Home Culture 2026 World Cup. In the United States, an unsuspected football culture

2026 World Cup. In the United States, an unsuspected football culture

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En amont de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis, le journaliste Helmut Kuhn, né à Munich mais tombé amoureux de l’Amérique depuis son premier volontariat dans un journal de New York, publia un livre sobrement intitulé « Fußball in den USA » (Le football aux États-Unis).

On tombait de haut. Dans une vingtaine de chapitres richement illustrés, l’auteur nous présentait une culture du soccer qui ne dominait certes pas les écrans de télé, mais qui, à rebours des stéréotypes, grouillait partout sous la surface.

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Il nous emmenait dans des endroits improbables : dans le « Soccer Hall of Fame » (à Dallas) où l’on conserve le souvenir de la longue histoire du jeu aux États-Unis ; dans le « bordel sans nom » des ligues locales ou régionales, sans structuration ni lien entre elles ; dans les écoles où le soccer était joué avec enthousiasme ; dans les clubs ethniques d’origine juive ou hispanique ; dans l’équipe nationale féminine déjà championne du monde pour la première fois (en 1991) et chez les jeunes filles inspirées par elle ; dans les ghettos des grandes villes où le soccer sert de support pour d’innombrables programmes d’inclusion sociale. Toute une immense communauté, fragmentée certes, mais reliée par la passion pour ce jeu pourtant dédaignée par les grands médias nationaux.

14 millions d’Américains

Helmut Kuhn était optimiste pour son sport de prédilection, malgré les réticences des acteurs puissants d’un marché du sport verrouillé.

Aujourd’hui, 32 ans plus tard, quel bilan tirerait-il ? C’est sûr que le paysage a considérablement évolué. Les ligues, tant au niveau professionnel qu’amateur, sont bien mieux hiérarchisées. À l’université et dans le secondaire, la pratique du soccer a continuellement augmenté pour les filles comme pour les garçons, et la pratique récréative, non-organisée, en plein air ou en salle, a également gagné du terrain, même si son recensement est difficile par définition.

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Selon différentes estimations, tous niveaux confondus, 14 millions d’Américains pratiquent le football de manière régulière. Même à l’échelle d’un pays immense, ce chiffre témoigne d’une culture vivante et dynamique.

Cette chronique est issue d’une collaboration avec la revue Football(s). Histoire, culture, économie, société dont le numéro 8 (mai 2026) fait un « voyage au pays du soccer ». Pour en savoir plus, cliquer ici.