Si le contexte économique reste tendu pour l'ensemble du mouvement sportif, les indicateurs sont au vert du côté du judo départemental avec une progression certes légère mais continue du nombre de licenciés et plusieurs projets structurants en préparation.
Président du comité depuis plusieurs mois, Antoine Lopez dresse ce samedi le bilan moral, sportif et financier devant les représentants des 23 clubs affiliés. Une assemblée générale qui se veut avant tout “un moment d'échange avec les clubs”, souligne-t-il. Dans un environnement marqué par la baisse des financements publics et des contraintes budgétaires croissantes, le comité a choisi de concentrer son action autour de trois priorités : l'inclusion, la formation et le développement des pratiques.
La première concerne l'ouverture du judo à tous les publics. “Nous avons beaucoup travaillé sur l'inclusion, notamment à travers le para-judo et les actions menées dans le milieu scolaire. L'objectif est que chacun puisse accéder à une pratique adaptée, même sans être licencié dans un club”, précise Antoine Lopez.
Le second axe porte sur la formation des enseignants et des dirigeants. Au-delà du perfectionnement technique, l'accent a été mis cette saison sur la prévention des violences dans le sport. “Nous avons formé l'ensemble de nos professeurs et responsables afin de sécuriser la pratique et de renforcer la prévention. C'est une responsabilité essentielle pour notre discipline comme pour toutes les autres.”
Enfin, le développement reste au cÅ“ur du projet fédéral. Avec plus de 2 300 licenciés, le judo tarn-et-garonnais poursuit sa progression. “Cela fait maintenant quatre ou cinq ans que nous enregistrons une hausse régulière du nombre de licenciés. Dans le contexte actuel, c'est un signal très positif”, se félicite le président. Cette dynamique concerne l'ensemble des catégories d'âge, des plus jeunes pratiquants aux vétérans. Ces derniers continuent d'ailleurs de porter haut les couleurs départementales avec les récents titres de vice-champions du monde obtenus à Paris par Henri Daillière et Thierry Barruet.
Autre dossier important : le nouveau dojo de Montech. Si le transfert officiel du siège social du comité ne sera finalement pas soumis au vote lors de cette assemblée générale, le projet reste d'actualité. “Nous sommes en train de finaliser une convention avec la mairie. Le changement de siège interviendra une fois cette étape administrative terminée.”p Conçu pour répondre aux standards régionaux et nationaux, l'équipement montechois devrait rapidement devenir un lieu majeur du judo départemental. Stages nationaux, opérations “Itinéraire des champions” dédiées notamment au para-judo, voire championnats de France militaires figurent déjà parmi les événements envisagés.
“L'idée est de disposer d'un dojo capable d'accueillir de grands rendez-vous et de donner encore davantage de visibilité au judo dans le département”, conclut le président.




