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A 19 ans, Mirra Andreeva remporte Roland-Garros, son premier titre en Grand Chelem, en dominant la révélation Maja Chwalinska en finale

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La Russe, favorite, s’est imposée en deux sets (6-3, 6-2) sur le court Philippe-Chatrier, samedi après-midi.


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A 19 ans, Mirra Andreeva remporte Roland-Garros, son premier titre en Grand Chelem, en dominant la révélation Maja Chwalinska en finale

Mirra Andreeva avec la Coupe Suzanne-Lenglen après la finale de Roland-Garros, le 6 juin 2026. (THOMAS SAMSON / AFP)

Un premier titre Majeur pour la prodigue attendue. Mirra Andreeva a décroché son premier titre en Grand Chelem en s'imposant en finale de Roland-Garros, samedi 6 juin, à Paris. La Russe de 19 ans, tête de série n°8, a logiquement pris le dessus sur la Polonaise Maja Chwalinska 6-3, 6-2, et à peine plus d’une heure de jeu (1h22).

Après une entame équilibrée, marquée par quatre breaks consécutifs, elle a progressivement pris les commandes du match, pour ne plus les lâcher et effectuer un cavalier seul dans le deuxième set, malgré le fort vent.

Sur le court Philippe-Chatrier, elle a signé un match de patronne, plein de maturité, en bref, une performance de vainqueure de Grand-Chelem. Favorite annoncée de cette finale inattendue malgré son jeune âge, Mirra Andreeva a montré, samedi, qu'elle était faite de cette graine de champions qui va chercher les plus grandes victoires dès qu'elle en a l'occasion. 

Pas impressionnée par la pression ou le parterre de VIP venu assister à la finale (au premier rang desquels l'acteur américain Brad Pitt), ni embêtée par le vent qui a, par moments, envoyé des bourrasques de terre battue sur le court, la Russe a maîtrisé cette finale partie sur les chapeaux de roues.

Elle qui a longtemps été pénalisée par ses sautes d'humeur sur le court ne s'est pas laissée déstabiliser par une entame quelque peu déconstruite, au cours de laquelle elle a été capable de breaker d'entrée, avant que trois autres breaks ne suivent des deux côtés du court. À 2-2 et plus de vingt minutes de jeu, aucune joueuse n'avait encore remporté son service, et la finale s'annonçait alors plus ouverte que jamais.

Mais c'est bien Andreeva qui a pris le contrôle du match. Plus entreprenante, elle a poussé la Polonaise à la faute à répétition pour s'offrir deux breaks supplémentaires. Le premier lui a permis de virer en tête à 4-3, le second de s'adjuger le premier set (6-3).

Dans une seconde manche plus à sens unique, elle a fait cavalier seul en tête (11 coups gagnants à deux, et une faute directe de moins) face à une Maja Chwalinska émoussée, qui semblait déjà avoir laissé filer la fin du premier set. Et si elle s'est peut-être laissée gagner par l’émotion, breakée à 5-0 alors qu'elle servait pour le titre après avoir envoyé quelques revers dans le filet, elle a conclu sur sa première balle de match, après un cinglant jeu blanc sur le service de son adversaire.

Mirra Andreeva devient la première joueuse russe à s'imposer sur l'ocre de la Porte d'Auteuil depuis Maria Sharapova en 2014. Elle est également, à 19 ans, la plus jeune joueuse à soulever la Coupe Suzanne-Lenglen depuis Monica Seles, qui avait remporté son troisième titre aux Internationaux de France à 18 ans en 1992. “C'est très spécial pour moi, je regarde Roland-Garros à la télé depuis que je suis toute petite. C'était un grand rêve pour moi de gagner ce tournoi. Je n'arrive pas à croire que je suis en train de tenir ce trophée”, s'est-elle émue sur le podium.

Maja Chwalinska, issue des qualifications et qui disputait sur le court Philippe-Chatrier son 10e match du tournoi, n’a pas poussé le conte de fées jusqu’à la victoire. Alors que son jeu créatif et imprévisible avait jusque-là fait sa force, elle a cette fois connu moins de réussite dans ses variations, et a trouvé moins de longueur et de trajectoires.

Son impressionnante défense l’a maintenue en vie dans une bonne partie de la première manche, et lui a permis une dernière résistance inespérée en fin de match, mais n’a pas suffi. Soutenue par un public presque totalement acquis à sa cause, et qui a même adapté ses chants en son honneur, le fameux “popopo, olé” devenu le temps d'une heure et demie “popopo, Maja”, elle n’est jamais parvenue à inverser la dynamique du match.

Finaliste la moins bien classée à la WTA de l’histoire du tournoi féminin (114e), elle se consolera avec un bond de 93 places au classement – elle sera 21e lundi – et la perspective d’ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière après trois semaines parisiennes dans la lumière.