Pour ce premier long-métrage – après plusieurs courts-métrages -, Catherine Cosme a troqué sa casquette de cheffe déco et cheffe costumière pour celle de réalisatrice, “j’adore les tournages de premier film, c’est un endroit passionnant, car on est face à des réalisateurs qui ont à la fois envie de tout faire, mais qui sont aussi dans une extrême fragilité, c’est un endroit où il faut trouver plein de solutions, et moi j’aime bien trouver des solutions, ça crée des cahiers des charges plus difficiles”.Au plateau, Catherine Cosme a dirigé ses acteurs au son de sa voix, “pendant les prises, je les accompagnais sur ce qu’il se passait, sur l’endroit où ils devaient aller, sur ce qu’il se passait exactement au cÅ“ur du personnage ; c’est une coordination mentale, il faut se coordonner avec l’ingé son pour ne pas parler sur ce qu’il va dire, ou ce que va jouer le comédien. Donc il faut à la fois extrêmement bien sentir ce que ressent le personnage, ce que ressent l’acteur et ne pas fragiliser le travail du son. Les comédiens ont adoré être dirigés comme ça, il y a quelque chose de l’ordre de l’oreillette, une pratique que Vimala Pons a elle-même l’habitude d’avoir sur ses spectacles”.
Attachée à raconter des histoires depuis petite, Catherine Cosme embarque le spectateur dans une histoire inspiré de ce qui lui est arrivé avec pour point de départ, la mort d’une mère : “il m’est arrivée toute cette histoire, j’ai perdu ma mère et en même temps, j’ai appris qu’elle avait usurpé mon identité, que j’avais plein de crédits sur le dos. Je faisais rire les gens, mais ils étaient aussi émus par ce qui m’arrivait, par ce que je portais sur les épaules, et je me suis toujours dit que cette histoire était folle”.En racontant cette histoire, c’est un autre rapport mère-fille que montre Catherine Cosme à l’écran : “je trouve que l’on voit trop de rôles de mère et de fille où tout va bien alors qu’en réalité, c’est un rapport bien plus complexe et je voulais être hyper honnête là -dessus et ne pas jouer seulement une Lucile [la fille, ndlr.]who will be super charming, smiling, friendly and I needed to show the complexity of mothers, mine was mired in so many lies that she was necessarily bad in her relationships with me. When I understood what she was really in for, the puzzle was very clear.”
- Bande annonce du film Sauvons les meubles de Catherine CosmeL’avocate maître Angélique Crépin sur Ici Picardie dans “Bienvenue chez vous”, le 28 avril 2025, à propos de la hausse du nombre de dossiers de surendettementMusique de fin : L’argent ne fait pas le bonheur – Les Parisiennes (1966)
- Sauvons les meubles de Catherine Cosme, sort en salle le 6 mai 2026, avec Vimala Pons, Yoann Zimmer, Guilaine Londez, Jean-Luc Piraux, Jane Cosme Van Handehove, Dominique Raymond, Bruno Podalydès





