Les Etats-Unis, deuxième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, viennent de connaître leur deuxième printemps le plus chaud jamais enregistré, après celui de 2012, et font face à une vaste sécheresse, a annoncé lundi une agence américaine de référence.
Entre mars et mai, les Etats-Unis contigus (qui ne comprennent notamment pas l’Alaska ou Hawaï), ont enregistré une température moyenne de 13,2°C, a indiqué l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).
Pour quatre Etats du sud, l’Arizona, le Colorado, le Nouveau-Mexique et le Texas, il s’agissait même du plus chaud printemps jamais recensé en 132 ans de relevés. Les Etats-Unis contigus ont par ailleurs connu entre janvier et mai leur pire sécheresse de début d’année depuis 1988, rapporte la NOAA.
Plus de 50% de territoire en sécheresse début juin
Selon l’agence, plus de 58% de leur territoire se trouvait encore en situation de sécheresse début juin. Dans l’ouest du pays, l’hiver a été particulièrement difficile, 8 des 11 Etats de la région ayant enregistré leur hiver le plus chaud, avec pour conséquence un stock de neige dans les montagnes à un plus bas historique au début du printemps, ce qui inquiète vivement les autorités.
A l’inverse, Hawaï a connu en 2026 son printemps le plus humide jamais recensé en 36 ans de relevés, l’archipel ayant reçu plus du double des précipitations moyennes pour la saison. Quant à l’Alaska, il a connu son printemps le plus froid depuis 2013.





