Après une année record, la production mondiale de maïs devrait encore être abondante lors de la campagne à venir, selon le ministère américain de l’Agriculture. Les Etats-Unis sont le premier producteur mondial, avec environ 30% du marché.
Dans sa mise à jour mensuelle sur l’état de l’offre et la demande dans le monde (rapport Wasde), le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a révisé ses prévisions de production du maïs, et anticipe désormais une production d’un peu plus de 1,3 milliard de tonnes pour le grain jaune en 2026-27, soit 5 millions de tonnes de plus qu’envisagé précédemment.
Les Etats-Unis veulent conforter leur place de premier producteur mondial avec environ 30% du marché, suivis de loin par le Brésil. La récolte 2026-27 deviendrait alors la deuxième plus importante de l’histoire, talonnant celle en cours, pour cette céréale qui consomme beaucoup d’eau lors de sa production en période estivale.
Vers une baisse des prix
Cette hausse de la production se traduirait par une baisse des prix, alors que le marché doit déjà absorber d’importantes réserves mondiales après une moisson supérieure aux attentes en Amérique du Sud. Aux Etats-Unis par exemple, malgré un fort rythme d’exportations, le pays “dispose toujours d’importants stocks de maïs”, a expliqué à l’AFP Dewey Strickler, analyste chez Ag Watch Market Advisors.
À la Bourse de Chicago, le cours du maïs a touché jeudi un plus bas depuis septembre 2025, à 4,12 dollars le boisseau (25 kg). L’USDA a aussi quelque peu modifié ses perspectives pour le blé, s’attendant à une récolte en baisse aux Etats-Unis. Mais ces pertes américaines seront largement compensées par une production plus importante en Russie, Turquie et Ukraine, précise le ministère.
Pour le soja, les ajustements restent à la marge. Les analystes s’attendaient à un rapport Wasde sans surprise majeure, préférant attendre les données sur les surfaces semées publiées plus tard dans le mois.






