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Football : Le Mans FC nest pas le seul club de la ville qui cartonne, cette équipe fait même mieux…

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Oui, vous ne rêvez pas ! Il existe une équipe de football de la ville préfecture de Sarthe qui performe mieux que Le Mans FC ces dernières années. Si le club phare du département vient d'effectuer deux montées en deux saisons consécutives pour atteindre l'élite du football français, un autre vient d'obtenir une troisième montée en seulement quatre ans : Le Mans Gazélec. Mais comment a-t-il réalisé cet exploit ? Rencontre avec une association qui prône des valeurs humaines.

Une troisième montée en quatre ans pour Le Mans Gazélec

Dimanche 19 avril 2026 : voici une date historique pour Le Mans Gazélec. Sur son terrain synthétique du stade Roger-Déléon, près du cimetière Saint-Georges, il fête une montée en R2. Ce qui n'est pas anodin puisque c'est à la fois une première pour le club, mais aussi une performance inédite puisqu'il était en D2 il y a encore quatre ans.

Pourtant, son président Philippe Basset affirme avoir gravi les échelons « étape par étape, pierre par pierre » à la rédaction d'Actu Le Mans. Le mantra du club, c'est un atmosphère sain. « Ici, il n'y a pas de jalousie. Tout le monde est sur un pied d'égalité. »

On est entre 35 et 40 joueurs à chaque entraînement

Frédéric Voilliot, entraîneur du Mans Gazélec

Rien que sur le plan financier, aucun joueur n'est payé. « Ce sont juste des passionnés qui s'identifient à un projet de jeu et de club », souligne le président.

« Ma priorité, c'est de veiller à ce qu'un joueur soit heureux sur le terrain »

Son leitmotiv, c'est de perpétuer une ambiance familiale. « En tant qu'ancien joueur, je sais ce que peut ressentir un footballeur. Chacun a ses problématiques, que ce soit au niveau de son travail ou de sa famille. Ma priorité, c'est de veiller à ce qu'il soit heureux sur le terrain. »

Parfois, le coach se permet d'appeler les joueurs le midi avant une séance d'entraînement prévue le soir. « J'essaie d'anticiper un potentiel mal-être. On discute de tout sauf de football. Lorsque l'on s'entraîne, on met notre vie de famille entre parenthèses. »

Selon lui, le bien-être d'un joueur lui « permet de se dépenser plus facilement pour le collectif » et « on gagne du temps sur ce que l'on veut mettre en place ».

« Chacun doit enlever sa casquette et dire bonjour »

Le club véhicule également des valeurs à ses 600 licenciés (230 auparavant), notamment grâce à 40 éducateurs formés, deux salariés en CDI et deux alternants en BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport).

Pour venir à l'entraînement, chacun doit enlever sa casquette et venir dire bonjour, c'est une règle de civisme. On demande un état d'esprit irréprochable à nos joueurs.

Frédéric Voilliot

Ces prérogatives sont félicitées par le président. « Il a su fédérer des jeunes autour de lui. »

Des séances d'entraînement préparées en amont : « Sinon, on ne peut pas demander une certaine exigence »

Comme Patrick Videira avec Le Mans FC, Frédéric Voilliot privilégie le 3-5-2. « Mais on s'adapte. Après des blessures, on a dû opter pour un 4-3-3. »

À chaque entraînement, l'entraîneur et son staff « demandent aux joueurs de réfléchir sur ce qu'ils doivent faire ». Pour corriger les potentiels défauts, Le Mans Gazélec dispose d'une caméra pour filmer les matches. « Cet outil vaut mille mots », clame l'entraîneur.

Ainsi, les séances ne sont jamais les mêmes. « L'objectif est que les joueurs se donnent à fond pendant 1 h 15, tout en prenant du plaisir ballon au pied. » Frédéric Voilliot prépare ces entraînements sur son ordinateur : « On ne peut pas demander une certaine exigence si les exercices ne sont pas préparés. »

La saison prochaine en R2 : « Être dans les six premières places serait une bonne chose »

Troisième de R3 la saison dernière, elle vient de remporter le championnat. Un écart se creuse entre l'équipe fanion et la réserve, actuellement en D2. Mais cela reste une opportunité pour former de jeunes joueurs. « En vue de voir s'ils ont le potentiel pour évoluer au niveau régional », explique le coach manceau.

Mis à part les montées successives, le club se construit un palmarès : une coupe du district, ou encore un sixième tour de Coupe de France cette saison.

Désormais, Le Mans Gazélec veut « accrocher le bon wagon » en R2. « Il faut avoir un minimum d'ambition. Être dans les six premières places serait une bonne chose. J'ai confiance en mon groupe pour y parvenir. »

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