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À Évian, les dirigeants du G7, dont Donald Trump, apportent leur soutien à lUkraine

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“Le G7 uni pour soutenir l'Ukraine, mission accomplie pour Macronâ€, s'exclame Le Soir. À l'issue de la deuxième journée d'un sommet à Évian (en Haute-Savoie) en présence du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, les dirigeants de sept des pays les plus industrialisées de la planète, dont le président américain, Donald Trump, ont approuvé une déclaration commune dans laquelle ils s'engagent à renforcer le soutien militaire à Kiev et à durcir les sanctions contre la Russie.

“Nous, les dirigeants du G7, sommes unis dans notre soutien indéfectible à l'Ukraine pour la défense de sa liberté, de sa souveraineté et de son intégrité territorialeâ€, ont-ils déclaré dans un communiqué publié peu après minuit le mercredi 17 juin, rapporte Politico Europe. Les dirigeants du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) “s'engagent à accroître la pression sur l'économie de guerre russe†et à “renforcer les sanctions, notamment celles visant les secteurs du pétrole et du gazâ€, ont-ils ajouté.

Politico Europe observe, dans un autre article, “les gestes d'ouverture†du président américain, qui “ont redonné de l'optimisme†aux dirigeants de l'Union européenne, au deuxième jour de la rencontre. Et ce d'autant plus que ces derniers “s'attendaientâ€, à leur arrivée en France, “à un bras de fer†avec le locataire de la Maison-Blanche “au sujet de l'Iran et de la guerre en Ukraineâ€.

“Les discussions que nous avons eues entre nous et avec le président américain – tant lors de réunions officielles que lors de rencontres informelles en marge de ces réunions – me donnent un certain sentiment d'optimismeâ€, a déclaré à la presse, mardi, le chancelier allemand, Friedrich Merz, qui n'avait pas adressé la parole à Donald Trump pendant des semaines après ses critiques sur la guerre en Iran.

“Amour conditionnelâ€

“Tour à tour souriant et réservé, le président américain a pris les participants au dépourvu en annonçant, après un entretien de soixante-dix minutes avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et d'autres dirigeants, que les États-Unis allaient réimposer des sanctions au secteur pétrolier russeâ€, rapporte le média.

“La Russie doit conclure un accordâ€, a déclaré le président américain.

Le Soir rappelle que, avant le sommet, l'Élysée s'était fixé pour objectif que les pays poursuivent le soutien opérationnel, financier et militaire à l'Ukraine, “chacun selon ses moyensâ€. “La présidence française disait souhaiter que les États-Unis continuent à tout le moins à prendre leur part, autrement dit, qu'ils ne se désengagent pas davantage. Mission accomplieâ€, salue le journal belge.

Mais ce “rameau d'olivier†tendu à l'Ukraine lors du G7 “a toutefois un prixâ€, commente Politico, qualifiant cet “amour†de “conditionnelâ€, “comme toujours avec l'auteur de The Art of the Dealâ€.

L'occupant du Bureau ovale aurait fait pression sur les autres participants au G7 pour qu'ils soutiennent son accord avec l'Iran et proposent leur aide pour le déminage du détroit d'Ormuz avant que le vice-président J. D. Vance n'atterrisse à Genève pour finaliser l'accord de cessez-le-feu avec Téhéran, selon deux diplomates de haut rang interrogés par Politico, qui évoque “le caractère transactionnel d'un apparent échange ‘Ukraine contre Iran'â€.

“Offensive de charmeâ€

Cependant, pour Politico Europe, l'issue “positive†des discussions qui ont eu lieu mardi à l'Hôtel Royal, qui surplombe le lac Léman, “tient en grande partie aux efforts déployés par les dirigeants du G7 pour séduire†Donald Trump.

Le président français, Emmanuel Macron, a convaincu le président américain de prolonger son séjour en l'invitant à dîner au château de Versailles. “Versailles, ce n'est pas du placage à l'or. Versailles, c'est du vrai de vraiâ€, s'est extasié le milliardaire. L'Allemand Friedrich Merz a, lui, offert à Donald Trump un maillot de football personnalisé, floqué d'un “47†dans le dos, que le 47e président des États-Unis a accepté en souriant.

“Après une rupture amère, les dirigeants européens se montrent conciliants envers Trumpâ€, observe également The New York Times. Le journal américain fait état d'un “ton adouciâ€, mardi, après l'accord-cadre de paix trouvé dimanche avec l'Iran et “l'espoir d'une coopération avec l'Ukraineâ€.

“Cette offensive de charme avait un objectif politique : maintenir fermement Trump dans le camp des puissances occidentales, avant un sommet crucial de l'Otan qui se tiendra le mois prochain à Ankara, la capitale turqueâ€, décrypte encore Politico Europe.

Le Temps se montre toutefois dubitatif. “Donald Trump semble s'engager pour l'Ukraine, mais au vu de ses innombrables volte-faces le doute est permis.†Un scepticisme partagé par le New York Times. “Aussi courtois que fussent les échanges entre M. Trump et les Européens, rien n'indiquait vraiment qu'ils aient fait évoluer l'opinion du président quant à son implication dans un accord visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.â€