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Le pôle dindustries de défense et spatiales mis sur orbite

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Un centre de référence en matière de technologies de pointe pour la défense, d'aéronautique, de spatial : le projet de « Tech Valley » du pôle d'activités d'Aix-en-Provence est lancé. Ce mercredi, ce nouveau pôle du Paap, qui se veut être « d'envergure nationale » a été présenté dans l'un des amphithéâtres de The Camp. Sur quinze hectares dont 40 000m2 de bureaux et de locaux d'activité, des laboratoires de recherche, des centres de formation « positionnés sur les marchés civils et militaires de l'aéronautique légère », seront installés sur une zone de l'aérodrome d'Aix les Milles, labellisé France 2030.

Un projet d'ampleur

Ici, seront aussi développés l'intelligence artificielle, la cybersécurité, les technologies à « haute valeur stratégique »… « Ce projet, est d'ores et déjà sur le bureau du commissaire européen [aux stratégies industrielles] », précise Jean-François Dubost, président du Paap et ex-adjoint aux finances de la Ville. Le projet, qui se veut d'ampleur, est porté par l'association des entreprises du Pays d'Aix (Paap), Edeis concessions, délégation de service public de l'aérodrome, la sous-préfecture, pôle de compétitivité Safe mais aussi la Ville, et la Semepa, en charge de la réhabilitation d'un site de trois hectares, comprenant un ancien bâtiment de l'État-Major de la région aérienne sud. « Nous sommes en ordre de bataille pour apporter notre pierre à ce bel édifice, rapporte Éric Chevalier, son président et premier adjoint de la Ville. L'objectif, en accord avec l'état et sous l'impulsion de Jean-François Dubost était d'acquérir auprès de l'état des terrains et de concevoir le projet pour permettre l'installation de cette cité [spatiale]. On avance rapidement. »

Justement, où en est ce projet ? Selon Sabine Montiès, directrice des investissements Edeis Concessions, les études de conception sont finalisées. Les premiers travaux pourraient être lancés à la mi-2027.

« La première filière industrielle de la région, c'est l'aéronautique. pointait Jérôme Perrin, directeur général du pôle Safe, qui a mené des études sur les besoins et filières aéronautiques, autour de la future Tech Valley. Depuis le spatial sur l’est de la région et l’aéronautique sir la partie Ouest, avec une concentration forte dans mes Bouches-du-Rhône et sur le territoire de la Métropole. » Installer la Tech Valley à Aix suit donc une logique économique, et vise « une capacité d'accueil » d'emploi de 2 500 personnes ainsi qu'une réserve pour la formation et une pépinière d'entreprises d'environ 5 000m2. Si le projet est économiquement « faisable » selon Jérôme Perrin, ce dernier précise « qu'on n'a pas de grand groupe qui nous dit s'installer sur le site d’Aix-en-Provence. Il va falloir aller convaincre au cas pas cas ». Pour le maire (UDI), Sophie Joissains, ce projet et une aubaine pour « avancer » vers une « économie florissante et d'avenir, qui nous permette dans les années qui viennent d'être les plus performants possibles ». Tout en restant« réservée » sur l'aéronautique :« Nous avons des riverains extrêmement vigilants sur les nuisances sonores. » Autre point de vue sur ce projet, dessiné par le Colonel Guillaume Michel, directeur de cabinet du Général commandant de l'école de l'air et de l'espace, la défense. Et préparer « Les esprits. Non pas pour la guerre, mais pour l'éviter ».