Viktor Gyökeres et Julian Alvarez ont tous les deux inscrit un but sur penalty, mercredi. Tout restera à faire dans une semaine, à Londres.
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Après le match de légende entre le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich, mardi, l’autre demi-finale aller de la Ligue des champions entre l’Atlético de Madrid et Arsenal a logiquement accouché de moins de buts, mercredi 29 avril. Dans la capitale espagnole, le scénario s’est arrêté à une histoire de pénaltys en faveur des deux équipes, sans permettre de dégager un vainqueur (1-1).
Juste avant la pause, Viktor Gyökeres a été le premier à frapper pour les Gunners (44e), avant que Julian Alvarez ne lui réponde peu avant l’heure de jeu (56e). Un troisième penalty avait été désigné par l’arbitre de la rencontre, Danny Makkelie, en faveur des Anglais à la 80e minute pour une faute sur Eberechi Eze, mais celui-ci a finalement été annulé après recours au VAR.
Tout restera donc à faire dans une semaine, mardi 5 mai, lors du retour à Londres. Les deux équipes tenteront de valider leur billet pour la finale de C1, que les Colchoneros cherchent à retrouver depuis 10 ans. Une absence qui monte à 20 ans pour les Gunners, depuis leur finale perdue au Stade de France face au FC Barcelone (2-1), en 2006.
Moins sexy a priori que la finale avant l’heure entre Paris et le Bayern, cet affrontement entre l’Atlético et Arsenal n’a pas surpris dans son déroulé. Les deux équipes, déjà meurtries avec chacun une finale perdue cette saison (0-2 contre Manchester City en finale de la Coupe de la Ligue anglaise pour les Gunners, 2-2 (3-4 aux t.a.b) contre la Real Sociedad en finale de la Coupe du Roi pour les Colchoneros), partagent un bilan assez triste en C1, puisque ce sont les deux formations compilant le plus de matchs dans la compétition (223 pour Arsenal, 190 pour l’Atlético) sans jamais avoir soulevé le trophée.
Dès lors, l’opportunité de les voir rallier la finale et mettre fin à la malédiction constitue une mission presque d’autant plus importante. La première période a été le symbole de cela – et de deux formations en perte de vitesse en cette fin de saison. Ce fut une guerre de territoires, un vrai match tactique où chaque projection vers l'avant était savamment pesée pour ne pas, dans le même temps, perturber l'équilibre défensif. Une partie aux antipodes de celle d'hier, en quelque sorte.
Viktor Gyökeres a eu le mérite de débloquer le score sur un pénalty logique pour une poussette dans la surface (0-1, 44e). Meilleurs dans le premier acte, les Londoniens ont pris la foudre au retour des vestiaires (49e, 52e) mais c’est sur un nouveau pénalty, sur une main de Ben White après une volée de Marcos Llorente, que les joueurs de Mikel Arteta ont craqué, Julian Alvarez ne ratant pas l’offrande pour égaliser (1-1, 56e).
Cette montée en pression des Espagnols dans le second acte a rimé avec celle d’Antoine Griezmann. Le Français de 35 ans a été dans tous les bons coups offensifs ou presque, et il s’en est fallu de peu pour qu’il mette les siens devant au score. Sa tentative de la 52e minute méritait meilleur sort, alors que son ballon était dévié juste devant le but anglais par Gabriel.
Surtout, 10 minutes plus tard, sa frappe dévissée du gauche, qui a terminé sur la barre transversale de David Raya, a fait passer un vent de frisson dans tout le Riyadh Air Metropolitano. Le frisson a été inverse, à la 78e minute, quand tout le stade a retenu son souffle sur un penalty sifflé puis annulé pour une faute sur Eberechi Eze de David Hancko.
“Grizou”, en partance pour Orlando City et la MLS à l’issue de la saison, a été désigné homme du match après le coup de sifflet final, pour sa dernière sortie européenne dans son antre madrilène. Loin d’être un scandale au vu de sa prestation du soir.
La manche retour sera indécise, même si les Gunners auront l’avantage de recevoir dans leur Emirates Stadium. Les Espagnols, de leur côté, devront faire sauter une forteresse : avec 10 victoires et trois nuls, les Londoniens sont toujours invaincus cette saison en Ligue des champions.




