« On aimait bien le bleu ciel, mais il était temps de changer », a-t-il ajouté, en référence à la livrée de l'un des deux Air Force One historiques, auquel la Maison Blanche a fait ses adieux jeudi après plus de trente ans de service, « 223 voyages internationaux » dans 96 pays et « 6 millions de miles ». Le nouvel appareil, plus grand et plus pompeux, « va entamer ses vols initiaux de mise en service », a annoncé l'US Air Force dans un communiqué, en vue de son intégration progressive à la flotte présidentielle au cours de l'été. Ces essais doivent permettre de vérifier l'ensemble des capacités nécessaires au transport sécurisé du président.
Enjeux de sécurité et de conformité
Offert par le Qatar et évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, cet appareil a soulevé d'importantes questions éthiques et constitutionnelles, notamment sur les limites encadrant les cadeaux reçus par un président de la part de puissances étrangères. Il a également suscité des interrogations en matière de sécurité, avec l'utilisation de cet appareil appartenant au départ à un gouvernement étranger et destiné à remplir la fonction très sensible d'avion présidentiel.
ALEX WONG / AFP
Les appareils modifiés pour servir d'Air Force One sont réputés être dotés de systèmes de défense sophistiqués, capables de brouiller les radars ennemis et les systèmes de suivi infrarouge. Ils sont également équipés de dispositifs de dispersion de fragments métalliques pour perturber les missiles guidés par radar, et de leurres infrarouges pour aveugler ceux guidés thermiquement.
Une obsession de Donald Trump
« La livraison de cet avion de transition répond à la nécessité de soulager la flotte vieillissante de VC-25A […] jusqu'à la mise en service des futurs Boeing VC-25B », indique le communiqué de l'US Air Force. Le gouvernement américain a commandé à Boeing deux nouveaux 747, mais le programme a connu des retards et des dépassements de coûts.
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