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Pink berries from Reunion Island soon to be used by major perfume houses? Marie-Rose Séverin fights to promote her culture.

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Longtemps perçue comme une espèce invasive, la baie rose réunionnaise pourrait s’exporter massivement, selon Marie-Rose Séverin. Cette passionnée défend depuis plusieurs années l’idée selon laquelle la culture des baies roses est promise à un bel avenir à La Réunion. Mais les arbustes qui produisent ces petits fruits ne peuvent être cultivés chez nous, en grande quantité.

Écoutez le reportage de Réunion la 1ère :

Une parcelle autorisée pour Marie-Rose

Marie-Rose Séverin vient d'obtenir l'autorisation d'en planter à titre expérimental sur une parcelle. Elle rappelle par ailleurs que le fait de ramasser ces baies permet d'éviter un développement incontrôlé de l'espèce.

“J’ai une dérogation, mais maintenant je suis en train de travailler plus profondément avec la DEAL avec la Daaf pour avoir vraiment une parcelle d’expérimentation pour pouvoir montrer que ça ne va pas aller contaminer tous les alentours parce qu’ils disent que c’est une peste végétale. C’est comme le goyavier, qui est aussi une peste végétale, mais on a réussi à maîtriser cette production, j’aimerais qu’il en soit de même pour la baie rose”, déclare Marie-Rose Séverin.

Les baies roses péï pour des parfums de luxe ?

La présidente de la Caheb fournit de grands groupes de luxe qui utilisent les baies roses réunionnaises dans la conception des parfums. L'attrait des parfumeurs pour ce possible futur or rose péï est grandissant.

« Il y a une demande très forte concernant la parfumerie, par exemple monsieur Jacques Cavalier, le maître parfumeur de Vuitton, voudrait 90 tonnes de baies roses, sans compter les autres parfumeurs comme la Maison DSM Firmenich qui fournit à d’autres parfumeurs. »

Marie-Rose Séverin

“En 2023, on a envoyé entre 100 et 140 tonnes de baies. Imaginez le nombre de pieds de baies roses qu’on envoie en métropole et qui n’envahissent pas notre île ! On a un savoir-faire à La Réunion, nos acheteurs de métropole veulent des produits français, ils ne veulent pas que ça vienne des autres pays de la zone de l’Océan Indien. Je suis fière de pouvoir exporter et apporter notre savoir-faire à ces grands maîtres parfumeurs parce qu’aujourd’hui dans tous les parfums que vous achetez, il y a de la baie rose.”

Ces deux dernières années, les baies roses ont souffert des passages successifs des cyclones, 90 tonnes ont été récoltées l’an dernier.