Des sources à Washington avaient évoqué jeudi un cadre d'accord prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu, mais les pourparlers achoppent encore sur plusieurs points. « L'Iran doit accepter qu'il n'aura jamais d'arme nucléaire », a écrit vendredi le président Donald Trump sur son réseau Truth Social. Il a également demandé que le stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran soit « DÉTRUIT ». Vendredi soir, un responsable de la Maison-Blanche a affirmé que « le président Trump ne signera un accord que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites ». En réponse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, a indiqué que « les échanges se poursuivent » avec les États-Unis, mais Téhéran insiste pour aborder le dossier nucléaire ultérieurement, après la signature du protocole d'accord actuellement en discussion.
Ouvrir Ormuz « immédiatement »
Baghaï a par ailleurs défendu « la situation spéciale » du détroit d'Ormuz, en raison de sa localisation dans les eaux territoriales de l'Iran et d'Oman. De ce fait, le député iranien Alireza Salimi a déclaré à l'agence de presse Isna que seuls l'Iran et Oman étaient « habilités à décider » de sa gestion. Pour Trump, le détroit « doit être ouvert immédiatement » et l'Iran doit s'engager à le déminer. Ce samedi encore, dans le cadre de leur blocus, les États-Unis ont neutralisé un navire commercial qui voulait rejoindre un port iranien, indique l'agence américaine Associated Press.
Parmi ses demandes à Washington, l'Iran réclame la fin des combats sur tous les fronts, en particulier au Liban où s'affrontent son allié, le Hezbollah, et Israël. Une trêve est en vigueur depuis le 17 avril mais elle n'est pas respectée.



