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Ligue 1 : la folle valse des entraîneurs

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La statistique est folle : ils ne sont plus que 4 entraîneurs de Ligue 1 encore en poste parmi tous ceux qui ont débuté la saison 2025-2026. Il s'agit de Luis Enrique (PSG), Paulo Fonseca (OL), Eric Roy (Brest) et Didier Digard (Le Havre). Et encore, ce dernier arrive en fin de contrat le 30 juin prochain, et est par exemple cité du côté de l'OGC Nice. Nice qui va arrêter la collaboration avec Claude Puel, qui avait lui-même succédé à Franck Haise en cours de saison. La valse des entraîneurs a ainsi pris une tournure inédite en cette drôle d'intersaison.

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Cela a commencé avec les deux clubs directement qualifiés pour la Ligue des Champions, le RC Lens et le LOSC. Normalement, qualifier son équipe en Ligue des Champions donne envie de l'entraîner la saison suivante. Pas pour Pierre Sage, attiré par la Premier League et un salaire conséquent du côté de Crystal Palace, ni pour Bruno Genesio, en désaccord avec la politique sportive et en fin de cycle. Les deux hommes n'auront aucun mal à rebondir vu leurs états de service, et les dossiers sont en cours. On peut quand même regretter qu'en France, conduire son club en Ligue des Champions aboutisse à des envies de départ.

La fin de cycle est une raison souvent évoquée par les coachs pour changer d'écurie. On pense par exemple à Alexandre Dujeux, qui a brillamment maintenu Angers en Ligue 1, ou Carles Martinez Novell, qui a consolidé la place de Toulouse et qui vient d'être nommé dans un club de plus grande envergure, le Bayer Leverkusen. L'autre raison d'une telle valse est bien évidemment les tensions entre l'entraîneur et sa direction. On pense par exemple à Christophe Pélissier du côté d'Auxerre, sacrifié par le propriétaire chinois dans une guerre ouverte avec son directeur sportif David Wantier, ou à Olivier Pantaloni, en froid avec son président Loïc Féry.

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Les dirigeants profitent logiquement de la trêve pour impulser des changements après des saisons décevantes. Ainsi, Habib Beye est poussé dehors par l'OM après une saison interminable et éreintante, et Sébastien Pocognoli n'a pas convaincu sa direction durant les quelques mois en poste. Contrairement à Antoine Kombouaré du côté du Paris FC ou à Gary O' Neil à Strasbourg. Cette instabilité sur les bancs français n'est pas isolée. A l'étranger aussi, beaucoup de têtes sont tombées. Allegri et Conte ont quitté l'AC Milan et le Napoli. En Angleterre, Manchester City, Liverpool, Chelsea, Bournemouth, Crystal Palace, et Fulham ont changé, ou vont changer, de coach, en attendant d'autres clubs éventuels. En Espagne aussi cela bouge, à l'image de Michel parti entraîner l'Ajax Amsterdam, et bien sûr du Real Madrid qui va a priori retrouver José Mourinho. Un entraîneur qui a incarné ce marché si particulier pendant des années.

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