En quatre sets et 3h44 de jeu, le Serbe a sorti le jeune Tricolore (74e mondial), au 2e tour mercredi, dans la touffeur du Philippe-Chatrier, où il retrouvera le Brésilien Joao Fonseca.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 2min
/2026/05/27/6a17446287768127297116.jpg)
Le vétéran y croit encore. A 39 ans et cinq jours, Novak Djokovic a disposé de Valentin Royer, 24 ans, en quatre sets (6-3, 6-2, 6-7(7-9), 6-3), mercredi 27 mai. Dans un court Philippe-Chatrier assommé par la chaleur de cette fin mai, le Serbe, malgré un troisième set perdu et une quatrième manche qu’il a eue du mal à conclure, a tenu son rang et rejoint pour la 21e année consécutive le troisième tour du Grand Chelem parisien.
5min
Le scénario semblait se dérouler à la perfection pour le numéro 3 mondial serbe. Parfaitement entré dans la partie sur un jeu blanc, solide dans les deux premiers sets remportés largement, Novak Djokovic a semblé avoir tiré des leçons de son premier tour face à un autre Français, Giovanni Mpetschi Perricard, contre lequel il avait été irrégulier lors des deux premières manches, avant de prendre le contrôle du géant tricolore. Mais une poussière a enrayé la machine et sa victime du jour, Valentin Royer (74e mondial), a pu montrer l’étendue de son mental et de sa palette technique pour arracher un quatrième set au vainqueur du Grand Chelem parisien (2016, 2021 et 2023).
Le joueur tricolore, qui a disputé pour la première fois le deuxième tour de Roland Garros, a en effet enfin libéré ses coups au troisième set, breakant par deux fois la légende serbe avant de le pousser au tie-break pendant lequel il a sauvé une balle de match avant d’empocher la manche, sous les hourras du court central. Si Valentin Royer s’est battu sur chacun des jeux de service du Serbe dans le quatrième set et a tout tenté pour arracher une cinquième manche, Novak reste Djokovic.
Dans une tenue assortie à l’ocre parisienne, le numéro 3 mondial, en vieux roublard des tournois du Grand Chelem, a sorti quelques coups de raquette dont il a le secret comme cet énorme retour pour basculer à 2-1 dans le quatrième set. Il a aussi multiplié les gestes d’agacement, levant les bras au ciel contre le vent et les bruits parasites pour réveiller le Philippe-Chatrier, avant d’emballer les débats pour conclure la rencontre, avec difficulté face à un Français qui a joué crânement sa chance jusqu’au bout.
Contre le Tricolore, qui a passé son enfance dans les Balkans avec ses parents, Novak Djokovic conserve sa série d’invincibilité sur terre battue contre les Français depuis plus de 20 ans et peut toujours rêver d’un 25e titre du Grand Chelem, un record absolu.
/https%3A%2F%2Fassets.webservices.francetelevisions.fr%2Fv1%2Fassets%2Fimages%2Fa6%2Fac%2F67%2Ff2d151f3-7e77-428c-a3c4-365ef6a22ce8.jpg)



