Maxime Gil
Publié le
C'est un crève-cœur. Herbes folles, pelouse aride, coursives à l'abandon… Lorsque l'on pénètre dans le stade des Costières de Nîmes (Gard), on a désormais l'impression de partir en exploration d'Urbex, cette pratique qui consiste à visiter (illégalement) des lieux abandonnés au milieu de nulle part. Ici, au pied de ces tribunes construites entre 1987 et 1989, les souvenirs d'un Nîmes Olympique en Ligue 1 s'entremêlent.
Comment ne pas penser à ce NO-OM de 1992, meilleure affluence enregistrée aux Costières (25 051), à ces derbys contre Montpellier, à la venue du PSG et de ses stars en 2018 ou encore à ce match amical de l'équipe de France contre la Grèce en 1996 ?
De stade à pôle commercial pour finir en spot d'Urbex
Le stade des Costières a été construit pour succéder au vieillot stade Jean-Bouin. Jusqu'en 2022, Nîmes y a connu des heures de gloires et des moments plus douloureux pour, au final, quitter l'enceinte dans un climat cataclysmique à l'époque de Rani Assaf, lui le si décrié ex-président des Crocos qui voulait transformer les Costières en méga pôle commercial et immobilier.
Un projet qui a entraîné le départ de l'équipe dans le provisoire stade des Antonins, afin que l'ancien numéro 2 de chez Free puisse mener à bien son idée. Mais les autorisations ne sont jamais arrivées, un conflit politico-économique s'est alors créé et les Costières n'ont plus été entretenus, pendant que le NO passait de la première à la quatrième division en quatre ans. Un naufrage. Aujourd'hui, voici ce qu'est devenu le stade…
« L'avenir du Nîmes Olympique, c'est aux Costières »
Désormais, l'enceinte, qui peut accueillir un peu moins de 18 000 spectateurs, fait l'objet d'un grand projet de rénovation de la part de la nouvelle municipalité de gauche. Durant la campagne pour les municipales, le sujet fut clivant, certains promouvant sa destruction, quand d'autres militaient pour le réhabiliter. L'ancienne majorité a bien mené quelques travaux de rafraîchissement dans des salles annexes, mais pas de quoi faire revenir le NO dans son antre.
À ce stade, des études sont menées pour évaluer l'ampleur du projet et son coût. Aucun calendrier n'a d'ailleurs encore été fixé. Mais une chose est sûre, de la bouche des élus : « l'avenir du Nîmes Olympique, c'est au stade des Costières. »
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