C’est notre guerre, ce sont nos soldats, et il en va de la sécurité immédiate de nos habitants du nord”, a-t-il poursuivi.

ISRAËL ANNONCE MAINTENIR SES TROUPES AU LIBAN

Israël maintiendra ses troupes au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée, a affirmé le ministre israélien de la Défense. “Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et moi-même menons une politique claire selon laquelle l’armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une période illimitée, afin de protéger la frontière et les communautés israéliennes contre des éléments jihadistes”, a déclaré Israël Katz dans un communiqué. Il a également mis en garde l’Iran, affirmant qu’Israël riposterait avec “toute sa force” si la République islamique l’attaquait en réponse à ses opérations militaires au Liban.

LA CLASSE POLITIQUE FRANÇAISE RÉAGIT

L’annonce d’un protocole d’accord fait aussi réagir la classe politique française. L’ex-Premier ministre Gabriel Attal, patron de Renaissance et candidat déclaré à la présidentielle de 2027, a estimé sur BFMTV (nouvelle fenêtre) qu’il “y a toujours une vigilance à avoir sur les suites qui seront données à ce préaccord” et les “conditions de sécurité” trouvées, déplorant que le peuple iranien soit toujours “martyrisé” par le régime. La France doit participer aux “discussions” et “à l’ouverture” du détroit d’Ormuz, a-t-il aussi plaidé, faisant référence à la mission internationale sur le sujet.

“Tout ce qui permet d’arrêter cette guerre illégale, déclenchée par Trump et Netanyahou, est une bonne nouvelle”, a déclaré de son côté sur France 2 (nouvelle fenêtre) la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot. Mais elle a appelé à la “prudence” : “Cela va beaucoup dépendre de savoir si Netanyahou respecte le cessez-le-feu, notamment au Liban”, a-t-elle souligné, affirmant qu’Israël a “violé tous les cessez-le-feu”, y compris à Gaza. “La France aurait dû agir de manière beaucoup plus forte pour stopper Netanyahou”, a aussi estimé la députée. 

DES RÉACTIONS EN CHAÎNE

Washington et Téhéran ont annoncé être parvenus à un accord pour mettre fin à la guerre, qui avait débuté le 28 février dernier. Une annonce saluée par l’ONU et de nombreux pays à travers le monde, notamment plusieurs capitales européennes dont Paris. Les appels à mettre en place concrètement l’accord se multiplient.

International

MACRON STARMER MERZ 16 MAI 2025 ALBANIE

“UN PAS HISTORIQUE VERS LA PAIX”

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a salué “un pas historique vers la paix”, à l’aide de la médiation de son pays. “Aujourd’hui, le monde a assisté à un pas historique vers la paix. Après les ténèbres de la guerre, le soleil de la paix s’est levé”, a déclaré le dirigeant, soulignant le rôle “extraordinaire” joué dans la négociation par le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et remerciant également les autres pays ayant contribué à la médiation.

L’ÉGYPTE ESPÈRE UN “TOURNANT MAJEUR”

De son côté, la diplomatie égyptienne a salué le compromis trouvé, estimant qu’il pourrait constituer un “tournant majeur” pour la paix dans la région. “L’Égypte espère que cet accord constituera un tournant majeur vers le renforcement de la confiance mutuelle, la mise en place de nouveaux fondements pour la coopération, la création d’un environnement propice à la paix et la promotion des efforts diplomatiques visant à résoudre les questions régionales restantes”, a énuméré le ministère des Affaires étrangères au Caire dans un communiqué. 

PÉKIN PLAIDE POUR RESTER SUR “LA VOIE DE LA PAIX”

Au tour de Pékin de réagir : il a accueilli avec satisfaction l’annonce d’un protocole d’accord. “La Chine se félicite que les États-Unis et l’Iran soient parvenus à un accord sur le contenu du mémorandum d’entente de première phase, et salue les efforts de médiation déployés par le Pakistan”, a affirmé lundi Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Le pays espère que Washington et Téhéran signeront “comme prévu” ce texte et que “toutes les parties prenantes privilégieront la voie de la paix, afin de résoudre leurs différends par le dialogue et la négociation”, a-t-il indiqué lors d’un point de presse régulier. Mais aussi “que la sécurité et la libre circulation dans le détroit seront rétablies au plus vite”, a aussi affirmé Lin Jian.

