DÉCRYPTAGE – Le moteur de croissance vient de l'investissement dans la tech, qui surpasse la consommation. Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a donné mercredi soir un signal de hausse des taux pour calmer l'inflation.
La nouvelle n'a pas dû ravir Donald Trump qui ne cesse de réclamer une baisse des taux d'intérêt. Le président américain espérait bien un infléchissement en nommant Kevin Warsh à la tête de la Fed. Or, non seulement la Réserve fédérale a maintenu ses taux lors de sa dernière réunion mercredi soir, mais elle a aussi changé de braquet par rapport à mars, envisageant désormais un relèvement d'ici la fin de l'année. « L'inflation dépasse largement l'objectif de 2 % fixé de longue date par la Fed. Cette situation perdure depuis plus de cinq ans. La hausse persistante des prix pèse lourdement sur les Américains », a déclaré Kevin Warsh pour sa première conférence de presse.
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Cela ne vient pas seulement de l'impact de la guerre dans le Golfe et de la flambée des prix de l'énergie. La croissance américaine reste dynamique, le marché du travail se maintient, à quoi s'ajoute un effet inflationniste lié à l'euphorie boursière sur la tech, portée par le boom de l'intelligence artificielle (IA)…





