Washington impose avril un blocus des ports iraniens, censé empêcher Téhéran d’exporter son pétrole, alors que ces exportations n’avaient pas été affectées depuis le début de la guerre le 28 février.
L’armée américaine a annoncé ce mardi 2 juin avoir mis hors service un pétrolier en tirant sur sa salle des machines pour l’empêcher d’atteindre l’île iranienne de Kharg en violation du blocus décidé par Washington contre les ports iraniens.
L’équipage du Lexie, un navire battant pavillon du Botswana qui naviguait à vide, a “ignoré” les “multiples” mises en garde des forces américaines avant que celles-ci ne tirent un missile pour l’empêcher d’avancer, affirme dans un communiqué sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
L’armée américaine ne précise pas si le tir de missile Hellfire depuis un appareil américain a provoqué ou non des blessés à bord. Après un épisode similaire vendredi, c’est le sixième navire qui est endommagé par les forces armées américaines dans le cadre de son blocus.
Selon le Centcom, 122 navires au total ont été redirigés par les forces américaines pour faire respecter son blocus, mis en place par Washington mi-avril pour répondre au blocage iranien du détroit d’Ormuz.
Avertissement de Téhéran
Ce mercredi, la diplomatie iranienne a condamné “les attaques américaines” contre l pétrolier iranien et sur l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz. Téhéran a aussi pointé “la responsabilité” du Koweït et de Bahreïn dans ces attaques, les deux pays du Golfe ayant déclaré avoir été visés par des tirs iraniens.
Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, un ancien chef des Gardiens de la Révolution, a mis en garde contre “un déluge de missiles et drones” en cas de nouvelle agression américaine.
“À chaque tir et à chaque agression répondra un déluge de missiles et de drones”, a-t-il écrit sur le réseau social X, après des attaques américaines contre un pétrolier iranien et l’île de Qeshm, qui ont fait l’objet de frappes de représailles sur le Koweït et Bahreïn.
Les États-Unis et l’Iran se sont attaqués mutuellement dans la nuit de mardi à mercredi, chacun accusant l’autre de violer un cessez-le-feu toujours plus fragile même si le contact entre les deux parties n’est pas rompu selon Donald Trump.




