L'annonce a été faite hier soir par le président américain Donald Trump. Selon nos informations, l'accord inclurait la réouverture du détroit d'Ormuz, l'ouverture d'une nouvelle phase de négociation sur le nucléaire, ainsi que le dégel d'actifs iraniens.
« C'est un très bon accord. » C'est ainsi que Donald Trump, rarement avare en superlatifs, a présenté l'accord qui pourrait être conclu prochainement – sauf revirement – entre les États-Unis et l'Iran. Selon lui, il pourrait même être signé par le vice-président JD Vance dès « ce week-end, peut-être en Europe ». Le continent européen « a été régulièrement envisagé ces dernières semaines entre les négociateurs des deux parties », confie un haut diplomate à Paris Match, tout en restant prudent : « Ce n'est pas la première fois qu'on nous dit “ça va signer !†». D'ailleurs, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaeil Baqaei, a déclaré dans la foulée : « Jusqu'à présent, l'Iran n'a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l'accord ». Reste que cela est interprété, en France, comme un « signal fort » envoyé par le président américain, alors que ces derniers jours ont été marqués par une reprise des frappes entre les deux puissances.
De sources diplomatiques concordantes, l'accord inclurait une cessation des hostilités permettant la réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement 25 % du trafic mondial de pétrole. De même, un dégel d'actifs iraniens – à hauteur de 24 milliards de dollars, selon l'agence de presse étatique Mehr News – est envisagé. Quant au volet nucléaire, principal sujet de tensions entre Téhéran et Washington, une période de 60 jours de négociations s'ouvrirait entre les différentes parties après la signature de l'accord. « Des tractations sur le « langage » sont en cours », nous assure le diplomate précité. « Il s'agit d'ajustements entre les uns et les autres. Chacun voulant dire ensuite qu'il a réussi à obtenir le plus possible ». S'il était bel et bien signé, cet accord permettrait de mettre fin à près de quatre mois de conflit, entrecoupés de périodes de cessez-le-feu instables, qui ont profondément déstabilisé les marchés mondiaux. Sa seule perspective a déjà entraîné un recul des cours du pétrole et une progression des Bourses mondiales.




