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LUS Navy sentraîne avec les marines alliées avant les célébrations du 4 juillet

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Alors que la fête nationale du 4 juillet 2026 va marquer le 250e anniversaire de l'indépendance américaine, un important contingent naval étranger est en visite aux États-Unis en ce mois de juin. Pour les marines alliées, notamment française, il s'agit autant de participer aux festivités que de réaliser un exercice de grande ampleur : FLEETEX 250.

Le 4 juillet 2026 sera un jour particulier. Ce sera bien entendu celui de la fête nationale américaine ou Independence Day. Mais c'est surtout la date anniversaire des 250 ans de la victoire des insurgés américains face à la couronne britannique, un conflit qui aura vu les Américains bénéficier du soutien de pays étrangers, au premier rang desquels le Royaume de France et sa marine dans la bataille de Chesapeake, qui précipita la reddition des Anglais. Il était donc attendu une participation française pour les différentes cérémonies prévues, dont un grand rassemblement naval dénommé Sail 250 dans l'État de Virginie, où se trouve justement la baie de la Chesapeake, là où la flotte du comte de Grasse l’emporta le 5 septembre 1781 sur celle de Thomas Graves. 

 

L’USS Iwo Jima, de type Wasp, est rentré ce mois-ci de son long déploiement dans les Caraïbes. Il va participer aux festivités et à l’exercice naval FLEETEX 250.

 

Alors que la Patrouille de France sillonne la côte Est des États-Unis depuis quelques jours, ce sont des éléments de la Mission Jeanne d'Arc (MJA) qui viennent d'arriver à la base navale de Norfolk. En l'occurrence, la frégate légère furtive Aconit a été la première unité aperçue (le 16 juin) et sera suivie du porte-hélicoptères amphibie (PHA) Dixmude. Le groupe amphibie français profite de sa présence inopinée dans les eaux de l'Atlantique du fait du changement en avril dernier du parcours de la MJA qui devait initialement voyager vers l'Asie. Un tracé remis en cause par la guerre en Iran. Le Dixmude et l’Aconit reviennent du Canada et d’une escale à Saint-Pierre-et-Miquelon où ils ont participé aux festivités marquant les 400 ans de la Marine nationale. 

 

La frégate espagnole Blas de Lezo, vu depuis l’Aconit durant son trajet vers Norfolk.

 

La guerre au Moyen-Orient, tout comme les difficiles relations internationales entretenues par Donald Trump, auraient pu entraver la venue d'unités étrangères pour Sail 250, qui comprend parades en mer et visites au public de différents navires, anciens et modernes, à quai. Toutefois, le contingent international est tout de même conséquent et permet, en plus des festivités de Sail 250, de réaliser un important exercice naval du 16 au 29 juin appelé FLEETEX 250. Ce dernier, sous le commandement de la 2e flotte américaine, comprend la participation de 17 nations alliées et de 31 navires. Un beau déploiement de forces donc, alors que les unités mobilisées au Proche-Orient sont nombreuses et que l'exercice RIMPAC doit bientôt se dérouler à Hawaï, dans l’océan Pacifique. 

 

Des premières manoeuvres amphibies ont déjà eu lieu avec la marine et l’armée de terre espagnoles ainsi qu’un contingent français. 

 

FLEETEX, aussi appelé Fleet Exercise, est divisé en deux phases, la première à quai (16-21 juin) en guise de préparation et de présentation au public, la seconde en mer (22-29 juin) est dédiée à l'exercice militaire. Les marines alliées vont s'entraîner sur l'ensemble du spectre, allant de la lutte antisurface à la défense antiaérienne et à la lutte anti-sous-marine. Un volet amphibie est aussi prévu et de premiers exercices mettant en jeu des troupes de marine françaises et des moyens navals espagnols ont déjà eu lieu. La conclusion de FLEETEX sera l'engagement de deux forces adverses à travers un scénario exigeant donnant une large liberté aux commandants des Task Forces pour plus de réalisme.

 

L’escadre espagnole déployée ce mois-ci aux États-Unis est emmenée par le bâtiment de projection Juan Carlos I.

 

Les frégates espagnoles Reina Sofia et Blas de Lezo ainsi que le ravitailleur Patiño.

 

L'Espagne déploie le Juan Carlos I

Parmi les moyens militaires déployés, on retrouve donc l'Aconit et le Dixmude. Bien que les relations soient tendues depuis des mois entre Madrid et Washington, l'Espagne est fortement présente avec le bâtiment de projection Juan Carlos I accompagné des frégates Blas de Lezo (de type Ãlvaro de Bazán) et Reina Sofía (de type Santa María), du transport de chalands de débarquement Castilla et du pétrolier-ravitailleur Patiño. Les Pays-Bas alignent deux navires, la frégate Van Amstel (type M) et le bâtiment logistique polyvalent Den Helder. Le reste des moyens alliés se compose des frégates belge Leopold I (type M), brésilienne União (type Niterói), canadienne HMCS St. John's (classe Halifax), danoise Iver Huitfeldt (classe éponyme), allemande Sachsen (F124), marocaine Mohammed VI (FREMM), norvégienne Fridtjof Nansen (classe éponyme) et turque Oruçreis (classe Barbaros). À cela s'ajoutent le patrouilleur sénégalais Niani (l’un des trois récents OPV58S construits en France par Piriou), le ravitailleur péruvien Tacna et le bâtiment de débarquement de chars mexicain Papaloapan. Le Royaume-Uni, la Côte d'Ivoire et Chypre sont également annoncés sans détail de leurs moyens engagés.

 

Troupes de marine espagnoles débarquant près de Camp Lejeune, l’une des principales bases des Marines américains.

 

Les États-Unis sont évidemment de la partie avec au moins le groupe amphibie de l'USS Iwo Jima (LHD-7), de retour de son déploiement dans les Caraïbes. Un nouveau dispositif a été mis en place en remplacement de ce navire de type Wasp. La présence d'autres navires est probable, notamment des destroyers de type Arleigh Burke, mais leur nombre n'a pas été confirmé. Des éléments du groupe aéronaval du porte-avions USS Gerald R. Ford, de retour d’une très longue et difficile mission au Moyen-Orient, pourraient participer à l’exercice. 

Une fois FLEETEX terminée, l’US Navy précise que plusieurs unités se rendront à New York pour les festivités du 4 juillet où elles seront notamment rejointes par des navires à voile. 

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

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