APPEL À CONSIDÉRER “LES INTÉRÊTS SÉCURITAIRES DES ÉTATS DE LA RÉGION”

L’Arabie saoudite a elle aussi salué l’accord, tout en prévenant que “les intérêts sécuritaires des États de la région” devaient être pris en compte. Le royaume a salué “l’accord conclu entre les États-Unis et la République islamique d’Iran pour mettre fin aux opérations militaires et engager, dans un délai de 60 jours, des négociations détaillées en vue de parvenir à un accord permanent”, a déclaré sur X le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Il a insisté au passage sur la nécessité de parvenir à un accord de paix durable “qui prenne en considération les intérêts sécuritaires des États de la région tout en respectant le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays”. 

SANCHEZ APPELLE À SE RAPPELER DU “COÛT” DU CONFLIT

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a salué l’annonce d’un protocole d’accord, tout en appelant à ne pas oublier “le coût” du conflit, un “non-sens” selon lui. “Plus de 7.400 morts, en majorité des civils. Des centaines de foyers, d'écoles et d'hôpitaux détruits. Une hausse généralisée des prix et des milliards d'euros de pertes, y compris en Europe. Tel est le coût du conflit en Iran”, écrit sur X Pedro Sánchez, qui avait toujours manifesté son opposition farouche à ce conflit. “Célébrons. Mais n’oublions pas. Et apprenons une bonne fois pour toutes que la guerre est un échec. Le dialogue et la diplomatie sont la seule voie”, conclut-il.

“L’ARRÊT DE L’AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE TOUT LE LIBAN”

Le président du Parlement libanais Nabih Berri, qui joue un rôle d’intermédiaire entre le Hezbollah et Washington, a salué de son côté dans un communiqué “l’Iran et les Etats-Unis”. Il les a remerciés pour avoir “insisté pour inclure dans l’accord une clause essentielle et contraignante stipulant l’arrêt de l’agression israélienne contre tout le Liban”.

LE LIBAN PAS INFORMÉ DE L’ACCORD

Le Liban n’a pas été informé de l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, qui prévoit pourtant la fin de la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient, y compris sur son propre sol, a indiqué une source officielle à l’AFP. “Nous n’avons pas été informés des termes de l’accord”, ni du moment de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu dans la guerre qui oppose le Hezbollah à Israël depuis le 2 mars, a indiqué cette source officielle libanaise, qui a requis l’anonymat.

Les violences dans le sud ont cependant baissé en intensité et l’Agence nationale d’information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements israéliens à l’artillerie, mais pas de frappes lundi matin. Le Hezbollah pro-iranien n’a pour sa part plus revendiqué d’attaques contre Israël depuis la nuit. Les correspondants de l’AFP ont constaté lundi matin un retour timide d’habitants vers des zones du sud qui ne sont pas occupées par l’armée israélienne.

“QUE LE LIBAN CESSE D’ÊTRE L’OTAGE DES GUERRES DES AUTRES”

Toujours sur France Inter, Alice Ruffo s’est aussi réjouie que le Liban soit inclus dans la “cessation des hostilités”, “c’est une bonne chose”. “On sait bien qu’Israël n’est pas favorable à un accord au fond, depuis longtemps”, a-t-elle toutefois relevé. Mais “il est temps que le Liban cesse d’être l’otage des guerres des autres. Et là, je crois vraiment que l’on a une opportunité très importante (…) pour imposer le fait que les armes se taisent et que l’on puisse travailler à la reprise de la souveraineté libanaise, c’est-à-dire au contrôle de l’Etat sur les milices, c’est important”, a insisté la ministre déléguée. 

COMMENT LA MISSION INTERNATIONALE POURRAIT-ELLE SE DÉPLOYER ?

Quant à la mission internationale dirigée par la France et le Royaume-Uni, “nous sommes prêts à contribuer à la mise en oeuvre d’un accord qui permettra la reprise de la liberté de circulation maritime rapide, robuste et efficace dans le détroit d’Ormuz”, a ajouté Alice Ruffo, martelant que cette mission se prépare “à distance des belligérants”. Elle a rappelé qu’un “accord de toutes les parties” était nécessaire, y compris de l’Iran, “c’est ce qu’il va falloir travailler dans la semaine”. Des discussions devraient “porter là-dessus” lors du G7 qui s’ouvre ce lundi à Evian. 

