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Vincent Cavin l'admet, «ça va faire drôle» de suivre une Coupe du monde de football à la télévision. Lors des trois précédentes, au Brésil en 2014, en Russie en 2018, au Qatar en 2022, ce Vaudois d'aujourd'hui 50 ans était dans le staff de l'équipe de Suisse, d'abord comme analyste vidéo, puis comme entraîneur assistant. Le tournoi qui débute la semaine prochaine entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, il aurait aussi dû y prendre part. C'était le plan quand il a accepté le rôle de coach assistant de la sélection américaine. Mais Gregg Berhalter, l'entraîneur qui l'avait recruté, s'est fait licencier.
«Je travaille dans un milieu où l'on ne maîtrise pas tout», sourit-il, dans l'écran de visioconférence, à Chicago, où il œuvre depuis le mois de janvier comme directeur technique du Fire, la franchise locale de Major League Soccer (MLS). Observateur privilégié de la réalité du soccer outre-Atlantique et des différences de cultures sportives qui existent vis-à -vis de l'Europe, il a accepté de s'entretenir longuement avec Le Temps en amont d'un tournoi dont il se réjouit, même s'il regrette son augmentation de 32 à 48 équipes.





