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Raw materials, a crucial issue

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Outre ces matières premières traditionnelles, on peut aussi considérer un ensemble de ressources plus large tels que l’uranium, les métaux des terres rares, le lithium, le cobalt et le minerai de fer. Sécuriser l’UE en minerais et terres rares d’ici 2030 semble hors de portéeActions et produits dérivésComment investir dans ce secteur ? “On peut y investir par l’intermédiaire d’actions liées à ces secteurs mais on peut intégrer aussi une stratégie qui permet une exposition basée sur des contrats à terme ou des produits dérivés”, explique Robert Shimell, Portfolio Manager on the Diversified Alternatives Team chez Janus Henderson. “On peut alors construire une stratégie long/short qui permet de se couvrir également contre les baisses. Notre approche offre une exposition à environ 30 contrats à terme sur des matières premières liquides et négociés en Bourse, couvrant un large éventail de marchés de matières premières. Par exemple, le pétrole brut Brent, le gaz naturel, le cuivre, l’or, le blé, le cacao, etc. Ces contrats à terme sont cotés aux États-Unis et au Royaume-Uni.”

On l’a vu récemment, la géopolitique impacte sérieusement ces secteurs vitaux pour l’économie mondiale. Peut-on se prémunir contre ce genre de risques ? Guerre au Moyen-Orient : le FMI abaisse ses prévisions de croissance mondiale pour 2026″La stratégie ne vise pas à prédire ni à prévoir les événements géopolitiques. Elle est plutôt conçue pour s’adapter aux tendances du marché et aux fluctuations de prix pouvant résulter d’évolutions géopolitiques, de perturbations de l’offre ou d’autres chocs. Les produits dérivés long/short permettent au portefeuille d’ajuster son positionnement au fur et à mesure que les tendances se dessinent tandis que la combinaison de contrats à terme et d’actions vise à assurer une résilience en période de tensions géopolitiques accrues et de tensions sur les marchés liés à des événements”, ajoute Robert Shimell. Placements : comment lutter contre la mauvaise influence des biais cognitifsInflation et ESLes matières premières peuvent offrir des avantages en termes de diversification car leurs facteurs de rendement diffèrent souvent de ceux des actions et obligations traditionnelles. Elles peuvent également générer des rendements élevés en période de forte inflation alors que les actions et les obligations peuvent rencontrer des difficultés. Lorsqu’on investit dans des actifs liés aux matières premières, il n’est ni réaliste ni nécessairement avantageux pour les investisseurs d’éviter tout risque ESG.

Dans ce type de secteurs, se pose néanmoins une série de questions d’un point de vue environnemental et social. Comment se prémunir contre ces risques ? “Lorsqu’on investit dans des actifs liés aux matières premières, il n’est ni réaliste ni nécessairement avantageux pour les investisseurs d’éviter tout risque ESG (environnement, social et gouvernance). En tant que gestionnaires d’actifs, notre responsabilité consiste à identifier, évaluer et gérer ces risques, en privilégiant les entreprises qui font preuve de normes plus élevées et d’une amélioration crédible au fil du temps, tout en évitant celles qui accordent peu d’importance aux enjeux ESG. Le cas échéant, nous dialoguons avec les entreprises en reconnaissant que des changements en matière d’ESG nécessitent souvent une gestion active plutôt qu’une simple politique de désinvestissement”, concède Robert Shimell.

Le fonds piloté par ce gestionnaire investit, à titre d’exemples, dans des sociétés comme Anglo American (exploitation minière), Cameco (uranium), Chevron Corp (pétrole et gaz), Deere & Co (agriculture), Ivanhoe Mines (cuivre), Newmont Corp (exploitation aurifère).En se positionnant dans un fonds lié aux matières premières, on est forcément investi dans des secteurs un peu plus controversés d’un point de vue environnemental. À noter que, dans ce genre de placements, un investisseur averti en vaut deux : en se positionnant dans un fonds lié aux matières premières, on est forcément investi dans des secteurs un peu plus controversés d’un point de vue environnemental.À chaque investisseur son style de gestion