Sur le volet du déminage du détroit, “si les conditions sont réunies, nous sommes prêts à appuyer, avec nos partenaires, des opérations qui seraient nécessaires”, a-t-elle ajouté. “On a le cadre général, maintenant il faut le construire”, a appuyé la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, soulignant que le porte-avions français Charles-de-Gaulle restera dans la région pour l’heure. 

UN ACCORD “IMPORTANT POUR” LA FRANCE

Sur France Inter (nouvelle fenêtre), la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées a salué “résolument” cet accord et estimé qu’il “est important pour nous, pour la stabilité internationale, il ouvre une opportunité pour la stabilité dans la région”. Tout en appelant à ce qu’il “soit mis en Å“uvre de manière efficace et robuste”.

La “phase diplomatique qui s’ouvre” va être “très intense”, “et ce qui compte, c’est que la réouverture du détroit d’Ormuz soit rapide”, a-t-elle aussi exhorté, exigeant “pas de péage ni de conditions mises à cette réouverture”. 

UNE “BONNE NOUVELLE” QUI DOIT ÊTRE “CONFIRMÉE”

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a quant à elle estimé que cet accord était une “bonne nouvelle”, si toutefois “elle est confortée par les développements des jours qui viennent”. “On ne peut que s’en réjouir”, a-t-elle déclaré sur France Culture, “surtout si elle consacre l’ouverture et le déminage du détroit d’Ormuz”.

Elle a noté toutefois qu’il faudrait que la nouvelle soit “confirmée”, car “on a été échaudés un certain nombre de fois par l’imminence d’un accord, mais il semble (…) que cette fois-ci ce soit le bon”. La responsable a cependant observé “qu’on n’a pas encore fini l’histoire et en particulier toute la question de l’enrichissement de l’uranium reste à débattre, à convenir et à conclure en forme d’accord, puisque c’était un des ‘buts’ de cette guerre étrange”.

DES DISCUSSIONS PRÉPARATOIRES PRÉVUES À DOHA AVANT LA SIGNATURE

Washington et Téhéran doivent envoyer cette semaine des délégations à Doha pour des discussions préparatoires indirectes en vue de la signature, prévue vendredi à Genève, d’un accord parrainé par le Pakistan et destiné à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.

“Des réunions préparatoires distinctes avec chacune des parties se tiendront cette semaine à Doha, avant la signature officielle en Suisse et le lancement des discussions techniques”, a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, un diplomate proche des discussions. Selon lui, les médiateurs qataris ont quitté Téhéran après “17 heures de négociations intensives”, entamées dimanche et qui ont abouti à un accord.

UNE MISE EN Å’UVRE “RAPIDE ET COMPLÈTE”

“La priorité est désormais” la mise en Å“uvre “rapide et complète” de l’accord “par toutes les parties”, a affirmé de son côté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. “La liberté de navigation doit être rétablie, sans droits de passage, c’est essentiel pour la stabilité régionale et pour l’économie mondiale”, a-t-elle ajouté dans un communiqué. Elle a également appelé à un “cessez-le-feu véritable” au Liban, estimant qu'”il ne peut y avoir de paix au Moyen-Orient tant que le Liban est en flammes”. 

L’UE SALUE UNE “AVANCÉE POTENTIELLE MAJEURE”

Sur X, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas a salué “une avancée potentielle majeure”. “Cet accord pourrait offrir la marge de manÅ“uvre indispensable à la poursuite de négociations approfondies sur le programme nucléaire iranien et d'autres questions cruciales. Une fois mis en Å“uvre, il devrait également contribuer à atténuer la crise énergétique mondiale”, a-t-elle insisté. 

Ce lundi, les ministres des Affaires étrangères de l’UE vont “discuter de la manière dont l’UE peut s’impliquer étroitement dans la prochaine phase”, a-t-elle ajouté, assurant que “l’UE est prête à contribuer à une résolution durable”.

