Une perception qui évolue
Alors qu’en pensent les Belges alors que les besoins de financement dans ce secteur de défense sont croissants ? Si l’on en croit le dernier baromètre ING des investisseurs, l’idée semble commencer à faire son chemin. Ainsi, il ressort de cette étude, réalisée chaque mois par la filiale belge du géant bancaire néerlandais, que quatre investisseurs belges sur dix estiment désormais que les fonds durables doivent pouvoir investir dans la défense.
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C’est certes encore une minorité relative mais certainement le signe que la perception évolue sur cette question sensible. “Ce pourcentage est plus élevé chez les hommes (44 %) que chez les femmes (39 %). Chez les investisseuses, la proportion souhaitant exclure les entreprises de défense des fonds durables est également nettement plus élevée que chez les hommes (27 % contre 17 %)”, souligne ING Belgique dans un communiqué.
À la question de savoir si les banques devraient proposer des fonds qui investissent dans des entreprises de défense, 55 % des Belges répondent par l’affirmative. Un chiffre qui atteint 65 % chez les hommes et 43 % chez les femmes.
“Une confiance fortement refroidie”
Mais dans l’étude mensuelle d’ING Belgique, il ressort également que le moral des investisseurs particuliers est plombé par le contexte actuel marqué par les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient et leurs conséquences économiques, énergétiques et financières.
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Le baromètre ING est ainsi tombé en mars dernier à son niveau le plus bas depuis avril de l’année dernière lorsque Trump avait annoncé le début de sa guerre tarifaire qui avait déboussolé les marchés financiers : à 79 points, ce baromètre se situe nettement en deçà du seuil “neutre” des 100 points. “La confiance des investisseurs s’est fortement refroidie en quelques mois”, note encore ING Belgique qui rappelle que son baromètre affichait encore 108 points en janvier dernier.
Aujourd’hui, 53 % des Belges sondés anticipent une détérioration de l’économie belge contre à peine 18 % qui la voit reprendre de la vigueur. Et sur les trois derniers mois, précise encore ING Belgique, seuls 29 % des particuliers sondés disent avoir enregistré un rendement positif, tandis que 40 % ont fait état d’une évolution moins favorable. Bref, le pessimisme reste de mise…
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