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France-Sénégal : les Bleus abordent la Coupe du Monde avec humilité et sérénité, assure Philippe Diallo, le patron du football français

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“On est ambitieux”, assure le président de la Fédération française de football, qui assure que les Bleus rêvent bien d'une troisième étoile.


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France-Sénégal : les Bleus abordent la Coupe du Monde avec humilité et sérénité, assure Philippe Diallo, le patron du football français

Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF), le 27 mars 2026. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

“Dans les têtes, tout le monde a une étoile”, assure mardi 16 juin sur France Inter Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF), à quelques heures de l'entrée en lice de l'équipe de France en Coupe du monde face au Sénégal, à 21 heures. Si l'objectif affiché est d'atteindre au minimum le dernier carré, le rêve d'une troisième étoile reste bien présent chez les Bleus. “On est ambitieux”, souligne le patron du football français.

Pour autant, l'équipe de France, qui “regorge de talents”, aborde la compétition “avec d'abord de l'humilité”. Il met en garde : “Lorsqu'on n'est pas assez humble en sport, on le paie souvent. C'est la sérénité qui domine, avec aussi une forme d'impatience à mesure que l'échéance se rapproche”, poursuit-il. Tout le monde a envie d'entrer dans cette Coupe du monde.”

Philippe Diallo est également revenu sur les négociations autour des primes des joueurs, conclues après plusieurs jours de discussions. “J'ai vu ici ou là qu'on parlait de crispations ou de tensions, mais c'est complètement faux. Cela s'est déroulé très sereinement, très rapidement et dans un esprit d'intérêt général pour la performance sportive de l'équipe de France”, pointe-t-il. Le président de la FFF ne juge pas excessives les aspirations financières des joueurs : “Ce sont des professionnels. Ce sont eux qui jouent, que les gens admirent et qui vont chercher les titres. Il faut trouver les bons équilibres”.

Par ailleurs, il souligne le coût élevé de la compétition, organisée aux États-Unis, évoquant une Coupe du monde “très chère”. Il a aussi critiqué la FIFA, qui “n'a peut-être pas été suffisamment généreuse avec les équipes participantes”. Selon lui, “cette équation rend la compétition, d'un point de vue économique, plus complexe qu'on aurait pu le penser initialement”.

Enfin, interrogé sur l'avenir du sélectionneur Didier Deschamps, qui quittera son poste après le Mondial, et sur le possible arrivée de Zinedine Zidane à la tête des Bleus, Philippe Diallo est resté prudent. “Qu'il soit avec les Bleus par la pensée, je ne peux pas en douter”, réagit-il, sans confirmer sa nomination. “La suite sera connue après la Coupe du monde. Il faut protéger le travail de Didier Deschamps et la sérénité du groupe. Cela n'apporterait rien d'aller plus loin à ce stade. Chaque chose en son temps. Aujourd'hui, nous jouons une Coupe du monde avec ambition pour aller chercher une troisième étoile”, conclut-il.