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Accord Iran États-Unis : retour à la case départ

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Pendant quelques heures, dans la soirée du vendredi 29 mai, le temps a semblé suspendu. Donald Trump venait d'indiquer sur son réseau Truth Social qu'il allait entrer dans la Situation Room de la présidence américaine, afin de « prendre une décision finale » quant au mémorandum d'accord que les États-Unis et l'Iran doivent signer pour mettre fin à la guerre.

L'annonce d'une réunion dans ce lieu emblématique était d'importance. C'est dans ce complexe de commandement stratégique et sécurisé, situé dans l'aile ouest de la Maison-Blanche, que Barack Obama a assisté en direct à l'assassinat de Ben Laden. Cette fois, conseillers et hauts responsables du pays devaient y retrouver Donald Trump. L'avenir immédiat du Proche-Orient et de l'économie mondiale avait toutes les chances d'être décidé, enfin.

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Le milliardaire l'avait d'ailleurs déclaré : les Iraniens avaient en quelque sorte capitulé en acceptant des concessions majeures, comme l'ouverture du détroit d'Ormuz et la fin de leur programme nucléaire. À Téhéran, pourtant, l'agence de presse officielle Tasnim rapportait que l'affirmation de Trump s'inscrivait dans ses « propos habituels de déclarations unilatérales et égocentriques » et qu'aucun accord n'avait encore été trouvé. Après deux heures de réunion, Donald Trump est sorti de la salle de crise sans rien annoncer.

Samedi 30 mai, lors du dialogue de Shangri-La à Singapour – sommet sur la sécurité en Asie-Pacifique auquel il assistait –, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a même prévenu que Washington avait les moyens militaires de « reprendre » ses frappes contre l'Iran si les « lignes rouges » posées par son pays pour la signature du mémorandum d'accord n'étaient pas satisfaites par Téhéran.