L’année dernière, le FAMF entrait dans une nouvelle ère. Véritables monuments du club, Claude Cocchi et Fabienne Scanu, emblématiques présidente et secrétaire générale, passaient le relais après avoir Å“uvré durant plus d’une décennie au bon fonctionnement et à la réussite de l’entité marseillaise. Une transition abordée avec sérénité.
La nomination à la présidence de Sam Phors Nov, éducateur et membre du FA Marseille Féminin depuis plus de dix ans, a grandement facilité cette passation de pouvoir. “C’est un garçon patient qui a d’abord accompagné ses filles puis qui a commencé par donner un coup de main, raconte Claude Cocchi. Il a ensuite entraîné une équipe, a été responsable de l’école de foot… Il était la personne la plus à même de prendre le relais”.
Dans la lignée de ses prédécesseures, Sam – avec son équipe dirigeante – entend préserver l’ADN du FAMF tout en poursuivant son développement. Seulement, le néo président est confronté à un problème devenu récurrent : les créneaux d’entraînement. Avec 230 licenciées et 13 équipes de la catégorie baby-foot à la catégorie seniors – dont plusieurs à l’échelon régional – le FAMF ne peut, faute d’infrastructures disponibles, accueillir davantage de joueuses. Et pourtant, la demande est bien présente.
230 licenciées pour 13 équipes
“À l’issue de nos dernières journées portes ouvertes, plus d’une vingtaine de jeunes filles ont manifesté leur volonté de nous rejoindre, raconte le président marseillais. Malheureusement, le manque de créneaux d’entraînement constitue aujourd’hui un véritable frein à notre développement.“
Depuis de nombreuses années, le club sollicite des créneaux supplémentaires afin d’accompagner sa croissance. Une demande qui paraît légitime au regard de l’histoire de l’ancien “Celtic de Beaumont”, fondé en 1970 et reconnu comme l’un des clubs pionniers du football féminin en France.
“Lorsque nous nous déplaçons pour des compétitions ou des événements, nous sommes amenés à découvrir d’autres structures et à faire des comparaisons, poursuit Sam. Récemment encore, lors d’un déplacement dans la vallée du Rhône, nous avons été agréablement surpris par la qualité des infrastructures et les moyens mis à disposition des clubs féminins”.
À l’heure où le développement de la pratique, notamment féminine, est encouragé partout sur le territoire, l’entité historique espère bénéficier des moyens nécessaires pour poursuivre sa progression. Il mériterait des conditions à la hauteur de son histoire, de son projet et de son engagement.




