Home Culture ACID: cinema chosen by filmmakers

ACID: cinema chosen by filmmakers

3
0
L’ ou Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion est née au début des années 1990 à partir d’un constat simple : beaucoup de films aimés par leurs pairs ne trouvent pas leur place dans les circuits de diffusion classiques. L’association continue d’Å“uvrer à faire circuler des films peu visibles et à renforcer le lien entre création et publics. Cette année, treize cinéastes ont visionné plusieurs centaines de films pour en programmer neuf. Parmi eux, six premiers longs métrages, et comme chaque année, une attention portée aux films sans distributeurs. Dans la sélection, il y a notamment le documentaire La Détention de Guillaume Massart, la fiction punk Living Twice, Dying Thrice de Karim Lakzadeh, Mauvaise étoile, de Lola Cambourieu et Yann Berlier et le film d’animation Blaise de Dimitri Planchon et Jean-Paul Guige. Avec ces films, que ce soit par l’humour, la fiction ou le sens du détail, les cinéastes montrent les dysfonctionnements qui traversent nos sociétés.

Pauline Ginot, déléguée générale de l’ACID, revient sur l’éclectisme dans la programmation : “C'est une espèce de petit miracle qui se reproduit annuellement, que je n’arrive pas vraiment à expliquer, d’autant que le comité n’est jamais tout à fait le même. On n’a pas une direction unique et pourtant il y a quelque chose qui se dégage au fur à mesure des années à l’ACID qui est extrêmement fort. Je ne peux que saluer une espèce de cohésion d’ensemble qui se fait, une espèce de roue qui avance, que je ne saurai pas vraiment expliquer d’après une mathématique. Après, évidemment, on essaie d’avoir systématiquement une attention documentaire, aller chercher des propositions d’animation, aller chercher des premiers et des seconds longs-métrages. À l’ACID, on est aussi très attentif aux films qui se sont faits avec assez peu d’argent. Alors quand on parle de peu d’argent, les chiffres que je vais donner peuvent faire peur au grand public. Mais on parle souvent de films à moins de 3 millions, ce qui est évidemment des sommes qui sont énormes, de valeur absolue, mais qui, dans le cinéma, pour faire un film, sont en fait des petits budgets. Nous, on va être très attentifs à ces films. […] We are really here to promote the distribution of films that need it. And that’s where, in fact, we’re going to work on these films with smaller budgets, because often, the adequacy between the budget of the film and its future distribution are correlated in France.”