Le bateau MV Hondius, parti d'Ushuaïa, est devenu le foyer d'un épisode de Hantavirus ayant causé plusieurs morts et contaminations, réveillant immédiatement le souvenir du Diamond Princess. Yves Gaudin souligne que les croisières constituent des lieux propices à la circulation virale puisque “les gens sont bloqués sur le bateau”, ce qui en fait un espace de contamination idéal. Mais il insiste rapidement sur une différence essentielle avec le Covid : le Hantavirus est beaucoup moins transmissible entre humains et malgré le fait que ce soit “sur un virus qui a un taux de létalité très élevé, mais qui n'a pas une transmission interhumaine efficace”, explique-t-il.Le virologue rappelle que les Hantavirus appartiennent à une famille totalement distincte des coronavirus. Ces virus à ARN négatif segmenté nécessitent des mécanismes de réplication plus complexes : “ce ne sont pas les mêmes mécanismes de réplication” et “du point de vue de l'évolution [ils] have no link with coronaviruses”. Yves Gaudin also distinguishes American forms, responsible for serious respiratory syndromes, from European forms such as the Puumala virus, transmitted by voles. If certain treatments partially exist in Europe, “for Hantaviruses which cause respiratory syndromes […] we don’t have any medicine at all.”.
Le Hantavirus reste avant tout une zoonose liée aux rongeurs. La contamination survient principalement dans des lieux souillés par leurs excréments ou leur urine, notamment dans des cabanes inhabitées durant l'hiver. Yves Gaudin rappelle que “globalement, on a toujours un contact avec des rongeurs” et que la transmission interhumaine demeure “extrêmement rare”. Même dans le cas du bateau, il estime probable que les premiers passagers aient été contaminés avant l'embarquement. Pour lui, “la probabilité de faire une pandémie type Covid [est] très très faible”.L'entretien se conclut sur la situation de la recherche française après le Covid. Malgré la pandémie, Yves Gaudin estime que les financements stagnent : “il n'y a pas beaucoup plus d'argent dans la recherche française […] It’s only going down”. Conversely, he highlights China’s massive investments in structural biology and cutting-edge equipment, particularly to understand “comment [les protéines virales] interact with medications”. Behind the media feedback from virologists, he describes French research which continues to function, but with resources considered insufficient.
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