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London has become the global capital of start

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Londres reste “l’un des meilleurs endroits au monde pour créer une entreprise”, selon The Economist. La recette magique tient à trois ingrédients : les universités, la diversité, le capital, explique l’hebdomadaire britannique.

Si Londres a produit plus de licornes (des start-up valorisées à plus de 1 milliard de dollars) que Berlin, Paris et Tokyo réunis, c’est parce que les universités britanniques continuent d’attirer les esprits les plus brillants, que le Royaume-Uni reste – malgré le Brexit – la deuxième destination préférée des créateurs d’entreprise européens après les États-Unis et enfin parce que la capitale britannique réussit à capter à elle seule plus de 18 % des investissements mondiaux en capital-risque dans les technologies de pointe.

En matière de création de jeunes pousses, “aucune autre ville au monde”, hors des États-Unis, ne peut rivaliser avec Londres. La preuve : c’est à Londres que les professionnels passés par des licornes de fintech comme Revolut ou Wise ont choisi de fonder à leur tour plus de 230 start-up, soit trois fois plus qu’à Berlin ou à Paris.

C’est aussi à Londres qu’OpenAI a choisi d’installer son premier bureau à l’étranger et que Palantir a décidé d’établir son principal siège hors des États-Unis, rappelle The Economist. Les deux géants de l’intelligence artificielle (IA) entendent bien tirer profit de la forte concentration sur place de spécialistes de l’apprentissage automatique.

Plus de la moitié des start-up britanniques qui enregistrent la croissance la plus rapide ont été fondées par des immigrés. Ce qui permet à l’hebdomadaire d’écrire que la Grande-Bretagne se révèle “étonnamment accueillante pour un pays riche” grâce à ses programmes de visas pour entrepreneurs et aux avantages fiscaux consentis aux investisseurs en phase d’amorçage.

Mais le vent pourrait tourner. L’année dernière, Haz Hubble, un jeune Londonien créateur d’espaces destinés aux start-up, a déménagé à San Francisco. Il explique : “L’IA évolue si vite que si vous n’êtes pas à San Francisco, vous prenez des mois de retard.” À Londres, il lui avait fallu trois ans pour lever 600 000 dollars – “à San Francisco, en six mois, il a levé 1,1 million de dollars”, relève The Economist.

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