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Le Racing Perpignan Méditerranée tient sa montée en Régional 3 de football

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Départemental 1. Le Racing Perpignan Méditerranée a validé sa montée en Régional 3 après une saison maîtrisée conclue par un titre devant Cabestany.

Deux ans durant, le Racing Perpignan Méditerranée, né de la fusion entre l'ASPM et le Champ de Mars il y a trois ans, a regardé la porte du niveau régional se refermer devant lui. L'an passé, c'est Elne qui avait décroché le précieux billet. Cette fois, les Perpignanais des co-présidents Boris Boissac, Saïd Kherbache et Mohammed Bouzid, n'ont pas laissé échapper leur chance. Longtemps dans le sillage de Cabestany, l'autre ogre annoncé de la poule, ils ont porté leur attaque décisive à cinq journées du terme lors du choc retour (3-0) avant de filer vers le sacre sans jamais se retourner. Avec un point d'avance au final.
Au cœur de cette ascension, il y a la patte de Victor Torrijos. À 58 ans, l'ancien homme fort de Canet, son « club de cœur où j'ai vécu tant d'émotions aux côtés des présidents Figueroa, DeSouza, Taravel… duquel personne ne m'a mis dehors » où il a consacré plus de deux décennies, a trouvé au RPM une terre fertile pour ses ambitions. Il y a découvert un groupe riche de qualités mais auquel manquaient encore quelques repères et « une exigence quotidienne ». En quelques mois, les contours de l'équipe se sont affinés. Le jeu s'est libéré. Vers l'avant surtout et les offensifs ont pris feu. Avec 92 buts inscrits, dont 36 pour Mehdi Zioui, 22 pour Saïd Ouabbou et 15 pour Mohammed Khalal, les filets adverses ont souvent tremblé sous les assauts perpignanais.

« Je ne vais pas faire mon Guy Roux »
Cette montée est avant tout celle d'un collectif qui était déjà constitué dans les grandes largeurs à son arrivée fin juin. « J'ai seulement ajusté avec les arrivées de Sacha Thibault et Selim Zebidi.Le groupe était vraiment complet et a joué le jeu tout le long du championnat. Et puis je connaissais 90 % de l'effectif pour les avoir eus au pôle jeunes de Canet notamment », apprécie le technicien qui coachait la R1 de Canet l'an dernier encore, épaulé par Kader Belaghi, Sam Toutain et John Benmassouda. Demain, le Racing Perpignan Méditerranée découvrira les joutes régionales aux côtés d'Elne et de l'OCP. Sans révolution ni grand bouleversement. Quelques retouches viendront simplement consolider un édifice déjà robuste. Officiellement, l'objectif reste le maintien. Officieusement, le discours laisse entrevoir d'autres perspectives. Victor Torrijos n'est pas homme à s'enfermer dans un rôle de prudent gestionnaire. « Ne comptez pas sur moi pour faire mon Guy Roux. Si une opportunité se présente, nous viserons la montée ». Car lorsqu'un club a appris à regarder vers les sommets, il devient difficile de lui demander de baisser les yeux. D'autant que les Perpignanais peuvent réaliser le carton plein avec cette lune qui danse devant leurs yeux : la finale de la Coupe du Roussillon le 14 juin face à Claira-St-Laurent (R3) où Victor Torrijos retrouvera bon nombre de ses anciens joueurs (Warroquier, Del Prado, Buxeda, Mahieu, Gambie…).Un trophée qu'il n'a jamais remporté. Et peut-être un second bonheur en quelques semaines.
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