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L'Iran et les États-Unis font état de certains progrès dans les négociations

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Le président Donald Trump a indiqué samedi qu’un accord avec l’Iran, prévoyant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, avait été «en grande partie négocié» à la suite d’entretiens téléphoniques avec Israël et d’autres alliés de la région.

«Les derniers aspects et détails de l’accord sont en cours de discussion et seront annoncés sous peu», a déclaré M. Trump sur les réseaux sociaux, sans donner de précisions sur le calendrier.

Il a indiqué s’être entretenu avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de la Turquie, de l’Égypte, de la Jordanie et de Bahreïn, ainsi qu’avec Israël séparément.

Il l’a décrit comme un «protocole d’accord relatif à la paix» qui doit encore être finalisé par les États-Unis, l’Iran et les autres pays ayant participé aux pourparlers de samedi.

Il n'a pas été fait mention du programme nucléaire iranien ni de l'uranium hautement enrichi, sujets que l'Iran a souhaité aborder ultérieurement.

Un optimisme croissant

Les États-Unis et l'Iran étaient sur le point de conclure un accord pour mettre fin à la guerre, a mentionné samedi un responsable régional ayant une connaissance directe des efforts de médiation menés par le Pakistan, après que les États-Unis eurent envisagé une nouvelle série d'attaques contre la République islamique.

Ce responsable, s’exprimant sous couvert d’anonymat pour évoquer des délibérations à huis clos, a averti que des «différends de dernière minute» pourraient faire échouer les efforts. Ce n’est pas la première fois ces dernières semaines qu’un accord est décrit comme imminent.

Il a souligné que l’accord potentiel inclurait une déclaration officielle de fin de guerre, ainsi que deux mois de négociations sur le programme nucléaire iranien. Le détroit d’Ormuz serait rouvert et les États-Unis mettraient fin à leur blocus des ports iraniens.

L’Iran a fait état samedi d’un «rétrécissement des divergences» dans les négociations avec les États-Unis, après que le chef de l’armée pakistanaise a tenu de nouveaux pourparlers à Téhéran.

Tant l'Iran que les États-Unis ont réaffirmé leurs positions fondamentales et mis en garde contre les risques d'une reprise des attaques et d'une rupture du cessez-le-feu.

Un «accord-cadre» en vue de nouvelles négociations

La télévision publique iranienne a cité le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, qui a qualifié le projet d’«accord-cadre».

«Nous voulons que celui-ci inclue les principales questions nécessaires pour mettre fin à la guerre imposée ainsi que d’autres questions d’une importance capitale pour nous. Ensuite, dans un délai raisonnable, compris entre 30 et 60 jours, les détails seront discutés et un accord final sera finalement conclu», a-t-il ajouté.

Il a indiqué que le détroit d'Ormuz figurait parmi les sujets abordés.

Les positions se sont rapprochées ces derniers jours, a précisé M. Baghaei, selon l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

«Au cours de la semaine écoulée, la tendance a été à la réduction des divergences, a-t-il expliqué. Nous devrons attendre de voir ce qui se passera au cours des trois ou quatre prochains jours.»

M. Baghaei a souligné que les questions nucléaires ne faisaient pas partie des négociations actuelles, Téhéran cherchant d'abord à mettre fin à la guerre avant de discuter de son programme nucléaire, qui est depuis longtemps au cœur des tensions internationales.

«À ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban», a affirmé M. Baghaei, ajoutant que la levée des sanctions contre Téhéran «a été explicitement incluse dans le texte et reste notre position inchangée».

Mohammad Bagher Qalibaf, principal négociateur lors des pourparlers historiques en face-à-face avec les États-Unis le mois dernier, a déclaré que l'Iran avait reconstitué ses moyens militaires et que si le président américain Donald Trump reprenait les attaques, le résultat serait «plus écrasant et plus amer» qu'au début de la guerre.

Il s'est exprimé après avoir rencontré le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, a rapporté la télévision publique.

Donald Trump avait déclaré plus tôt qu'il suspendait une frappe militaire contre l'Iran, car des «négociations sérieuses» étaient en cours, et à la demande de ses alliés au Moyen-Orient. Le président américain a fixé à plusieurs reprises des délais à Téhéran, avant de faire marche arrière.

Les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre par des attaques le 28 février, mettant fin prématurément aux pourparlers avec l'Iran. Téhéran a riposté en fermant de facto le détroit d'Ormuz, une voie navigable essentielle pour le pétrole, le gaz naturel et les engrais de la région, provoquant des difficultés économiques mondiales.

Les États-Unis ont ensuite bloqué les ports iraniens, et le Commandement central américain a indiqué samedi que les forces américaines avaient refoulé plus de 100 navires commerciaux et en avaient immobilisé 4 depuis le début du blocus, le 13 avril.

Munir Ahmed, Samy Magdy et Matthew Lee, The Associated Press