Un accord entre les États-Unis et l’Iran est-il imminent ? Le Président américain Donald Trump affirme qu’il sera signé ce dimanche 14 juin avec la réouverture du détroit d’Ormuz. Mais l’Iran exclut toute signature dans les prochaines 24 heures. À quoi faut-il s’attendre ?
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Malgré un ping-pong de déclarations contradictoires, l’échéance semble se préciser. “La signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran est prévue pour ce dimanche 14 juin 2026 et dès qu’il aura été signé, le détroit d’Ormuz sera ouvert à tous“, a annoncé Donald Trump sur son réseau Truth Social. Quelques heures plus tôt, il n’était pourtant pas question pour l’Iran de signer ce jour-là . “Bien que ce ne soit pas demain, il n’est pas exclu que cela se produise dans les prochains jours, nuançait le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Cependant, en raison de l’instabilité de la partie adverse, il faut être prudent dans toute déclaration concernant ce processus.“
Ce décalage n’avait rien de surprenant. D’après un décompte de CNN, c’est la 39e fois qu’un accord imminent est annoncé avant d’être repoussé. Et cette fois, l’optimisme ne venait pas que des États-Unis, mais aussi du médiateur pakistanais. “Nous sommes plus proches que jamais d’un accord de paix, alors que la finalisation aura probablement lieu dans les prochaines 24 heures, déclarait Shehbaz Sharif, le Premier ministre pakistanais. Le Pakistan se prépare à la signature électronique de l’accord de paix immédiatement après, suivi de discussions techniques la semaine prochaine.“
Autre signe positif, Donald Trump a confirmé sa venue au G7 d’Évian où il rencontrera mardi 16 juin des dirigeants du Moyen-Orient pour parler de l’Iran. Pour le moment, les termes de l’accord sont toujours flous. Il s’agirait d’ailleurs plutôt d’un cessez-le-feu de 60 jours accompagné d’un protocole d’accord, c’est-à -dire des conditions pour mener des négociations. Seule certitude, le texte inclut un cessez-le-feu au Liban où Israël combat le Hezbollah depuis le 2 mars.
Pour le reste, l’Iran et les États-Unis annoncent des versions contradictoires. La République islamique parle de garder le contrôle sur le détroit d’Ormuz, du droit à enrichir son uranium ou encore du dégel de ses avoirs. À l’inverse, Washington parle du démantèlement du programme nucléaire iranien, de la destruction de son uranium enrichi et de la réouverture totale du détroit d’Ormuz.
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