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Les Bleus, aimant à audiences

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L'étude TGI France de Kantar Media dresse le portrait d'un public XXL et hyper-réceptif : 21,7 millions de Français se déclarent intéressés par l'équipe de France de football, et près de 20 millions suivent également les grandes compétitions internationales. Une audience massive, majoritairement masculine mais loin d'être uniforme, et surtout activable sur tous les leviers marketing.

Quarante pour cent des Français suivent les Bleus, soit 21,7 millions de personnes selon les données TGI France 2026R1 dévoilées le 9 juin par Kantar Media. Parmi eux, environ 20 millions élargissent leur intérêt aux grandes compétitions internationales, Coupe du monde et Euro en tête. L'institut d'études, référence du ciblage marketing en France, a croisé usages, attitudes et comportements de cette cible pour en dresser un profil précis, à quelques mois du Mondial.

Les Bleus, aimant à audiences

Sans surprise, l'univers reste majoritairement masculin : 67% de ces supporters sont des hommes, soit un indice de 139 par rapport à la population générale. Mais les femmes pèsent 33% de cette cible, soit environ 6,5 millions de Françaises engagées. Un volume que Kantar Media qualifie de loin d'être anecdotique, et qu'elle considère encore sous-exploité dans les stratégies de communication des marques, qui y voient une opportunité réelle de différenciation.

Le football comme rituel collectif et festif

Ce qui distingue ce public, selon l'étude, c'est avant tout la dimension émotionnelle et collective de leur rapport au sport. 54% de ces fans déclarent que le sport est le spectacle qui leur procure le plus d'émotions, et 51% affirment aimer regarder les retransmissions sportives avec des amis. Le match devient ainsi un rituel social autant qu'un contenu médiatique. 66% estiment par ailleurs qu'il est facile de parler de sport avec des inconnus, signe que le football fonctionne comme un langage commun, capable de créer du lien social de manière quasi instantanée.

Le domicile reste le point d'ancrage principal du visionnage, avec 84% des fans qui regardent les matchs chez eux. Mais les pratiques collectives sont nettement surreprésentées : 34% regardent également chez des amis ou en famille (indice 175), et ces supporters surindexent fortement sur le visionnage en bars et pubs (indice 183) ainsi qu'en fan zones (indice 186). Cette tendance se retrouve dans les attitudes déclarées : ces amateurs de football international affichent une appétence marquée pour la fête et la sociabilité, valorisant les sorties entre amis davantage que la moyenne des Français.

Les grandes compétitions modifient aussi nettement les comportements de consommation. Les occasions de boire en regardant le sport profitent en particulier aux alcools bruns (indice 199), au vin (indice 180), aux cocktails (indice 176) ainsi qu'à la bière et au cidre (indice 177). Ces supporters se montrent également curieux, avec une propension supérieure à tester de nouvelles boissons (indice 122). Côté snacking, en revanche, les écarts sont plus modestes : le fromage apéritif (indice 114) se démarque légèrement, tandis que chips et fruits secs salés restent proches de la moyenne nationale.

Au-delà du visionnage, ces fans pratiquent activement le sport : 51% déclarent faire du sport, et le football arrive en tête de leurs pratiques avec un indice de 241. Leur engagement se prolonge dans le jeu vidéo, avec un indice de 220 sur l'achat de jeux vidéo de sport, et dans le suivi de l'eSport, à l'indice 170. L'étude relève également que 58% de ces supporters ont joué à un jeu d'argent au cours des douze derniers mois, soit un indice de 122 par rapport à la moyenne nationale, confirmant que le football peut devenir un véritable accélérateur d'engagement, au-delà du seul spectacle.

Une audience très réceptive aux activations de marque

Sur le plan marketing, l'étude confirme que cette cible surindexe sur l'ensemble des leviers testés. Le sponsoring sportif domine très largement avec un indice de 224, loin devant les dispositifs expérientiels comme le point de vente (143), les opérations promotionnelles (142) ou l'événementiel (142). Ces supporters se montrent également très sensibles aux messages contextualisés et géolocalisés : un indice de 149 pour les messages reçus sur mobile à proximité d'une affiche, et 144 à proximité d'un magasin.

Contrairement à certaines idées reçues sur le rejet de la publicité, 28% de ces fans déclarent l'aimer, soit un indice de 148, à condition qu'elle reste divertissante (indice 116). L'appétence pour les contenus liés aux célébrités, avec un indice de 130, souligne enfin l'intérêt de figures d'incarnation, joueurs, influenceurs ou ambassadeurs, dans les prises de parole des marques.

AJ

L'indice (base 100 = population française totale) mesure la surreprésentation d'un comportement dans la cible étudiée par rapport à l'ensemble des Français. Un indice de 100 signifie que la cible se comporte exactement comme la moyenne nationale. Au-dessus de 100, le comportement est surreprésenté dans la cible ; en dessous, il est sous-représenté.

Par exemple, un indice de 224 sur le sponsoring sportif signifie que les supporters des Bleus sont 2,24 fois plus susceptibles d'être sensibles au sponsoring sportif que l'ensemble des Français. Un indice de 139 sur la part d'hommes signifie que les hommes sont surreprésentés de 39% dans cette cible par rapport à leur poids dans la population générale.

Source : TGI France 2026 R1

Cible : Français de 15 ans et + déclarant être intéressés par l'équipe de France de football et par les grandes compétitions internationales

Indice 100 = total population française