OUVERTURE EN HAUSSE DES BOURSES EUROPÉENNES

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse ce lundi, saluant l’annonce d’un accord au Moyen-Orient qui a ramené les prix du pétrole à leur plus bas niveau depuis mars. Après quelques minutes d’échange, Paris progressait (+1,84%) un peu plus fortement que Francfort (+1,74%). Plus dépendante des cours du pétrole, Londres décollait plus modérément (+0,80%).

UNE BAISSE DES PRIX À LA POMPE “AUSSI RAPIDE” QUE LEUR AUGMENTATION ?

Invitée sur RTL (nouvelle fenêtre), la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a prévenu que les prix à la pompe devront baisser “aussi rapidement” qu’ils avaient augmenté au début de la guerre, si l’accord débouche bien sur la réouverture du détroit d’Ormuz. 

“Si cet accord est mis en place, que le détroit d’Ormuz rouvre dans les plus brefs délais, alors on observera une baisse du cours du Brent et donc du prix du baril”, a expliqué sur RTL la responsable, par ailleurs ministre chargée de l’Énergie. “Les prix à la pompe devront refléter les baisses des cours du Brent”, a-t-elle ajouté, en souhaitant que ces diminutions soient “aussi rapides que les hausses l’ont été” au début du conflit, fin février. 

Se voulant “optimiste” sur la finalisation de l’accord de paix, elle a précisé par ailleurs que le gouvernement maintenait “un dialogue constant avec l’ensemble des distributeurs” car, “derrière, c’est le pouvoir d’achat des Français, donc personne ne peut profiter de cette crise”. 

“NOUS NE SOMMES PAS PARTIE À CET ACCORD”

Le ministre israélien d’extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a critiqué cet accord qui doit mettre fin aux hostilités y compris au Liban, affirmant qu’Israël n’était pas lié par ses termes. “L’accord de Trump ne nous engage pas (…) nous ne sommes pas partie à cet accord. Il ne garantit pas notre sécurité”, a-t-il affirmé sur sa chaîne Telegram, une première réaction d’un responsable israélien à cet accord conclu lundi. 

“Nous ne devons nous contenter de rien qui soit en-deçà du démantèlement du (mouvement islamiste libanais) Hezbollah. Nous ne devons pas nous retirer d’un seul pouce du territoire que nos soldats ont conquis et débarrassé des infrastructures terroristes (au Liban)”, a-t-il exhorté.

“RÉDUIRE LA PRESSION” SUR LES PRIX DES HYDROCARBURES

Jean-Noël Barrot espère aussi que la réouverture du détroit d’Ormuz puisse permettre de “rétablir la liberté de navigation et ainsi réduire la pression qui s’exerce depuis beaucoup trop longtemps maintenant sur les prix des hydrocarbures, (…) sur l’économie mondiale et le pouvoir d’achat des Français”. 

LA MISSION INTERNATIONALE “DÉJÀ PRÊTE”

La mission internationale pour la sécurisation du détroit d’Ormuz, emmenée par Paris et Londres, est “déjà prête”, a par ailleurs assuré le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot. Cette mission “strictement défensive et indépendante des parties au conflit” est préparée depuis des semaines, a-t-il ajouté. Elle est pensée pour être “capable de se déployer rapidement pour accélérer la reprise du trafic”, et sera au menu des discussions du G7, a-t-il encore précisé. 

“DIALOGUE EXIGEANT ET HISTORIQUE”

Dans ce contexte, Jean-Noël Barrot a par ailleurs rappelé que l’Europe avait “accordé 100 millions d’euros pour soutenir les autorités libanaises, les forces armées libanaises”, engagées “dans un dialogue exigeant et lui aussi historique avec les autorités israéliennes”. Une démarche que la France soutient, a-t-il ajouté. 

LA FRANCE DEMANDE “LA FIN DES HOSTILITÉS SUR TOUS LES FRONTS”

 Depuis le Luxembourg, où il participe ce matin à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot est revenu sur l’accord trouvé, dont il se “félicite”. Il “doit permettre la fin des hostilités sur tous les fronts, y compris le Liban, ce qui doit permettre la réouverture du détroit d’Ormuz”, mais aussi le début d’une “négociation globale permettant la restauration de la stabilité et de la sécurité dans la région”, ce qui passe notamment par l’exigence “d’encadrer” le programme nucléaire de l’Iran, a-t-il détaillé. 

