Rarement une non-nomination aura autant nourri les conversations. Trois ans après le Mondial 2022, Noël Le Graët revient sur l'épisode qui a précipité sa chute. Et il assume tout.
C'est acté : l'ancien patron de la Fédération n'a jamais envisagé de remplacer Didier Deschamps par Zinédine Zidane. La raison ? Des résultats jugés trop solides pour bousculer le banc. « Mon rôle était de protéger mon sélectionneur », explique-t-il ce mardi à Ouest-France, évoquant une prolongation de quatre ans actée d'un commun accord.
Le verdict, lui, est sans appel : aucun regret. Pas même un soupçon.
Reste « Zizou ». À l'époque, ses mots cinglants — il assurait qu'il n'aurait « même pas pris » l'appel du Ballon d'Or 1998 — avaient mis le feu aux poudres. Aujourd'hui, le ton s'adoucit. Ou plutôt, il se nuance.
Car Le Graët le reconnaît désormais : l'aura mondiale et le palmarès de Zidane imposent naturellement son nom dans toute réflexion sur les Bleus. « Personne ne peut nier qu'il a le profil », conclut-il. En voilà une mise au point qui va faire du bruit dans les vestiaires.







