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Réputé beau gosse , ce professeur de sport des Mureaux a violé une de ses élèves

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La cour criminelle des Yvelines a condamné, mercredi 10 juin 2026, un professeur de sport pour le viol d'une de ses élèves. Mais également pour agressions sexuelles et corruption de mineur avec circonstance aggravante, via un réseau social.

Au moment des faits, l'homme était âgé de 27 ans et exerçait au lycée François-Villon des Mureaux. La jeune fille était âgée de 16 ans.

L'intégralité des débats s'est déroulée à huis clos. Mais peu ou prou, l'homme a confirmé les explications qu'il avait données aux enquêteurs.

Rien ne laissait supposer que le prof concerné pouvait franchir le Rubicon. Décrit comme un bel homme, jeune et sympa, l'accusé avait la réputation d'être « un professeur impliqué et populaire. » Ces mots sont ceux du proviseur. « Discret, professionnel sympathique, au comportement irréprochable… » Les compliments ne manquaient jamais pour l'encenser.

La partie immergée, mise à jour par les policiers, était d'un tout autre tonneau.

« Je fais ça pour toi, pas pour moi »

Le 23 septembre 2022, le conseiller principal d'éducation fait un signalement au procureur de la République. Une élève, que nous appellerons Sophie, vient de dénoncer plusieurs viols et agressions sexuelles.

En fin d'année 2020, Sophie a été malade. Son professeur de sport la contacte via Instagram pour prendre de ses nouvelles. Quelques mois plus tard, les deux s'engagent dans une discussion plus régulière. Sophie va se rapprocher de son prof, allant le voir régulièrement pendant les intercours, jouant aux cartes puis commençant à lui confier ses difficultés, son manque de confiance.

Et puis un jour. Un jour, l'homme va exiger que l'adolescente le masturbe et pratique une fellation. Face à son refus, il se montre insistant. Elle cède.

Il augmente sa moyenne

Le 16 juin 2021, c'est un acte sexuel complet qu'il va obtenir, dans les toilettes pour personnes handicapées. Le professeur de sport est chauffé à blanc, après des échanges multiples de messages, toujours plus sexualisés et manipulateurs. La victime en témoignera, assurant que l'homme assurait qu'il faisait ça « pour elle et non pour lui dans la mesure où il prenait des risques à le faire. » Ses autres mots étaient d'une pure vulgarité ou flatteurs pour rassurer et donner confiance.

Au total, trois ou quatre faits ont été recensés. L'enquête aura aussi fait ressortir que c'est lui qui avait initié les contacts avec l'adolescente via l'espace numérique de travail. Il ira même jusqu'à augmenter significativement la moyenne de Sophie durant l'année scolaire.

Avouant que son professeur « n'était pas mal », Sophie assurera toujours ne pas avoir désiré les rapports.

Il a peur pour sa carrière

Entendu, l'homme assure pour sa part que l'adolescente était consentante. Il admet également avoir envoyé des vidéos de lui en train de se masturber. Et avoir obtenu des photos d'elle en sous-vêtements.

Lors de son expertise psychiatrique, il expliquera avoir « ressenti un sentiment de puissance et de contrôle après le rapport sexuel. » Il fera aussi état de sa « crainte d'une potentielle révélation et des répercussions sur sa carrière ».

Interrogée, sa compagne va raconter des conflits de couple générés par une tromperie lors d'une soirée, ainsi qu'un flirt avec une de ses collègues lorsqu'il travaillait en hôpital en 2020.

Le prof était aussi celui qui rejoignait ses élèves au McDo pour payer la note suite à un pari perdu. Ou qui participait à une soirée jusqu'au bout de la nuit pour s'endormir à côté d'une jeune fille. Et se réveiller sous les rires des invités qui n'ont pas manqué de faire une photo de la scène.

Ou encore celui qui, sur la plateforme d'échanges anonymes Omegle, discutait avec des jeunes filles. Une, scolarisée en 3e dans l'Oise, en fera les frais. N'ayant aucune restriction d'utilisation de son téléphone par ses parents, elle passait son temps à discuter avec des inconnus sur TikTok et Snapchat. En avril 2021, elle échangera avec le professeur en affirmant avoir 16 ans. Et elle enverra des photos d'elle en sous-vêtements.

Juste avant le procès, l'accusé considérait que ces faits avaient « mis à l'épreuve ses proches et qu'il avait trahi son éthique professionnelle. » Il restait « persuadé que les relations sexuelles avaient été pleinement consenties. »

Il semble qu'il ait fini par reconnaître une forme de contrainte morale pendant l'audience, avec quelques excuses.

Dans cette affaire, le ministère public avait requis 5 années de prison dont 2 avec sursis probatoire.

Incarcéré à la barre

Pour cet homme qui comparaissait libre, l'accusé a finalement écopé de 6 ans de prison avec mandat de dépôt. Un suivi sociojudiciaire a été prononcé, pour une durée de 3 ans. Le tout avec interdiction définitive d'exercer une activité bénévole ou salariée avec des mineurs. Son nom a aussi été porté au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.

Il ne pourra donc plus jamais exercer sa profession. L'Éducation nationale avait pris les devants, prononçant d'avoir une suspension le 27 septembre 2022. Puis une révocation.

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