Il a aussi exhorté à ce que “le peuple iranien, qui a tant souffert de la répression et de la guerre, puisse construire librement son avenir”. Toutes ces “prochaines étapes” seront “préparées” par les réunions prévues à Évian, où s’ouvre ce lundi le G7, qui rassemble également des pays arabes et du Golfe qui ont été invités par la France. 

“IL VAUT MIEUX DE LA PRUDENCE”

“Il faut que cela permette une réouverture inconditionnelle du détroit d’Ormuz”, qui a eu des “conséquences sur la vie quotidienne” des Français, notamment des hausses de prix à la pompe, un “enjeu très concret”, a expliqué la ministre déléguée française chargée de l'Égalité femmes-hommes Aurore Bergé, invitée de “Bonjour ! La matinale de TF1”. Elle a aussi évoqué un “enjeu de stabilité régionale, singulièrement pour le Liban”. 

“On attend que les éléments soient totalement définitifs et conclus”, notamment le fait qu’il n’y ait “pas de droits de péage”, a-t-elle ajouté. “Il vaut mieux de la prudence sur ces sujets-là, car je crois que les Français attendent qu'il y ait des conséquences très directes et positives pour eux.”

EMMANUEL MACRON INVITÉ DU 13H

Le président français Emmanuel Macron sera d’ailleurs invité du 13H de TF1 : il répondra aux questions de Marie-Sophie Lacarrau depuis Évian. 

LE G7 S’OUVRE À ÉVIAN POUR “VOIR LES CONSÉQUENCES DE CET ACCORD”

En parallèle, le sommet du G7 va débuter ce lundi à Evian, sur les rives du lac Léman, en France. “L’objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran”, a déclaré le président français Emmanuel Macron dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux à son arrivée dans la nuit. “On regardera aussi les voies et moyens de diversifier les routes de l’énergie qui sortent de la région pour sortir de notre dépendance” et donc “les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur nos économies”, a-t-il expliqué.

L’UE PRÊTE À CONTRIBUER À UNE “PAIX DURABLE”

Le président du Conseil de l’UE, Antonio Costa, a salué lundi l’accord, ajoutant que les Européens étaient prêts à contribuer à une “paix durable”. “J’attends avec impatience la fin de cette guerre coûteuse et la pleine restauration de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz”, a-t-il réagi sur X. “Les armes doivent désormais se taire, et les différends en suspens doivent être résolus par des moyens pacifiques, conformément au droit international.”

ISRAËL N’A PAS ENCORE RÉAGI

L’accord doit mettre fin aux combats au Liban, selon Téhéran, ce qui plonge dans l’embarras le gouvernement israélien, qui poursuivait jusqu’alors une offensive massive sur le sud du pays et qui avait même frappé la banlieue sud de Beyrouth dimanche. Aucune réaction officielle n’a été publiée pour l’heure. Israël s’inquiète également des termes précis de l’accord sur le nucléaire iranien. Les explications de notre correspondant sur place, Dror Even Sapir. 

Accord Etats-Unis-Iran : quelle est la réaction d’Israël ?Source : TF1 Info

UNE SIGNATURE PRÉVUE EN SUISSE ?

Le vice-président américain JD Vance a indiqué dimanche à Fox News qu’il prévoyait d’assister à la signature de l’accord conclu avec l’Iran dans quelques jours en Suisse, et ajouté que la présence de Donald Trump était également “possible”. “J’ai bien l’intention d’y être, mais il est possible que le président lui-même soit présent”, a-t-il déclaré à la chaîne de télévision. 

Selon le médiateur pakistanais, cet accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sera officiellement signé à Genève le 19 juin.

WASHINGTON “HUMILIÉ”, SELON LES FORCES ARMÉES IRANIENNES

Dans la nuit, les forces armées iraniennes ont estimé avoir humilié les États-Unis et Israël durant leur guerre contre la République islamique. L’Iran a “imposé sa volonté divine et d’acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L’ennemi n’a d’autre choix que d’accepter la défaite et de se rendre”, a déclaré l’état-major iranien dans un communiqué diffusé par la télévision d’État.

