Les États-Unis et l'Iran ont fait « beaucoup de progrès » vers un accord mais Donald Trump n'est pas encore prêt à l'approuver, a assuré jeudi 28 mai le vice-président américain J. D. Vance. Selon des informations dévoilées par le site américain Axios, Washington et Téhéran sont proches d'un cadre d'accord qui prévoit une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril.
Depuis le début du conflit, déclenché par l'offensive israélo-américaine du 28 février, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, menaçant d'attaquer tout navire qui s'y aventurerait. C'est dans ce contexte que les négociations, conduites sous l'égide du Pakistan puis du Qatar, ont abouti à l'ébauche d'un accord structuré en trois phases : la fin de la guerre, le règlement de la crise dans le détroit d'Ormuz, puis l'ouverture d'une fenêtre de négociations plus larges.
Retrait des mines iraniennes
Selon Axios, le texte soumis au président américain prévoit que l'accès au détroit d'Ormuz soit « illimité » pendant la période de soixante jours, ce qui implique que l'Iran retire toutes les mines dans la zone. Le blocus américain des ports iraniens serait levé progressivement au fur et à mesure du rétablissement de la circulation maritime. Téhéran serait par ailleurs autorisé à vendre son pétrole grâce à une suspension des sanctions américaines.
À ce stade, Washington ne propose pas de dégel des avoirs iraniens bloqués au niveau mondial, estimés à 25 milliards de dollars, mais se dit prêt à l'envisager si l'Iran cède son uranium enrichi affirme le New York Times le 24 mai.
Divergences sur le nucléaire
Le cadre d'accord du 28 mai ne règle pas la question du programme nucléaire iranien, mais ouvre la voie à des négociations plus poussées à ce sujet. C'est le point sur lequel les versions américaine et iranienne divergent le plus nettement. Deux responsables américains ont déclaré au New York Times que l'Iran aurait accepté, en principe, de se départir de son stock d'uranium hautement enrichi. Mais une source iranienne de haut rang dément catégoriquement : « La question nucléaire ne fait pas partie de l'accord actuel. »
Le 24 mai dernier, le président iranien Masoud Pezeshkian s'était dit prêt à « rassurer le monde » sur l'absence de visée militaire, mais excluait tout compromis sur « l'honneur et la dignité de l'Iran ». À l'inverse, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait lui posé le démantèlement nucléaire comme condition sine qua non d'un accord. « L'Iran ne possédera pas l'arme nucléaire », a-t-il réaffirmé sur X le 24 mai.
Le 25 mai, Donald Trump a ajouté une exigence supplémentaire en demandant que l'Arabie saoudite, le Qatar et d'autres pays musulmans normalisent leurs relations avec Israël en signant les accords d'Abraham. Mais l'Arabie saoudite conditionne toute normalisation à la création d'un État palestinien souverain, projet auquel s'oppose Israël.





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