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In this Loire

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Laurent Fortin

Publié le 6 mars 2026 à 8h06

Même s’il ne constitue pas une antenne, le groupe du Planning familial de Loire-Atlantique résidant sur le Vignoble nantais, se démène comme tel. Faisant la promotion de ce lieu d’accueil, d’écoute, de prévention et d’orientation des femmes en matière d’éducation à la sexualité, de contraception, d’interruption volontaire de grossesse et multipliant les actions de prévention.

Permanences d’informations régulières à la Récup’Arette à Saint-Lumine-de-Clisson, lien avec la Mission locale du Vignoble nantais pour faire intervenir une des dix conseillères du Département… la petite dizaine de personnes mobilisées pour la cause des femmes organisent aussi des projections au cinéma le Connétable de Clisson.

Ce sera le cas le vendredi 6 mars dans le cadre du mois des femmes. À 20h, ce soir-là, le documentaire “les Premières lunes” signé Mélanie Mélot, sera diffusé. Un moyen-métrage d’une heure qui aborde le sujet des règles.

Ce qui est intéressant, c’est d’observer comment est vécu ce passage selon les sociétés et quels sont les liens mère-fille. Parfois sous forme de célébrations; souvent en se taisant ou le redoutant.

Dominique Duval, membre du planning familial

Si la séance est précédée par un mini-concert des Phœnixiennes, chorale féministe, elle sera aussi suivie par un débat.

À travers les échanges que nous espérons nombreux, l’idée est de tenter de lever le tabou. Du moins continuer de le faire. Plus on parlera du sujet, plus celui-ci sera mieux compris.

La femme d’Aigrefeuille espère remplir la grande salle (280 places) de plus de la moitié de ses sièges, fréquentation qui avait été enregistrée lors de deux précédentes éditions avec les projections de “We are coming,” chronique d’une révolution féministe… long-métrage documentaire de Nina Faure; et de Françoise d’Eaubonne, une épopée écoféministe, documentaire réalisé par Manon Aubel.

“Faire avancer les choses”

Derrière le sujet global, il y a celui des règles douloureuses, voire de l’endométriose, maladie gynécologique inflammatoire et chronique qui touche près de 10% des femmes en âge d’avoir des enfants.

Ce n’est pas encore assez reconnu. Il faut 7 ans pour avoir un vrai diagnostic. Or, en attendant comment on adapte son travail? Les congés menstruels (arrêt de travail pour règles douloureuses), sans perte de salaire, sont une avancée pour peu que la justice ne casse pas les structures qui l’acceptent. Au-delà, de la préservation de la santé, ce dispositif doit permettre de garantir ses droits en matière d’emploi, pour une égalité femmes-hommes. On veut faire avancer les choses.

Dominique Duval

Les six bénévoles mobilisés pour cette soirée distribueront le fascicule du conseil départemental intitulé “A la découverte des règles” qui lui aussi donne des conseils pour effacer “la honte” et “la gêne” qui s’emparent des jeunes filles et adolescentes quand vient l’heure des premières menstruations.

Dans le hall, un stand d’informations sera installé pour également évoquer du sujet en distribuant des “douleuromètres” pour mesurer le mal au moment des règles.

Plus largement, les représentants du Planning familial rappelleront l’importance de leur association.

Il n’y aura jamais assez de praticiens pour parler de santé sexuelle. Pour conseiller, expliquer, préciser… comment est utilisée la pilule du lendemain? Que faire après un rapport non protégé? À qui se confier en cas de violences?

Dominique Duval

Face à cet immense chantier, elles sont quelques-unes comme elles, bénévoles, à prendre leur part.

EXPOSITION ET FILM ÉGALEMENT AU PROGRAMME
Pendant le mois de mars, le cinéma le Connétable se mobilise pour la cause des femmes. Outre la projection du documentaire les Premières lunes, une exposition intitulée “Je te crois” sera installée par Véronique Damart. À travers ses œuvres d’art en broderie spécialement créées pour cet évènement, la Clissonnaise dénonce de façon symbolique le parcours du combattant pour parfois être seulement entendu par les autorités. L’artiste textile et artisane d’art en profitera pour présenter d’autres œuvres du 3 au 22 mars dans le hall.
De même que du 18 au 24 mars, le cinéma projettera la Maison des femmes, film avec Karine Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara et Juliette Armanet qui sortira au début du mois et qui raconte la vie dans une maison des femmes, comme il y a dans les grandes villes en France, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction.

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