LE SOULAGEMENT DES MARCHÉS

L’annonce a déclenché une chute de plus de 4% des cours du pétrole, qui avaient flambé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février et le blocage du détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures. La Bourse de Tokyo a bondi de plus de 4% et celle de Séoul de plus de 5% lundi matin.

PLUSIEURS PAYS EUROPÉENNS PRÊTS À “LEVER” DES SANCTIONS

Dans un communiqué conjoint, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie se sont déclarés “disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l’Iran concernant son programme nucléaire”.

“AVANCÉE DÉCISIVE”

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a lui salué une “avancée décisive”. “Nous appelons depuis longtemps à une désescalade, et c’est précisément le progrès que nous espérions voir se concrétiser”, a-t-il réagi dans un communiqué. Il a exhorté à “désormais se concentrer sur la mise en Å“uvre intégrale du protocole d’accord afin de garantir la réouverture du détroit et de veiller à ce qu’il reste pleinement et définitivement ouvert, ainsi que sur la finalisation des détails de l’accord sur le nucléaire”. 

LA TURQUIE APPELLE À LA “VIGILANCE” ET AU SANG-FROID

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui appelé, dans un message posté sur le réseau social X, à ne pas raviver les “tensions”. Il a souligné “la nécessité d’éviter toute rhétorique, toute provocation et toute action susceptible d’aggraver les tensions dans la période précédant la signature de l’accord, et de rester vigilant face à d’éventuels actes de sabotage”.

LE QATAR APPORTE SON “SOUTIEN TOTAL”

De son côté, le ministère des Affaires étrangères du Qatar, qui a participé à la médiation, a exprimé dans un communiqué son “soutien total à tous les efforts et initiatives visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales”.

“ÉTAPE CRUCIALE”

Le chef de l’ONU Antonio Guterres a rapidement salué l’accord. “Il s’agit d’une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit”, a souligné le secrétaire général dans un communiqué, remerciant à cette occasion plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan

QUELS DOSSIERS AU CŒUR DES NÉGOCIATIONS ?

Le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n’a pas été rendu public dans l’immédiat. Mais le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi, a énuméré quatre sujets pour les discussions à venir : la levée des sanctions contre l’Iran, la question du nucléaire, la “reconstruction” et “le développement économique” du pays, ainsi que “la mise en place d’un mécanisme de suivi” des engagements pris.

L’agence de presse iranienne Mehr a en outre fait état d’un texte, qui n’a pas été confirmé officiellement, selon lequel l’accord prévoit “le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours”, dont la moitié avant le début des pourparlers.

Dans des déclarations au New York Times, Donald Trump a indiqué de son côté qu’un volet des négociations porte sur l’acceptation par l’Iran d’un moratoire de 20 ans sur l’enrichissement d’uranium, et a laissé entendre qu’un accord pourrait être trouvé pour une durée de 15 ans.

LES DEUX PARTIES CONFIRMENT

L’accord a été annoncé ce lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran. “L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé”, a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social.

“J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!”, s’est-il félicité, ajoutant que cette ouverture interviendra “dès la signature de l’accord vendredi afin de permettre le déminage”.

L’accord prévoit “la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban”, a déclaré de son côté sur la télévision d’Etat le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi. “Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif”, a-t-il précisé. 

MACRON DEMANDE UN CESSEZ-LE-FEU “DURABLE” AU LIBAN

Dans son message publié sur les réseaux sociaux, le président français Emmanuel Macron estime qu’un cessez-le-feu “robuste et durable” est indispensable au Liban. La France “continuera également à apporter son plein soutien aux efforts déterminés des autorités libanaises pour restaurer la souveraineté de l'État, qui est le seul à même d'assurer la stabilité et l’intégrité territoriale du Liban et de répondre aux besoins des populations”, ajoute-t-il. 

“Cet accord ouvre également la voie à une négociation globale au service de la paix et de la sécurité de tous au Moyen-Orient”, estime-t-il par ailleurs, appelant à “répondre aux préoccupations liées aux programmes nucléaire et balistique de l'Iran, ainsi qu'à sa politique de déstabilisation régionale”. 

UN “SOULAGEMENT PRUDENT” CÔTÉ LIBANAIS

Depuis Beyrouth, Arthur Sarradin, correspondant pour TF1/LCI, évoque un “soulagement prudent” du côté libanais, où aucune déclaration officielle n’a encore été faite. 

Accord USA-Washington : LCI à BeyrouthSource : TF1 Info

DÉTROIT D’ORMUZ

La réouverture du détroit d’Ormuz pourrait intervenir dès vendredi à l’issue de la signature de l’accord trouvé entre Téhéran et Washington. On fait le point avec notre envoyée spéciale à Doha.

Accord USA-Iran : LCI à DohaSource : TF1 Info

UN ACCORD ANNONCÉ LE JOUR DE L’ANNIVERSAIRE DE TRUMP

“Le cadeau d’anniversaire que Donald Trump souhaitait le plus”. Depuis Washington, notre correspondante Sonia Dridi fait le point sur cet accord trouvé entre Washington et Téhéran, annoncé le jour des 80 ans du président américain. 

USA-Iran : quels sont les termes de l’accord ? Source : TF1 Info

LE RÉSUMÉ DE LA NUIT

Quels sont les termes de l’accord ? Quand sera-t-il signé ? À quoi peut-on s’attendre pour la réouverture pleine du détroit d’Ormuz ? Éléments de réponse dans la vidéo ci-dessous.

Accord entre l’Iran et les États-Unis : réouverture du détroit d’OrmuzSource : TF1 Info

LE PÉTROLE PLONGE

Les cours du pétrole brut ont plongé lundi de plus de 4%, tandis que les Bourses asiatiques bondissaient en début d’échanges, dans des marchés soulagés par l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.

“JE SALUE L’ACCORD CONCLU”, DIT MACRON

“Cet accord doit permettre la réouverture urgente et inconditionnelle du détroit d'Ormuz, que la mission internationale mise en place avec le Royaume-Uni est prête à accompagner”, a déclaré le président français Emmanuel Macron depuis Évian, sur les rives du lac Léman, où commence aujourd’hui un sommet du G7.

UN ACCORD “FINALISÉ”

Les États-Unis et l’Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.

Cet accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran.

International

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 4 juin 2026.

BONJOUR

Bienvenue dans ce direct consacré à l’actualité de la guerre au Moyen-Orient. Suivez ici, tout au long de la journée, les dernières actualités ainsi que les éclairages de nos spécialistes et envoyés spéciaux. 

La fin de la guerre est actée. Donald Trump a confirmé dimanche 14 juin qu’un accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient avait été “finalisé” avec l’Iran et a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz ainsi que la levée “immédiate” du blocus naval américain.

“L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social quelques minutes après l’annonce du médiateur pakistanais lundi, heure du Pakistan. “J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots !”, a lancé Donald Trump.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif avait annoncé quelques minutes plus tôt sur la plateforme X que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un “accord de paix” mettant immédiatement fin à toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris au Liban. “Maintenant que l’accord est conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine. Ces discussions préalables à la mise en Å“uvre (de l’accord) jetteront les bases des pourparlers techniques et de la cérémonie officielle de signature”, qui se tiendra selon lui à Genève, en Suisse, le 19 juin.

L’Iran confirme un accord, mais…

L’Iran a également confirmé qu’un accord a été trouvé. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi que l’accord avec les Etats-Unis mettait “fin immédiatement à la guerre”. “Premièrement, la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban”, a énuméré à la télévision d’Etat le diplomate, spécialiste des questions juridiques.

Téhéran a estimé sortir vainqueur de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis. “L’ennemi, qui a attaqué pour mener à bien ses desseins malveillants, a vu tous ses objectifs réduits à néant, et la République islamique d’Iran a remporté de grandes victoires dans cette guerre”, a estimé Kazem Gharibabadi à la télévision d’Etat iranienne.

Le président américain Donald Trump préside une réunion du cabinet à la Maison Blanche, le 26 mars 2026.

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Téhéran a toutefois temporisé. Le protocole d’accord conclu dans la nuit de dimanche à lundi entre l’Iran et les Etats-Unis ouvre la voie à des pourparlers d’ici 60 jours en vue d’un accord final, selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères. “Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif”, a déclaré Kazem Gharibabadi, ajoutant que “la méfiance demeurait” envers les Etats-Unis.

La rédaction de TF1info